Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

lundi 17 mars 2008

Epopée franc-comtoise

Epopee_franc_comtoise

Oyez, oyez ! Damoiselles et damoiseaux, votre humble servante est de retour parmi vous après une semaine d'absence ! Je lis déjà sur vos visages invisibles le bonheur de me savoir revenue vivante, sans qu'aucun monstre ni dragon ne m'ait amputé d'une partie de moi-même dans cette contrée lointaine. Pourtant, je puis vous assurer qu'il s'en ait fallu de peu pour que vous ne me revoyiez pas... Mais jugez plutôt...

Le samedi huit mars de l'an deux-mille huit, j'ai chargé ma maison portative constituée d'une valise à roulettes et d'un sac à dos de randonnée de quarante litres dans la voiture sur rails qui devait me faire traverser le pays franc pour m'emmener en Franche-Comté, et plus précisément dans la capitale d'un département au joli nom de Doubs... Un prince de ce royaume m'attendait à l'arrivée, ayant tout prévu pour que cette visite officielle d'une représentante de la Bretagne se passe pour le mieux et que la contrée lui paraisse le moins hostile possible.

Pourtant, il me fallut livrer une bataille terrible contre les éléments locaux, à commencer par ce qu'ils appellent par là bas collines et que je qualifierai plutôt de montagnes car dépassant les trois cents mètres d'altitude réglementaires en Armorique. Fort heureusement, par Merlin et Viviane, le vent et la pluie vinrent à ma rescousse, entrainant le bris d'une portière de cheval à moteur. Mais foi d'Armoricaine, ce ne furent pas quelques gouttes qui nous empêchèrent de pousser l'invasion jusque dans le Jura et jusqu'en Alsace où nos panses faillirent éclater sous le coup de tartes flambées et de vins locaux. A ce sujet, il convient d'inscrire dans le roc une traversée de Pontarlier, commune du Doubs précédemment citée, dont le souvenir restera longtemps dans les mémoires des protagonistes.
Mais les plus rudes batailles, celles qui demandèrent le plus d'énergie et de préparations, furent bien évidemment les duels entre Bretonne isolée et locaux bien armés au cours desquels l'objectif fut de séduire l'adversaire, ou plutôt les adversaires, ardents défenseurs de leur région et de l'implantation du prince dans leur région. Mais qu'importe les éventuels projets d'émigration, il semblerait que les premiers échos parvenus par monts et par ondes fassent état de victoires potentielles !

Hélas, comme tout voyage officiel, cette épopée franc-comtoise prit fin un dimanche en fin d'après-midi, dans une entrée de station à voiture à rails, lorsque le prince me laissa avec la gorge un peu nouée et ma maison ambulante bien plus chargée qu'à l'arrivée puisque dépositaire de quelques bouteilles de liquides locaux, mais avec une délicatesse de prince... La voiture à rails me ramena en pleine nuit dans ma contrée bretonne où je retrouvais avec un plaisir teinté de nostalgie ma demeure où la chandelle brulait pour les fantômes depuis une semaine...

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, la vie de princesse en a une également. Et ce matin, lundi dix-sept mars de l'an deux-mille-huit, il me fallut reprendre le chemin du travail, oubliant les repos matinaux, les déjeuners plantureux et les sorties multiples, et calculant la stratégie à appliquer pour pouvoir multiplier les journées de congés pour jouer à nouveau les princesses !... Et comme une mauvaise nouvelle ne vient pas seule, il semblerait que l'effet magique de l'environnement oriental n'ait pas perduré au delà du repas de midi : huit journées sans toucher à un tube de tabac et voilà qu'un café après le repas avec une collègue eut raison de mes efforts...

Texte © Miss Alfie 2008
Image
© Miss Alfie 2008... Cherchez l'erreur...

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lundi 18 février 2008

Paris, partie, pas dit !

Ce week-end, je suis montée à Paris, à la capitale. Ouais, tout à fait... Non, c'est pas un mensonge, c'est vrai, je suis allée à Paris... Bon, juste entre deux trains pour partir encore plus loin, je l'avoue ! Mais n'empêche, je suis allée à Paris.

J'ai pris le train à Rennes, un vendredi en tout début d'après-midi, dans une gare bouillonnante, tumultueuse, pleine de monde et de valises. J'ai pris un trin bondé, place couloir, une voisine à côté. J'ai pris un train d'angoisse, ma valise et mon sac à la main, chargée comme pas deux pour deux petits jours...

Je suis arrivée à Paris, chargée comme une mule, retrouvée mes copines, papoté et traversé la ville dans ses souterrains. J'ai troqué le 14 contre le RER, flippée comme une tarée pour tout et pour rien, et j'ai trimballée derrière moi ma valise blindée et mon sac explosé.

Je suis repartie de Paris dans une gare que je connaissais sans la connaître, plate-forme bleue et non pas la jaune d'il y a un an, un an que je n'avais pas mis les pieds dans la capitale bruissante et vive. J'ai laissé les rails me conduire vers la suite, le début, le milieu, la fin.

Les heures ont filé, les histoires ont été partagées, la valise a été décortiquée, les sourires se sont multiplié, les angoisses ont pointé le bout de leur nez, les surprises ont été dévoilées, et des projets sont nés.

A Paris je suis repassée dans l'autre sens, le coeur léger et lourd en même temps. A Paris, j'ai retrouvé ma cousine après quelques modifications d'organisation. A Paris, je me suis renseigné sur le temps de la veille, sur l'ambiance actuelle. A Paris, j'ai élaboré mon alibi...

Et puis je suis rentrée. Et puis j'ai cru que j'avais rêvé. Et puis j'ai réalisé. Et puis j'ai recommencé les projets. Et puis d'abord, m'en fous, vous pouvez me le dire, "ouh la menteuse, elle est amoureuse !"...

Texte © Miss Alfie 2008

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jeudi 20 septembre 2007

Brèves de vacances n°3 : Le ciel, le soleil et la mer...

Majorque, c'est surtout et avant tout une île des Baléares touristique et balnéaire. Alors à Majorque, l'activité principale quand on est en vacances, c'est de s'allonger sur le sable ou sur un transat, de plonger dans la mer ou dans la piscine, et de se badigeonner, ou pas, de crème solaire afin de parfaire le hâle plus ou moins prononcé de la peau.

Ainsi, à Playa de Palma, à l'est de la baie de Palma où je me situais pendant mes vacances, il est important de noter que les immeubles se comptent par centaines, voire par milliers, et que la plupart de ces constructions abritent des hôtels plus ou moins luxueux, plus ou moins confortables, et à la vue sur mer plus ou moins probable. Enfin, disons que cette vue, si l'on souhaite en bénéficier, il faut la demander dès la réservation des vacances, et quand je vous parle de vue sur mer, je vous laisse apprécier.... Oui, là, à gauche du grand machin immonde que je voyais tous les matins en ouvrant le rideau, c'est la mer !

Breves_de_vacances_n3___Le_ciel__le_soleil_et_la_mer1

Bon, passons, à pied, on étais à peine à deux minutes de la grande bleue. Alors intéressons nous plutôt à l'environnement de l'hôtel, qui valait, sans critique aucune, son pesant d'or... ou plutôt de béton ! Je vous ai déjà parlé des boutiques et des centre médicaux allemands, des bars à gogo et des boutiques à touristes à foison. Je vous invite donc à profiter maintenant de la superbe vue que nous avions de notre balcon, si l'envie de contempler la grande bleue s'estompait...

Breves_de_vacances_n3___Le_ciel__le_soleil_et_la_mer2

Et oui, notre environnement pouvait se résumer en un mot : béton ! Enfin, parfois malgré tout, il nous arrivait de quitter l'hôtel, et ce plus souvent que vous ne l'imaginer, car les plus des pelleteuses pendant les vacances, c'est, comment dire... un peu trop comme à la maison ! Dans ce cas là, il nous arrivait fréquemment d'arriver quelques mètres plus loin sur le front de mer.
Ah la mer ! Ah la Méditerranée et ses marées de quatre mètres ! Ah ses plages de sable fin... totalement artificielles ! Et oui, car à Majorque, les plages sont plutôt faites de sable grossier et de dunes. Oui, mais le sable grossier, c'est pas agréable pour les petits petons des touristes qui viennent se détendre ! Alors on a écrasé les dunes, on a creusé dans des carrières, on a relevé le niveau de la plage pour conjurer la marée, et on a fait sept kilomètres de plage de sable fin d'où l'on ressort les pieds un peu trop blancs pour que la composition du sable semble logique avec l'environnement...

La plage,
c'est aussi l'endroit idéal pour effectuer une fantastique étude sociologique et pour se sentir totalement décomplexée, surtout si l'on y va en plein mois de septembre. Parce que concrètement, en septembre, les étudiants soit ont repris les cours, soit bossent encore, soit n'ont pas assez de sous pour partir à Majorque, donc pas de problème : les minettes aux ventres plats s'en sont allées. Parfois, on trouve quelques couples avec enfants en bas âges, mais par définition, les seins de madame commencent à pendouiller et le ventre à perdre de sa rigidité ; quant aux poignées d'amour de monsieur, le quotidien les enrichit peu à peu. Quelques jeunes sont parfois perdus dans le coin, mais leur proportion étant infinitésimale, surtout si l'on enlève toutes les Allemandes de quatre fois ma carrure, pas de complexes à avoir. Et face aux mamies à la chair brunie et flétrie par des heures et des heures d'exposition au soleil alors que "non non non, moi je me mets pas au soleil, j'ai pas le droit !", y a vraiment pas de soucis à se faire... Si ce n'est qu'avec de telles visions, même les plus enracinés des hétéros pourraient virer leur cuti !

Enfin, en attendant, j'aurai le plaisir de ne pas rentrer dans le traditionnel circuit hôtel-plage-hôtel-plage-magasins-bars-hôtel-aéroport et d'avoir eu un autre aperçu de Majorque qui, je vous le promets, n'est pas uniquement une île de béton et d'immeubles entassés les uns sur les autres...

Breves_de_vacances_n3___Le_ciel__le_soleil_et_la_mer3

Texte © Miss Alfie 2007
Images © Miss Alfie 2007

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vendredi 14 septembre 2007

Brèves de vacances n°2 : La germanisation de Majorque

Breves_de_vacances_n2___La_germanisation_de_Majorque

Quand on part à Majorque pour la première fois sans trop connaître, on pense naïvement, comme moi, qu'il va falloir faire un énorme effort pour parler un espagnol irréprochable et retrouver le charabia que l'on sortait pendant les cours au lycée, à moins que l'anglais ne soit également accepté. Mais là, on se plante totalement et dans les grandes largeurs. Oui, parce que si vous voulez passer d'excellentes vacances à Majorque, il faut parler couramment... allemand ! Alors imaginez, moi qui ait tenté l'apprentissage de l'anglais et de l'espagnol...

Certes, l'espagnol peut servir, mais l'espagnol enseigné à l'école est le castillan, et à Majorque, on parle le catalan... Donc déjà, faut pas chercher à épier les conversations des locaux ou à lire le journal sur place, on capte pas... Un peu comme Xavier dans L'Auberge espagnole...

Enfin bref, ce billet a pour objet de vous parler de l'invasion allemande sur les plages majorquine. Parce que les Allemands sont les premiers touristes de l'île, et ce, non sans raison. Ainsi, il convient de savoir que depuis des années, le gouvernement allemand et le gouvernement des baléares ont passé des conventions, le premier filant des sous au second pour être un peu chez lui. C'est ainsi qu'à l'aéroport de Palma, premier aéroport d'Espagne en terme de fréquentation, une aile entière a été construite par Air Berlin, permettant ainsi à nos voisins germaniques de s'y rendre pour la modique somme de 29 euros, n'ayant pas de taxe d'aéroport à acquitter.

Autant dire qu'à l'époque où l'euro n'était encore qu'un projet au fin des tiroirs de l'Europe, les Allemands avaient tout intérêt à aller dépenser leurs Deutchmarks en Espagne le temps d'un week-end plutôt que de rester chez eux, ayant pour le prix d'une seule bière chez eux, des litres et des litres de boisson locale sur l'île ensoleillée.

Mais comme les Allemands préfèrent leur bière à la bière espagnole et à la tequila, ils ont trouvé le trucs. Ainsi, l'Allemagne vend à Majorque des litres et des litres de liquide doré que ses habitants iront racheter là bas dans des restaurants aux couleurs et aux menus germaniques.

Car oui, dans le secteur où je résidais, les Allemands étaient partout. Les enseignes étaient toutes en allemand, les cartes des restaurants aussi, et les serveurs parlaient parfois mieux la langue de Goethe que celle de Cervantes. Les Bier Strass couraient le long de la plage et le gabarit des jeunes femmes, sans tomber dans la caricature, me décomplexait totalement...

Alors au lieu d'avoir amélioré mon espagnol, sachez que dorénavant, je sais dire guten morgen !

Texte © Miss Alfie 2007
Image © Miss Alfie 2007 (Enseigne "majorquine"...)

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jeudi 13 septembre 2007

Brèves de vacances n°1 : L'aéroport et l'avion

A moins de descendre avec Boumbo ou avec un tchou-tchou jusqu'à Barcelone ou Valence, puis de prendre un bateau qui aurait permis de commencer le bronzage sur le pont, l'avion semblait le moyen de transport le plus rapide mais certainement pas le moins polluant je pense pour rallier Palma de Mallorca pour une semaine de vacances au soleil.

C'est donc plein d'entrain et de bonne humeur que notre chauffeur personnel nous a conduit, mon cher père et moi, à l'aéroport de Nantes Atlantique pour un départ prévu mercredi 5 septembre à 12h45. Le rendez-vous était bien noté sur la convocation, 10h45 au comptoir du Tour Opérator pour réception des billets d'avion, mais aussi du superbe sac à l'effigie de la marque, sac que d'aucun s'empresseront de sortir de sa poche plastique pour arborer pendant une, deux ou trois semaines le long des plages de l'île, tel un signe de reconnaissance d'une secte quelconque !

Et là, première surprise puisque la file d'attente est déjà si longue que les touristes du troisième âge ont dû camper devant le comptoir depuis la veille. Ce seront d'ailleurs ces mêmes touristes que l'on retrouvera en tête de file à l'enregistrement des valises qui ne doivent pas dépasser les vingt kilos, chose faisable au départ et beaucoup plus ardue au retour, surtout quand on s'appelle Miss Alfie et que l'on ne trouve rien de mieux que de faire les boutiques pendant ses vacances.

Mais bon, bref, passons aux choses sérieuses, les valises de Miss Alfie et de Papa de Miss Alfie ayant rejoint celles des papis et mamies en vadrouille. En quittant le second comptoir, on se rendra compte que les derniers à y accéder sont les bandes de jeunes qui se regroupent, même dans les files d'aéroports, mais là, il n'y avait pas de flics pour les arrêter... Comprends pas quoi... Ces regroupements de jeunes parmi les vieux... D'ici que ce soient des délinquants... Toujours est-il que faisant fi de l'indication de la salle d'embarquement, il convient à ce stade des démarches gérées par moi-même, mon cher père n'étant pas un as de la démarche administrative et touristique, un petit café vient faire notre bonheur, préférant passer quelques minutes supplémentaires en compagnie de notre charmante chauffeur plutôt que d'aller, comme papi et mamie en attente du voyage splendide sur une île archi connue de leurs yeux, contempler pendant une heure le tapis de la salle d'embarquement.

La salle d'embarquement, justement, est accessible après un passage plus que fouillé par le cordon de police humain et technologique. Vidage des poches et enlèvement des ceintures pour passer sous le portique qui sonnera forcément alors qu'on ne cache aucune substance illicite, promis juré, mais juste des broches résultant d'une ancienne intervention. Les sacs récupérés non fouillés au départ, on pourra atteindre le sein des Saints des boutiques Duty Free, sachant que le Duty Free, pour les destinations européennes, ça marche pas ! En revanche, sachez que si vous repartez d'Espagne, et même si le Duty Free ne vous ai pas destiné, alcools, parfums et cigarettes feront le régal de votre banquier ! A condition d'avoir pu passer la barrière policière carrément plus stricte et n'hésitant pas à vider votre bagage à main, tout simplement parce que votre cher père aura oublié la recommandation formulée la veille au soir, au milieu du casse-tête des valises à refaire : "Surtout, la crème solaire, tu la mets dans ta valise, pas dans ton sac à dos, hein..."

Et puis viendra pour ceux qui auront sagement attendu sans se faire repérer, le moment de passer la porte d'embarcation, dernière barrière avant l'avion et le soleil, et la charmante hôtesse qui nous offrira quelques revues et une légère, très légère collation une fois que l'on aura réussi à rentrer les sacs dans les coffres surplombant nos corps coincés entre le fauteuil de devant et celui de derrière.

Dans l'avion, on pourra observer les comportements des humains installés comme ces poules dans les élevages en batterie, entassés les uns à côté des autres, les bandes de jeunes troublant le repos de ces retraités déjà fatigués, les maillots de bain dépassant du bagage à main côtoyant les appareils photo. Le capitaine fera son topo sur l'altitude de l'avion, provoquant le stress de ceux sujets au vertige, la température à l'arrivée, provoquant l'euphorie des bêtes à concours de la meilleure trace de maillot de bain, la vitesse de croisière, provoquant l'effarement de tous ceux qui se sont vu retirés des points sur leur papier rose pour avoir dépassé de deux malheureux kilomètres la vitesse autorisée.

Une fois l'atterrissage réussi et tous les passagers descendus, le troupeau se dirigera vers l'arrivée des bagages, bagages qui selon une loi immuable et incompréhensible arriveront toujours après les autres. En conséquence de quoi, on sera forcément les derniers à monter dans le car qui nous mènera vers nos hôtels respectifs, et accompagnés d'un ou d'une guide aux compétences professionnelles parfois discutables...

Mais tout cela ne relève déjà plus du sujet de base. Et pour conclure, je laisserai le dernier mot à mon cher Gad qui sait si bien résumer tout cela...



Texte © Miss Alfie 2007

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Fin de vacances

Fin_de_vacances

Alors voilà, je suis de retour parmi vous après une semaine de déconnexion totale. Et oui, je n'ai même pas craquée à l'hôtel où il y avait bien pourtant un point d'accès internet ! M'enfin bon, j'avais dit pas de téléphone et pas d'ordinateur, donc j'ai assumé... Un peu difficilement sur la fin, je l'avoue !

De ces vacances au soleil, j'aurai pu vous ramener un beau tee-shirt avec "Mallorca" d'inscrit en lettres plus grosses que vous sur le fronton, une boule à neige entourée de dauphins trop bleus, un corail cent pour cent artificiel d'une couleur inconnue des fonds marins et quelques bricoles fortement touristiques... Mais il n'en est rien... Oui, je l'avoue, je ne vous ai rien ramené de mes vacances, si ce n'est quelques petites brèves que je compte bien vous conter dès que la valise sera vidée, le contenu du sac à dos rangé, les trousses de toilettes triées, les vêtements sales lavés, l'appartement nettoyé, et quand même un peu, les amis appelés ou rencontrés !

En attendant, je vous bise tous, ma liste de course m'attend car ce midi, ça va être bol de céréales, la seule chose qui semble encore mangeable dans mon appartement !

Texte © Miss Alfie 2007
Image © Miss Alfie 2007 (Baie de Palma, vers Palma)

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lundi 13 août 2007

Recette pour un week-end au goût de vacances

Recette_pour_un_week_end_au_gout_de_vacances

Prendre trois amies unies comme les trois doigts de la main.
Les placer avec bordel et maillots de bain dans une voiture.
Faire rouler pendant une centaine de kilomètres en leur faisant faire une escale ravitaillement au supermarché du coin.
Les installer dans une caravane au milieu d'un camping d'habitués du lieu qui prennent l'apéro à leur arrivée.
Les faire se mettre en maillot de bain et déjeuner sous un parasol en plein soleil.
Les déposer tranquillement sur une grande serviette de plage au milieu du sable fin, devant la mer à température fort agréable.
Les faire papoter, s'amuser, jouer, nager, se photographier, bronzer, se chatouiller, se couler, s'ensabler...
Les faire s'en retourner à la caravane d'époque aux rideaux seventies pour rinçage, habillage et maquillage.
Les entasser à nouveau dans la voiture et les diriger vers une ville côtière fortifiée célèbre dans les environs.
Les faire se garer à quelques encablures de la ville fortifiées pour précéder le repas d'une ballade en bord de plage qui sera l'occasion de retrouver un professeur de français perdu de vue.
Les installer dans une crêperie locale pour une dégustation plantureuse de gourmandises autochtones et pour des conversations passionnément féminines sur la race masculine.
Guider leurs pas vers les remparts d'où elles parleront à la grande ourse en contemplant les lumières nocturnes et marines.
Les coucher tardivement après les avoir laissé joué les Miss Marple en herbe, et les avoir autorisées à laver leurs dents dans l'herbe pour cause de sanitaires fermés à l'heure du coucher.

Les faire se réveiller au son des perruches du voisin de place.
Les laisser papoter et s'embêter sous les duvets d'époque en immortalisant les instants.
Leur proposer une évolution météorologique remettant en cause le projet de bronzette dominicale.
Les envoyer chercher un dessert aux bourg, leur proposer une promenade de santé et les ramener trempées de crachin local à la caravane.
Les faire manger à l'heure du goûter, ranger, nettoyer, se promener et recharger la voiture.
Les faire papoter encore et encore et encore en projetant encore et encore et encore des week-ends.

Les laisser pour rentrer prendre une bonne douche et dormir dans un bon lit en regrettant la vitesse à laquelle passe le temps.

Texte © Miss Alfie 2007
Image © Miss Alfie 2007 (Bribes de week-end)

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lundi 6 août 2007

I'm back 4

Ah ben comme la semaine dernière, j'ai omis de vous prévenir de mon absence, absence que vous n'aurez pas remarqué de toute manière vu que vous avez eu le droit à des publications chaque jour de ce week-end enfin estival !
Donc, pour ceux qui n'ont pas tout suivi, j'étais encore en vadrouille, pour le deuxième mariage de la saison, chapeauté et tout et tout, avec rires et retrouvailles au programme, mais pas encore la trouvaille du prince charmant, malgré les efforts des convives et de l'animateur de la soirée !... Ben voui, ça se fait pas comme ça ce genre de chose !

Bon, en même temps, je comprends un peu les galants présents ce week-end, parce que j'étais tellement éblouissante, colorée et voyante qu'il y avait de quoi vouloir détourner les yeux !...

En attendant, vous aviez vu le chapeau noir, alors pas de raison de vous épargner le jaune !...

HPIM4792

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vendredi 3 août 2007

Invasion

Invasion

Mercredi dernier, le soleil ayant décidé de faire enfin son apparition depuis le début de la semaine, après un lundi après-midi passé à la piscine et au soleil, et une journée de mardi épuisante professionnellement parlant, j'ai profité de la voiture paternelle pour déplacer mon derrière de mon Ille-et-Vilaine natale à son Morbihan historique.

Après une séance relaxante et un repas plantureux dans une auberge bretonne en pierre du pays, avec hortensias et chaumières alentour, direction la côte, via les petites routes de campagne. Bonheur de respirer l'air frais de sel et de terre mélangés. Bonheur d'arpenter les allées du magasin d'usine d'un grand biscuitier de l'ouest. Bonheur... jusqu'à l'arrivée à La Trinitée sur Mer.

An Drinded, c'est joli. On y arrive par le pont de Kerisper qui enjambe la rivière de Crach' - prononcer crak et pas crache !... - et on admire les voiliers patientant dans le port. Des mats, des centaines de mats alignés, et parfois des bâteaux de course célèbres. Et des hommes célèbres aussi, comme Le Pen, un natif - oui je sais, ce n'est pas forcément une référence... -, mais aussi Philip Plisson, le célèbre peintre de la marine - là, interdiction de critiquer, ce mec est un grand de la photo !... -. Un port à voir, une ballade sur la jetée, des cafés pour se perdre dans le paysage...
Et des touristes... Partout des touristes... Surtout au mois d'août...
Ensuite, direction Carnac. Vous connaissez, les aligments, les pierres debout, les menhirs comme on dit chez nous... Mais alors là, les menhirs, pas vus ! Par contre, l'alignement de chair fraiche, de bulots et autres mini pétasses sur la plage, ça a fonctionné !!!
Donc à Carnarc, des touristes... Partout des touristes... Surtout au mois d'août...

Oui, je sais, c'est logique qu'il y ait des touristes dans les lieux touristiques à cette période de l'année. D'accord... Mais le touriste qui m'énerve, c'est le Touriste avec un grand T comme on en a vu hier... Que je vous explique...

Le Touriste avec un grand T se ballade en short et en tong, porte des lunettes de soleil et une casquette quel que soit le temps ambiant et se promène en troupe. Papa, maman, les mômes et les ados, on envahit le trottoir et on parle très fort. On s'extasie sur les bâteaux et on s'étonne de voir le fond de l'eau. Non non, on n'est pas venu chercher de l'eau cette nuit pour la vaisselle, ça s'appelle la marée, phénomène naturel et fréquent dans nombre de mers du monde...
Le Touriste aime se faire un restaurant pendant ses vacances, pour changer du restaurant du centre de vacances où il a élu domicile, en face de la mer, parce que c'est moins fatigant pour aller à la plage. Alors le Touriste écume les cartes des gargottes, trouve qu'une crêperie, c'est bien typique en Bretagne, demande à boire son cidre normand dans une bolée et s'extasie devant sa jambon-fromage à 8 euros. Le commerçant, lui, se frotte les mains d'avoir doublé ses prix, et tant pis pour les autochtones : ils reviendront manger des crêpes en novembre, bien abrités dans un ciré, pendant que le Touriste déprimera devant sa télévision.
Le Touriste, s'il n'a pas trouvé une location, un hôtel ou un camping de l'autre côté de la route qui dopnne sur la plage, tente par tous les moyens de se rapprocher le plus possible de l'étendue sablée et salée. Pour cela, il informe ses enfants de hurler la direction à prendre dès qu'une place est en vue, même si cela risque de provoquer un carambolage avec le pauvre Breton du coin qui rentre tranquillement chez lui et ne demande qu'une chose : rester en vie pour pouvoir partir en vacances à la rentrée, quand le Touriste aura décampé, histoire d'aller l'embêter chez lui.
Ah oui... Et bizarrement, l'étude réalisée hier montre que le Touriste est généralement originaire de région parisienne ou de l'étranger et que, de ce fait, il conduit comme dans sa région de fous pour le premier cas et te signifie qu'il ne comprend pas le code de la route français dans le second cas.

Bref, lorsque l'invasion des Touristes se termine, fin septembre, après le passage des groupes du quatrième âge qui évitent la pleine période estivale de peur de se retrouver dans l'eau du port, poussés par quelques jeunes délinquants de banlieue, à ce moment-là seulement, le Breton peut espérer pouvoir reprendre sa voiture, réemprunter la route de la côte sans que des centaines de voitures stationnées sur les côtés ne la défigurent et ne détruisent les dunes, se promener sur un trottoir sans se retrouver poussé dans le caniveau et remanger un repas au restaurant pour un prix abordable...

A ce moment-là alors, le Breton retrouve le bonheur d'habiter une si belle région, pardonne au Touriste car finalement tout cela ne dure que deux ou trois mois dans l'année, ferme les yeux et respire l'air venté d'automne, ferme son coupe-vent, emprunte un sentier de douanier, et se pose au bord de la mer, pour écouter le chant des vagues qui s'unit à celui du vent...

Texte © Miss Alfie 2007
Image © Philip Plisson

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lundi 30 juillet 2007

I'm back 3

Oui je sais, vous n'avez pas eu le droit à la traditionnelle annonce de vadrouillage, mais si vous avez bien suivi le planning estival, vous saurez que j'en suis au numéro 5 de mes projets !

Mais comme je suis super sympa, sachez que je suis de retour ! Oui, je sais, je vous ai énormément manqué, vous en avez pleuré pendant deux jours... surtout que vous n'étiez même pas au courant !

Enfin, en attendant, 265 kilomètres entre samedi 18 heures et dimanche 23 heures.
Entre temps, trajet aller, apéro, barbecue, rire, gais lurons bien joyeux, cadeaux à déballer, réchauffage près du feu, papotage jusqu'à pas d'heure, grosse fatigue pour certaine, gros dodo pour d'autres, petit déjeuner à midi, ballade sous la bruine entre deux gouttes, repas de midi à l'heure du goûter, ménage et rangement, trajet retour, dîner chez pôpa et gros dodo final.

Voilà, un petit week-end rituel depuis 4 ans. Les cernes ont disparu, semblant de vacances pendant 24 heures avant retour à la réalité.
Ce matin ménage, cet après-midi repassage : et oui, la femme de ménage est partie en vacances !!!

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