Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

jeudi 17 avril 2008

Autopub !

Dans_le_cafe_de_la_jeunesse_perdue

Le dernier Modiano ?! Je l'ai lu, et je vous en propose ma critique sur Miss Alfie, Croqueuse de livres !

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jeudi 7 février 2008

Toi...

" A l'intérieur du jonc il a fait graver "Toi". Juste ce mot, qu'il utilise souvent pour s'adreser à Peggy - "Bonjour, Toi", "Au revoir, Toi", a-t-il coutume de lui dire pour la saluer, ou "Allo, Toi ?" quand il lui téléphone. Toi, apostrophe réservée uniquement à Peggy, pronom personnel saturé de désir et chargé d'une grandeur qui n'exclut pas cependant une part de dérision à l'égard de lui-même, Magnus, de moquant de sa propre allégresse amoureuse. "

Sylvie Germain, Magnus, p. 204, édition Folio, 2007.

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lundi 4 février 2008

Ecrire, parler, partager

Ciel bleu au départ de Rennes. Soleil dans les yeux, un air de printemps.
Filer le long de la bande noire qui s'étire dans la campagne, bifurquer et rejoindre une petite route en creux et bosses.
Dans le coffre de la voiture, le sac à dos avec le rechange pour la nuit, un duvet, des livres, des cahiers, et de quoi boire et manger.

A l'arrivée, une Vilaine bouillonnante qui assourdit, un soleil éclatant qui éblouit, un gîte frissonnant qui engourdit.
Prendre ses marques. Songer aux camélias de mamie en voyant le bouquet sur la table.
Écouter, encore et encore. Parler. Penser. Écrire. Voir. Dire. Sentir. Exprimer.

Parler de soi, des autres, de la vie, de livres. Évoquer la complexité des mots. Chercher comment dire l'indicible, comment dire quand on ne trouve pas le mot juste.
Appréhender la consigne, ne pas se sentir à la hauteur. Virginia Woolf, une référence, une écrivain particulière. Un style à comprendre, à imiter. Rentrer dans un mode de pensée, dans une manière d'écrire, et refaire.
Tenter de créer une atmosphère, de l'eau, des sons, des sensations, des papillons qui entraînent d'une idée à l'autre.

Partager. Encore et encore.
Partager nos créations. Partager nos coups de coeur littéraires. Partager des rires. Partager un verre de vin. Partager des angoisses. Partager des peines. Partager des espoirs. Se partager, s'ouvrir et se dévoiler.
Au hasard d'une bûche qui tombe dans l'âtre. Au hasard d'une alarme incendie intempestive. Au hasard d'une cigarette dans le froid. Au hasard d'un café sur la table en bois.

24 heures dans une bulle.
24 heures avec des mots.
24 heures avec de l'encre noire sur les doigts et sur les feuilles du cahier neuf.
24 heures pour se vider et retrouver le tourbillon infernal du quotidien.

Texte © Miss Alfie 2008

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mardi 4 décembre 2007

Le rapport de Brodeck

Le_rapport_de_Brodeck

Retrouvez cette critique sur Miss Alfie, Croqueuse de livres !

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mardi 20 novembre 2007

44 Scotland Street

44_Scotland_Street

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de Ralph's Party. Cette fois-ci, je reviens avec un autre roman "d'immeuble", une autre chronique de la vie ordinaire, mais cette fois à Edimbourg. Dans 44 Scotland Street, roman publié à l'origine en feuilleton quotidien dans The Scotsman, un journal écossais, Alexander McCall Smith retrace la vie des habitants d'un immeuble dont les destins se croisent autour de la cage d'escalier.

Il y a tout d'abord Pat, jeune Edimbourgeoise d'une vingtaine d'année, en deuxième année sabbatique, qui semble un peu paumée au début du roman. Pat va emménager en collocation avec Bruce dans un appartement que ce dernier partage avec deux autres personnes qui sont juste mentionnées mais que l'on ne verra pas au cours de l'histoire.
Professionnellement, Pat se cherche et semble se trouver dans une galerie où elle effectue quelques menues tâches sous la houlette de Matthew, jeune fils à papa peu sûr de lui dont la dernière envie a été d'ouvrir une galerie d'art pour faire plaisir à son père.
Bruce, quant à lui, quand il ne drague pas les jeunes femmes du coin, travaille en tant qu'expert immobilier pour Gordon et Reaburn Todd.
Sur le même palier qu'eux, habite Domenica Macdonald, une vieille femme célibataire un peu excentrique roulant dans une grosse Mercedes, au grand dam d'Irene, sa voisine d'en dessous, mère du génial Bertie, prodige de cinq ans jouant du saxophone et parlant couramment italien, élevé à coup de théorie kleinienne.

Présenté ainsi, le chassé-croisé de tous ces personnages, mais aussi de personnages secondaires que je ne présenterai pas ici pour vous laisser le plaisir de les découvrir au fil de la lecture, peut paraître un peu compliqué, mais ce n'est sincèrement qu'une impression, sans doute dû à ma présentation un peu brouillonne ! En effet, Alexander McCall Smith réussit à nous entraîner dans le sillage de ses personnages sans que l'on se sente perdu et nous les dépend avec des traits de caractères tellement particulier que l'on ne peut que se retrouver dans son récit. Bien évidemment, derrière tout cela se cache une intrigue centralisée autour d'un tableau découvert dans la réserve de la galerie d'art, un tableau qui pourrait bien faire la fortune de Pat et de Matthew.

En plus de l'intérêt de l'histoire, ce roman-feuilleton est très intéressant d'un point de vue narratif et stylistique puisqu'il a été publié à l'origine en épisodes. Ainsi, chaque chapitre ne dépasse guère les quatre pages et propose un nouveau rebondissement ou un changement de personnage très régulièrement pour ne pas lasser le lecteur. Sur ce point, je n'invente rien, Alexander McCall Smith l'expliquant dans la préface du roman, et citant par ailleurs Les Chroniques de San Francisco d'Amistead Maupin qui sont nées du même procédé, celui du feuilleton.

Premier paragraphe

"1. Il y a des trucs qui se passent...

Debout devant la porte, au pied de l'escalier, Pat lu tous les noms inscrits sur l'interphone : Syme, Mcdonald, Pollock..., avant de repérer celui qu'elle cherchait : Anderson. Il devait s'agir de Bruce Anderson, l'expert immobilier, qu'elle avait eu au téléphone. C'était lui qui collectait les loyers, avait-il expliqué, et réglait les factures. Il lui avait suggéré de venir jeter un coup d'oeil à l'appartement avant de décider si elle avait envie de s'y installer."

Le site d'Alexander McCallSmith (en anglais)

Texte © Miss Alfie 2007, sauf extrait de texte.
Image 44 Scotland Street, Alexander McCall Smith, Editions 10/18 (2007).

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samedi 10 novembre 2007

24 heures de trop

24_heures_de_trop

Mon premier roman de Lorraine Fouchet fut Nous n'avons pas changé, sorti en livre de poche en fin d'année dernière. J'avais enchaîné avec le précédent, Le bateau du matin, suivi de celui juste avant, L'agence, pour terminer récemment par un des premier sorti, 24 heures de trop. Ces quatre romans, que je n'ai pas commenté sur ce blog, soit parce qu'il n'existait pas encore en l'état soit parce que je n'en ai pas eu le temps, sont tous des romans contemporains, plutôt destinés à des femmes à mon sens, et dans lesquels on retrouve un style commun, une sorte de signature.

24 heures de trop relate l'histoire de Lisa, médecin dans un hôpital qui, un matin, annonce à une patiente qu'elle est séropositive. Quelques heures plus tard, la patiente est hospitalisée dans un état très grave suite à un accident de la voie publique. Déclarée en mort cérébrale, son coeur pourrait être greffé au frère de Lisa, sur le point lui aussi de mourir si un donneur n'arrive pas rapidement. Sauf qu'en passant un examen a priori anodin, Lisa se retrouve projetée 24 heures en arrière, et voit réapparaître devant elle la patiente à qui elle apprend sa séropositivité. Pourra-t-elle changer le cour des choses et l'empêcher de mourir d'un accident en laissant un petit garçon de 10 ans ? Sauvera-t-elle son frère sur le fil de la vie ? Le dilemme est lourd pour Lisa...

Lorraine Fouchet, ancienne médecin, a dû s'inspirer de sa propre expérience dans ce roman médical où tout semble possible. Les termes employés me paraissent très pointus, même si je ne suis sans doute pas la mieux à même pour juger ce type de spécificités. Mais en même temps, je doute encore du réalisme de cette histoire ! Une simple IRM qui ferait remonter le temps... Disons que mon esprit cartésien a encore quelques doutes !!!

En revanche, même si j'émets quelques réserves concernant cet opus, les trois autres romans que j'ai cité plus haut sont fort agréables à lire, malgré un schéma narratif similaire... Dans chaque histoire, le personnage central est une femme, généralement orpheline, sans homme dans sa vie. Je vous laisse deviner la suite ! Disons qu'il me semble que l'expérience personnelle de Lorraine Fouchet n'est pas pour rien dans le profil de ses personnages, elle-même ayant perdu ses parents assez jeune. 24 heures de trop, tout comme les autres romans de cet écrivains, n'est pas ce qu'on peut appeler de la littérature intellectuelle, mais ce sont des bouquins qui se lisent facilement, dans un style fluide, et qui font du bien au moral... Et rien que pour ça, j'aime bien Lorraine Fouchet !

Premier paragraphe :

"Lisa Niels partait toujours en avances pour l'hôpital Saint Jean. Au volant de sa petite voiture jaune canari, une Smart, elle traversait la plaine maraîchère de Montesson, village des Yvelines situé douze kilomètres à l'ouest de Paris. Sur la place de l'église, elle klaxonnait pour saluer Marie-Amélie qui ouvrait sa fromagerie, son chien Evinrude couché dans le soleil. Juste à côté, Nicola le pizzaiolo agitait la main pour lui dire bonjour. Puis Lisa plongeait dans les embouteillages de l'important Vésinet."

Site de Lorraine Fouchet

Texte © Miss Alfie, sauf extrait de texte.
Image 24 heures de trop, Lorraine Fouchet, Editions Robet Laffont pour l'édition broché
(2002) et J'ai Lu pour l'édition poche (2004).

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mardi 6 novembre 2007

Harry Potter et les Reliques de la Mort

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Et oui, je ne vous en avais pas encore parlé. Et pourtant, j'imagine que les attentifs avaient remarqué dans mes divers messages que j'étais en train de le lire. Le dernier tome de la saga Harry Potter... J'avais toujours dit sur le ton de la boutade que pour la sortie du dernier tome, une journée de congés ou de RTT s'imposerait, histoire de découvrir illico presto la fin des fins. Manque de pot, normalement, le vendredi matin, je bosse ! Sauf que ce vendredi là, exceptionnellement, et ben je bossais pas ! Oui oui oui ! Mais bon, on ne peut pas vraiment dire que le vendredi 26 octobre, j'étais disponible puisque j'entamais ce jour-là ma prise de fonction de "garde à domicile" familiale !

Du coup, Harry a un peu patienté, a été grandement dégusté, le soir sous la couette, le dos en compote et les yeux se fermant seuls. Les premières pages ont été lentement tournées, parce que je savais que c'était la fin... Mais la tentation fut plus grande que le reste, et samedi dernier, tandis que ma parenté patientait dans les couloirs d'un des hôpitaux de la ville, je me suis laissée emporter par la magie et le réalisme de cette histoire, j'ai enfilé ma cape de sorcière et suis grimpée sur mon balais pour rejoindre Harry, Ron et Hermione.

Je ne vous relaterai pas les dernières aventures de ces trois-là, parce que vous les retrouverez sur un paquet de sites, mais je voudrai saluer J.K.Rowling pour la grande inspiration qui a été la sienne lorsqu'elle a commencé à écrire les aventures d'Harry. A la base destinée aux enfants, cette série a touché un paquet d'adultes, et je ne parle même pas de ceux qui étaient encore enfants lorsque le début de la série est sortie en France et qui sont des adultes aujourd'hui ! Beaucoup d'entre nous ont grandi avec Harry, sont passés par des interrogations similaires aux siennes, ont cherché un repère masculin ou féminin dans leur entourage, ont bravé l'autorité, se sont fâchés avec leurs meilleurs amis pour se réconcilier avec après et j'en passe...

Mais voilà, c'est fini. En refermant mon gros livre samedi soir, j'ai eu un pincement au coeur, comme le jour où l'on dit au revoir à quelqu'un avec qui l'on a passé un bout de sa vie, partagé des moments forts, et que l'on sait que l'on ne reverra plus qu'en photo, que plus aucun nouveau souvenir ne viendra s'accumuler dans les étagères de cette histoire-là...

Alors, salut Harry...

Site officiel de J.K.Rowling

Texte © Miss Alfie 2007

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dimanche 28 octobre 2007

Le portrait

Le_portrait

"Il est curieux que les écrivains n'aient pas plus souvent imaginé de faire parlé un tableau de maître quand on sait tout ce qu'on peut entendre dans une vie de tableau de maître."
(Le portrait, Pierre Assouline, page 24.)

Cette phrase seule résume l'ensemble de ce bouquin extrêmement bien documenté, à mi-chemin entre le roman et la biographie. Imaginez plutôt : en 1848, Dominique Ingres, le célèbre peintre du Bain turc notamment, peint la baronne Betty de Rotschild, épouse du baron James de Rotschild. Le tableau, magnifique oeuvre du maître classique, ressemble à première vue à n'importe quel tableau de maître. Et pourtant... Pourtant, en 1886, lorsque Betty de Rotschild meure, son âme va en quelque sorte imprégner la toile, s'y installer, et nous raconter tout ce qui se passe autour d'elle.

Ainsi, au hasard des rencontres de ses enfants, nous découvrons l'histoire de cette famille de banquiers juifs installée dans toute l'Europe, marquée par de multiples traditions qui semblent encore aujourd'hui respectées. Du début du dix-neuvième siècle à nos jours, le tableau de Betty nous offre une vision particulière de la vie politique et culturelle française. D'Ingres à Chopin en passant par Balzac ou Offenbach, tous ces noms célèbres se côtoient au fil des pages. L'affaire Dreyfus vient rappeler que bien avant la seconde guerre mondiale, l'antisémitisme chatouillait la France, et les Rotschild, juifs de leur religion, vont se retrouver dépouillés de leurs biens lorsque le troisième reich va se mettre en tête d'occuper la France. De la rue Lafite à son château de Ferrières, voilà Betty transportée dans des mines de sel où elle va patiemment attendre qu'Hitler ne se suicide, craignant à chaque seconde qu'un nazi trop zélé ne veuille supprimer toute trace de son passage sur terre.

Sorti au mois de septembre, cette biographie ne m'aurait peut-être pas attirée si l'animatrice de l'atelier d'écriture auquel je participe cette année ne nous l'avait conseillé dans le cadre du projet que nous devons mener cette année, à savoir travailler à partir de portraits ! D'un tout autre style que La jeune fille à la perle qui conte également l'histoire d'un tableau, Le portrait dévoile une fois de plus ce qui peut se cacher derrière des couleurs sur une toile.

L'histoire secrète d'un portrait, c'est un peu comme ces mythes et ces légendes, nés d'une réalité désormais fantasmée. Et oui, et si finalement, tous ces tableaux que l'on regarde sans y prêter attention dans les salles de nos musées pouvaient parler, que nous conteraient-ils ? Que se racontent-ils d'ailleurs le soir, quand nos pas ne résonnent plus sur les parquets et que les surveillants rentrent admirer leur poste de télévision ?

Texte © Miss Alfie 2007, sauf citation.
Image Le Portrait, Pierre Assouline, Editions Gallimard, 2007.

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mercredi 17 octobre 2007

Cocaïne et tralala

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Et oui, ce n'est pas parce que je ne viens plus par ici que je ne lis plus ! Et cette fois-ci, j'ai opté pour un roman des éditions 10/18 qui trônait dans ma bibliothèque depuis plus d'un an. C'était un livre tout neuf, que j'avais acheté chez un bouquiniste des quais de Seine à Paris, près de l'Institut du Monde Arabe, un dimanche de septembre 2006, tandis que je visitais la capitale avec deux amies avant d'aller poser mon derrière sur la pelouse du petit square de la Place des Vosges.

Il était sagement resté au milieu des autres livres de poche, ces bouquins si pratiques parce qu'on peut les transporter un peu partout dans un sac sans se démonter les dos, mais aussi tellement plus abordables que leurs jumeaux brochés. Et, miracle des miracles, voilà encore un roman qui n'est jamais paru en grand format et que vous ne trouverez qu'à prix réduit !

Premier opus des aventures de Phryne Fischer, Cocaïne et tralala nous entraîne en Australie en plein coeur des Années folles. Jeune aristocrate anglaise, Phryne n'en est pas moins exubérante et totalement imprévue. De Londres à Melbourne, Phryne va avoir la lourde tâche de découvrir la mystérieuse maladie d'une jeune héritière et se retrouver mêlée à un trafic de cocaïne de grande ampleur.

Au delà de l'intrigue bien ficelée, ce roman policier présente également un intérêt culturel puisqu'il permet de découvrir la société australienne de cette période, et un intérêt vestimentaire : les descriptions des tenus portées par l'héroïne sont en effet excellentes ! Et oui, on ne refait pas une fille !!! En attendant, ce bouquin peut se trouver sans soucis dans toute bonne librairie, ou sur internet dans tout site d'occasions qui se respecte !

Texte © Miss Alfie 2007

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lundi 17 septembre 2007

Ralph's Party

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Les vacances, c'est souvent l'occasion pour moi de profiter pour bouquiner plus que d'ordinaire. Et oui, quand on part à l'étranger et que les seuls journaux disponibles sont en allemand et que je n'ai aucun accès à internet, il me reste mes bouquins pour occuper les temps morts et passer le temps au son des vagues et du vent marin.

Ainsi, avant de poser mon derrière dans le gros Airbus qui m'a transporté au soleil, j'ai fait quelques emplettes, et notamment Ralph's Party de Lisa Jewell. N'en ayant jamais entendu parlé, j'ai surtout été attirée par la couverture rigolote, puis par la quatrième de couverture qui présentait un spitch assez attractif.

Prenons une maison victorienne dans Londres.
Au rez-de-chaussée vivent Ralph et Smith, deux amis très différents, qui recherchent un troisième colocataire.
Au premier étage, Karl et Siobhan coulent des jours heureux... en apparence...
Car monsieur fricote avec Cerise, la bimbo du dernier étage pour qui Smith se consume d'un amour inavoué.
Alors quand Jemina débarque dans l'appartement et dans la vie de Smith, elle va chambouler tout ce petit monde, sans exception.

Un roman inédit édité en livre de poche, voilà une chose qui a toujours tendance à m'intéresser, moi qui privilégie les petits formats, plus économiques, mais aussi plus pratiques à transporter un peu partout où je vais. Et ceci sans regrets car Ralph's Party est un récit rythmé, présentant alternativement les vies des différents habitants de la maison.
Les chapitre n'ayant aucun titre, il peut être parfois un peu difficile de s'y retrouver, mais globalement, la compréhension m'a semblé très simple par rapport à d'autres romans.

Dans cette maison, on rit, on pleure, on regarde la télévision, on mange, on écrit, on peint, on danse, on s'aime, on s'engueule, on s'observe, on s'ignore, on se déteste, on s'aime...
Et comme tout ça, c'est un peu la vie, et que comme tout bon roman, c'est une vie romancée, c'est un livre tout à fait adapté pour qui souhaite passer un agréable moment en oubliant une partie de ses emmerdes quotidiennes !

Texte © Miss Alfie 2007
Image Ralph's party, de Lisa Jewell, Editions Livre de Poche, 2007.

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