Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

lundi 5 mai 2008

Où Miss Alfie parle de bagages

Je me fais rare. Oui, je le sais. Et quand je viens, je ne trouve plus ce plaisir que j'avais avant. Je n'ai plus cette petite excitation qui me prenait quand je commençais à pianoter sur mon clavier pour vous raconter quelque histoire. Je n'ai plus l'impression que mes pseudos aventures aient un quelconque intérêt, ni ne soit finalement si drôles que ça...

Alors je me fais rare. Parce que la vie, la vraie, celle avec des vrais gens, celle avec le travail, les tracas et les bonheurs, celle avec les voyages, les valises, les gares et les attentes, celle avec les parents, les amis, les collègues, celle avec la pluie, le soleil et le vent, reprend le dessus.

Alors je me fais rare. Parce que lorsque je me pose, le soir, dans mon appartement, je n'attends plus grand chose de ce blog. Parce que je réalise que cette expérience m'a apporté tellement de bonheur que j'ai besoin de passer à autre chose.

Alors je me fais rare. Je ne savais pas, le jour où j'ai créé mon premier blog, où cela allait m'emmener. Je n'imaginais pas les heures passées devant mon ordinateur à écrire des billets, à inventer des vies, à raconter la mienne. Je n'imaginais pas les rencontres virtuelles, et puis réelles, qui allaient découler de ces simples mots couchés sur un écran d'ordinateur.

Alors je me fais rare. Je veux que certaines choses ne regardent que moi. Je veux que certains bonheurs ne soient partagés qu'avec ceux et celles qui sont là toujours et encore, malgré le temps, malgré les divergences, malgré la distance, malgré les emplois du temps de plus en plus difficilement conjugables. Je veux être égoïste et ne parler de mes projets, de nos projets, qu'avec ceux qui comprendront, qui poseront des questions délicates, qui oseront s'opposer pour que les décisions se prennent encore plus facilement, qui finalement accepteront n'importe quel point de vue, pourvu que ce soit pour continuer sur le chemin du bonheur.

Alors je me fais rare. Et je fais mes bagages. Je préfère continuer à parler des livres que je lis, en trop petite quantité en ce moment, ou à vous faire partager mes clichés, de manière trop épisode je le reconnais aussi. Je fais mes bagages parce que souvent, les blogs finissent par s'éteindre dans la nébuleuse blogosphère. Je fais mes bagages pour m'en retourner à ma vie réelle.

Je fais mes bagages, et je dis au revoir, chers lecteurs...

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jeudi 1 mai 2008

Où Miss Alfie commence...

...une nouvelle année...
...un nouveau quart de siècle...
...une nouvelle recette de cuisine...
...un nouveau livre...
...un tri approfondi de ses placards...
...un recensement non exhaustif d'adresses...
...à bouger son postérieur qui rentre un peu moins dans ses jeans...

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lundi 3 mars 2008

Au hasard d'une gare

Les gares... C'est magnifique, une gare, c'est fantastique et mystérieux.

J'aime me poser dans une gare, dans une gare en mouvement, dans une gare pleine de monde. J'aime regarder, prendre un café, acheter un magasine que je n'achète que dans une gare. J'aime arriver en avance quand je pars en voyage, j'aime arriver en avance quand je vais attendre quelqu'un. Flâner, le nez en l'air, comme tout le monde, le regard perdu vers le grand tableau indiquant les voies d'arrivée ou de départ.

Mais je déteste les gares le dimanche soir. Je me revois, haute comme trois pommes, ne sachant pas encore lire, arriver dans cette gare qui n'existe plus, remplacée par une plus moderne, demander à mon papa s'il avait bien son sandwich, toujours, immuablement, le dimanche soir. Train direction Paris. Retour à la maison et mutisme total. Se réfugier dans la salle de bain sentir l'odeur du père manquant et parisien de semaine dans sa robe de chambre. Se blottir dans le canapé en regardant "Les petits malins" et Winnie l'Ourson. Toujours, comme un rituel, le dimanche soir. Et attendre le vendredi, le jour où l'on refera le trajet pour la gare pour aller le chercher, celui qui manque dans la semaine. Pendant plusieurs années...

Je me revois, boutonneuse, trop ronde et mal dans ma peau, à l'époque où les chemins professionnels de mon père ont failli nous envoyer à Lyon, nous faire traverser la France, et pourquoi pas nous donner un nouveau départ. Mais non, les circonstances en ont décidé autrement. Ou plutôt c'était finalement adapté, le célibat géographique peut-être. Des vendredis avec le sourire, et des dimanches soirs mutiques. Des vendredis avec un papa qui attend à la sortie du cours de chant. Des dimanches soirs dans la grande maison avec maman, qui obligé à vérifier la fin des devoirs, à regarder un peu la télé et qui finalement prend sa fille dans son lit pour lui éviter une énième insomnie.

J'aime les gares quand j'en pars pour un voyage. J'aime les gares parce que les extrêmes s'y croisent. J'aime les gares parce que des vies si différentes s'y côtoient. Mais je n'aime pas les gares quand les yeux des gens que je vois sont rouges. Je n'aime pas les gares quand on attend sur le quai le train qui marque la fin d'un week-end, qui signe le début d'une attente.

Parce que mon cerveau de fille repense à ces dimanches soirs où l'homme de la maison repartait. Alors oui, le dimanche soir, je ne parle pas beaucoup à la gare. Parce que le dimanche soir, je n'ai jamais beaucoup parlé à la gare. Juste des mots comme ça, sans importance, des mots rituel, des mots pour parler sans dire.

Pourtant, ma cocotte, va falloir que tu apprennes à causer, le dimanche soir, dans les gares !...

Texte © Miss Alfie 2008

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jeudi 21 février 2008

Une belle histoire...

Une_belle_histoire

Il y a trois ans, quand j'ai commencé mon premier blog, sur la plate-forme d'un célèbre logiciel de messagerie instantanée, à l'époque où je passais mes semaines dans un hôpital bas-normand et dans un foyer de jeunes travailleurs, à l'époque où je cicatrisais des plaies à vif, à l'époque où je me complaisais dans mon état de célibataire, j'allais régulièrement visiter le blog d'une nana que je ne connaissais pas, mais qui racontait sa vie d'une manière très sympathique.

Et l'histoire de cette fille m'avait quelque peu marquée, notamment l'originalité de sa rencontre avec son compagnon. Car cette fille avait rencontré un jeune homme, elle avait son prince charmant à elle, et leur rencontre n'était pas banale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à l'origine de leur histoire, il y avait deux blogs. Leurs blogs. Tous deux y racontaient leur quotidien, faisaient partager leurs goûts cinématographiques, littéraires ou musicaux. Et tous deux avaient a priori sympathisé. Jusqu'au jour où ils ont décidé de concrétiser une rencontre jusqu'alors virtuelle, alors qu'ils vivaient à des centaines de kilomètres l'un de l'autre. La suite, vous l'avez deviné, ils se sont plus, ils se sont aimés, et je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, l'accès à leurs blogs ayant par la suite été privatisé.

Moi, j'ai continué ma petite vie. Ouvert un vrai blog, écrit encore et encore. Fermé ce blog là, et ouvert celui sur lequel vous êtes. J'ai continué à écrire, à découvrir le monde du net, à installer des gadgets sur mon blog. J'ai bougé, rencontré des gens, pu appuyer sur les cicatrises sans avoir mal, accepté mon état de célibattante, décidé de tout donner dans mon boulot, de profiter du temps sans chercher à rencontrer un garçon avec lequel j'aurai envie de construire quelque chose à tout prix, en me disant que tout viendrait à point quand il arriverait.

Et puis un beau jour, j'ai installé un blog-it express.
Et puis un beau jour, il y a eu la messagerie instantanée du blog-it express.
Et puis un beau jour, il y a eu un forum.
Et puis un beau jour, il y a eu une nouvelle demande de contact msn.
Et puis un beau jour, il y a eu des discussions interminables avec l'autre bout de la France.
Et puis un beau jour, il y a eu des numéros de téléphone échangés.
Et puis un beau jour, il y a eu une rencontre décidée.

Et puis un beau jour, l'histoire dingue de ce gars et de cette nana qui s'étaient rencontré par internet, par des blogs. Qui s'étaient découvert sur msn, par téléphone. Qui partageaient désormais quelque chose d'incroyablement magique à l'époque où internet apparaît comme un moyen de communication superficiel. Et bien cette histoire là m'est revenue en tête. J'ai souris en y pensant. Et j'ai songé que finalement, rien n'est jamais incroyable, ou impossible, ou exceptionnel.

Parce qu'un beau jour, après une rencontre décidée, il y a eu une rencontre tout court.
Et parce que depuis ce beau jour, il y a une belle histoire tout simplement...

Merci internet...

Texte © Miss Alfie 2008

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Secrets partagés !

Et ben voilà ! Cela faisait longtemps que je n'y avais pas eu le droit, mais monsieur Christophe s'est dit que ce serait drôlement rigolo de me taguer (on se demande pas pourquoi...) ! Allez, je sais, avoue : c'est juste une méthode pour apprendre des trucs complètement secrets sur moi que t'imagines même pas !!! Enfin bon, bref, bizarrement, ça ne m'étonne pas, et j'ai moi aussi le droit de passer sur le grill. Donc pour commencer : les règles du jeu.

- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner 6 choses/habitudes/tics importants sur vous-même
- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien
- Avertir immédiatement sur leur blog les personnes taguées

Bien, maintenant, passons aux choses sérieuses :

  1. Je me trimballe toujours avec au moins un livre dans mon sac. Et quand je pars en week-end ou en vacances, j'en emmène toujours trop, de peur de manquer. Parce que là où j'ai des livres, je suis chez moi. Du coup, le week-end dernier, j'en avais 7 entre mon sac à main et ma valise, et j'en ai même pas lu la moitié d'un. Autant dire que pour le prochain trajet, je vais envisager de mieux évaluer ma capacité de lecture, en prenant malgré tout en compte le fait que je reste sur place une semaine !

  2. Si j'ai pas moyen de faire une douche le matin, autant dire que j'ai une tête affreuse, que je suis de mauvais poil et que je ne me réveille pas de la journée. Donc si vous m'invitez, vérifiez que je peux bien me proprifier avant de commencer à vous parler ! Oui, parce qu'en plus, si je suis pas lavée, je parle pas, ou par borborygmes !

  3. J'ai pas de jolies mains. A cause que depuis des siècles et des siècles, amen, je me ronge les ongles et je me bouffe les peaux. Du coup, mes doigts sont en sang les trois quart du temps, et j'ai remballé mes rêves de devenir une pianiste célèbre, parce qu'une pianiste avec de moches doigts, c'est pas terrible, idem pour une violoniste d'ailleurs...

  4. J'adore les chaussures. Je ne sais pas pourquoi, mais quand je vois un magasin de chaussures, faut systématiquement que je m'arrête pour regarder la vitrine, voire que je rentre pour essayer un ou deux modèles, juste pour voir. Bon, le problème, c'est qu'avec mon salaire, je peux pas trop faire de folies et qu'avec mon dos, je peux faire une croix sur tout modèle avec un talon dépassant les 2 centimètres. Autant dire que je me retrouve vite à tourner en rond autour des ballerines et autres modèles tous plats !

  5. Le soir, avant de me coucher, j'ai tout un rituel qui commence à la salle de bain, avec tout un tas de trucs que je me mets sur la goule. Ensuite, je vérifie que les placards sont bien fermés, que le rideau de douche est bien tiré, que la porte de la salle de bain et celle de ma chambre sont bien fermée. Et puis je me couche, et avant d'éteindre, je bois une gorgée d'eau, je me mets de la crème sur les mains et du baume à lèvre. Et après, je peux m'enrouler dans ma couette tranquillement !

  6. Je suis généralement en avance. Partout. Tout le temps. Sauf parfois peut-être au travail quand j'ai deux visites à suivre et que la première a duré plus longtemps que prévu. Mais si je prends le train, je suis 1/2 heure avant à la gare au moins. Quand je retrouve des amis en ville, je poireaute un bon quart d'heure. Et même quand je suis en retard, j'arrive encore à être en avance. Peut-être parce que bon nombre de mes amis sont, eux, des retardataires chroniques !

Voilà, ça s'est dit... Maintenant, je passe le bébé avec l'eau du bain à qui veut le prendre. Parce que les personnes que j'aurai tagué l'ont sûrement déjà été !

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lundi 4 février 2008

La fin et le début

Mon grand-père est mort.
Un peu brut de décoffrage comme annonce.
J'aurai pu dire "papi est parti". Non. Mon grand-père est mort.

Il est mort. Froid. Inerte. Il n'est plus.
Le père de ma mère. Pas mon papi. Mon grand-père.
Un homme pour qui je n'éprouve pas de chagrin.
Un homme qui, à mes yeux, n'a jamais rien fait d'autre que semer la zizanie, créer des conflits, imposer sa vision des choses au monde entier.

Mon grand-père est mort. Demain soir, il reposera dans sa dernière demeure, comme on dit quand on est aimable. Moi, je dirai que demain soir, il sera au cimetière. Enterré. Dans une boîte en bois.
Mais avant. Avant, il y aura l'enterrement, les obsèques. Cette cérémonie pleine d'hypocrisie où sa générosité, son ordre, sa déontologie, son humour vont être célébrés. Une cérémonie où l'on encensera un homme dont la mort me touche moins que celle de certains patients. Une cérémonie où les pleurs des autres risquent malgré moi de faire monter des larmes à mes yeux qui espèrent rester secs.
Témoigner ne serait-ce qu'une once de chagrin pour lui m'angoisse. Je ne veux pas pleurer. Je ne veux pas que l'on s'imagine que je l'aimais.

Demain, il faudra affronter des cousins larmoyants car proches de lui. Il faudra rester en place dans une église froide, vêtue de vêtements sombres quand je voudrai mettre du rouge. Un rouge feu, pour évoquer ma révolte contre cet homme qui a menti. Longtemps. Trop longtemps. Des mensonges que je n'oublierai pas. Des mensonges qui ont fait du mal à sa propre fille, à la chair de sa chair, à ma propre mère.
Demain, il faudra ne pas revivre en songes l'enterrement de mes autres grands-parents, de mes vrais papis et mamies. De ceux que j'aimais comme une petite fille, qui me donnaient des sucreries et me prenaient sur leurs genoux. Il faudra y aller comme on va à un rendez-vous quelconque. Ne pas angoisser. Essayer de détendre les muscles du dos qui manifestent ma colère interne.

Mon grand-père est mort. Et sa mort sonne la fin d'une époque. Et sa mort sonne le début d'une époque.

Texte © Miss Alfie 2008

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samedi 26 janvier 2008

Premières fois

En flânant par hasard dans les vieilleries de Christophe, je suis tombée la dessus... Et comme je suis dans ma phase "décompensation vers l'adolescence", j'ai bien envie de me remettre à ces fameux questionnaires qu'on se file de blogs en blogs !

1er amoureux ?
Si ma mémoire est bonne, Gaëtan... C'était l'amour fou, le rendez-vous tous les matins au portail marron et la catastrophe les jours où il ne venait pas à l'école parce qu'il était malade... J'avais 3 ans... - Bon, on ne rigole pas, j'étais peut-être précoce, mais je me suis très très très assagie depuis !... -

1ère baffe ?
Dans la cuisine de l'appartement, j'avais entre 3 et 6 ans, période où nous y avons résidé. J'avais encore dû refuser de prendre du sirop, balancer la cuillère dans l'évier, ou monter par dessus le canapé pendant que maman tentait d'établir une conversation logique avec son mari à 300 kilomètres du dimanche soir au vendredi soir...

1er énorme gaufrage ?
Juin 1989, un vendredi après-midi, une course avec les copines dans la cours à la récré, mes pieds qui s'emmêlent, mon front qui me rattrape sur le mur de parpaing, et un oeuf de poule entre les deux yeux pendant quelques semaines. - Oui, tout de suite, quand on lit ça, on comprend mieux certaines choses ! -

1ère visite à l'hôpital ?
Sachant que mon papounet d'amour était infirmier chef dans un centre médical de l'armée, j'ai fait mes premiers pas dans les couloirs d'un hôpital ! - Et je bosse où maintenant ?! Ah oui... En hôpital !... -

1ère goutte d'alcool ?
C'est de notoriété publique, en Bretagne, on met du cidre dans les biberons. Pour ma part, ce fut un doigt de champagne le jour de mon baptême... J'avais 13 jours... - Faut pas s'étonner après de mon goût prononcé pour la boisson ! -

1ère fugue ?
Y a pas !

1er très beau cadeau ?
La poupée de Noël 1985. J'avais 1 an et demi, et ma poupée trône toujours sur mon lit et accompagne toujours mes voyages nocturnes...

1ère injustice subie ?
Là, comme ça, je vois pas... Non pas qu'il n'y en ait pas eu, mais la première-première m'échappe... Disons la plus grosse, en quatrième, pendant le voyage aux Pays-Bas...

1ère injustice commise ?
Une claque à ma petite cousine qui n'arrêtait pas de me dire que j'étais grosse. Sauf qu'à 4 ans, un gamin, ça capte pas toujours tout...

1er achat tout seul avec mes sous sans personne d'autre qui décide ?
Un bouquin, Jojo Lapin il me semble, je commençais à lire et j'avais eu un peu d'argent pour mon anniversaire...

1ère K7 ?
Un truc de Noël, avec la cultissime chanson "Cari-Carillonne" ! - Là, seule ma chère cousine pourra comprendre la subtilité de la référence ! -

1er CD ?
Pierre et le Loup de Prokofiev. J'adorais retrouver les personnages en fonction des instruments... - Et oui, y en a que ça amuse !... -

1er livre marquant ?
Le même que plus haut, Jojo Lapin, le premier livre que j'ai lu seule, comme une grande, en CP ! - Depuis, je vous rassure, je suis passée à la gamme pour adultes ! -

1ère blessure amoureuse ?
J'imagine qu'on ne compte pas les bluettes de maternelle... La vraie de vraie première ? Entre ma première et ma deuxième année de formation d'AS. Le genre qu'on oublie pas et qui fait changer le rapport aux relations amoureuses.

1ère énorme honte ?
Pourquoi mon prof de sport en primaire trouvait-il toujours si drôle de souligner à quel point j'étais ronde et nulle en sport, à quel point j'étais lente à faire mes tours de cours, et à quel point mes rondeurs faisaient de moi une vraie tortue ? - Et ce tant dans la vitesse que dans l'apparence... -

1ère grande fierté ?
Une boîte de chocolats et un énorme bouquet de fleurs, à peine un mois après le début de mon premier poste d'AS... Finalement, j'avais peut-être en effet mérité mon diplôme... Et finalement, j'avais peut-être enfin réussi ce que je voulais : rendre la vie un peu plus simple aux autres...

1er gros mensonge ?
La manière dont je me suis bousillée le genoux gauche en cinquième... Non, mes chers parents, je n'ai pas chuté en cours de sport, j'ai voulu justement faire le mur pour le sécher, ce cours de sport !...

1ère fois ?
A un âge supérieur à la moyenne a priori, compliquée et impressionnante ! Ben oui quoi, c'était la première fois, et pas que pour moi !...

1er baiser ?
On va oublie Gaëtan, Jean-Marie, Julien et autres amoureux de maternelle pour passer directement à la terminale : Guillaume, un dimanche après-midi à la patinoire, l'exploit du siècle de l'attardée sentimentale de service !

1ère vie à 2 ?
Y a pas ! Comme pour la fugue ! A moins que la vie avec maman ne compte ? Non ?! Et les poissons rouges ? Non plus... Bon, ben comme ça c'est vite fait !

1er job ?
Employée de service commerciale dans une chaîne de produits surgelés, pas désagréable, surtout en plein été !

1er appart ?
Nemours, en plein centre, le fameux appart avec la chambre donnant sur l'arrière de la boucherie avec la bouchère future poissonnière sur le pont à quatre heures du matin tous les jours de l'année ! A moins que les 9 mètres carrés à Avranches en foyer de jeunes travailleurs pendant mon stage de dernière année ne soient considérés comme un appartement !

1er grand voyage ?
Les Etats-Unis, Atlanta, avril 1996, juste avant les JO, un truc incroyable à 13 ans !

1er concert ?
Printemps 1991, en tant que choriste avec ma jupe plissée bleu marine et mon chemisier blanc ! Ah, c'était pas ça la question ?! Alors, si on parle musique qui bouge, hors chorales, la fête de la musique 2004 à Rennes !

1er pétard ?
Je suis un peu lente pour beaucoup de choses, on l'a noté plus tôt déjà. Donc le premier pétard, je devais avoir pas loin de 23 ans, lors d'une soirée chez ZE mec qui faisait battre mon coeur en seconde et qui, retrouvé six ans plus tard, avait sacrément perdu son charme !

1ère grande décision ?
Avoir au minimum deux enfants sinon rien. Parce que merci, les enfants uniques, ça gave à la fin !

1er véhicule ?
Une Opel Agila blanche qui me transportait de la maison parentale au travail pendant mon année de réflexion sur mon orientation... Ah oui, mais non ! Le premier véhicule, c'était la voiture blanche que papa a vendu quand il a racheté celle de son père. Sauf que personne m'avait expliqué qu'une voiture, ça s'use et ça se change, et que non, faut pas être malheureux à en pleurer toutes les larmes de son corps !

1ère boum ?
Déconne pas, j'avais sept ans, j'étais partie depuis trois semaines dans un coin paumé de l'Allier, mes parents venaient de débarquer pour me récupérer à la fin du camps, et moi j'étais super fière de mon déguisement de Tahitienne !

Voilà, comme ça, on se connaît mieux tout de suite, hein !
Et comme le veut la tradition, prend qui veut !!!

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dimanche 20 janvier 2008

Rêver...

"Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Il sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise."

Sylvie GERMAIN, Magnus.

Que ma vie soit médiocre, laide ou bête, je n'irai pas jusque là. Je pense même, sans me vanter, être loin de ça. Je pense que ma vie est agréable, jolie et bien remplie. Mais lui redonner un coup de fouet, un peu d'énergie, un peu de surprise et d'imprévu ne serait pas désagréable. Et lui redonner un peu de rêve non plus...

C'est ce que je me suis dit, assise dans les nouveaux sièges de monsieur Lacroix, en revenant de mon escapade lorientaise, après avoir mangé dans une famille qui est la mienne sans pour autant l'être vraiment, après avoir aperçu la mer et malgré tout pu prendre une photo partie rapidement à l'autre bout de la France, et surtout après avoir vu celui qui n'est ni plus ni moins que mon grand-père, pour qui je devrais avoir une affection plus grande que celle que je ressens, à cause de qui je devrais être plus peinée que ce que je le suis, et qui me cause quelques tracas psychologiques !

Mais qu'importe... Si c'est si bon de rêver pour la réalité, alors je vais rêver... Pas trop, juste un peu...

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lundi 24 décembre 2007

Petit Papa Noël !

Petit_Papa_Noel

Mon cher Père Noël,

Je sais très bien que tout ce qu'on nous raconte n'est qu'illusion, et que derrière les paquets qui se trouvent sous mon sapin se cache ta barbe blanche, quoi qu'on l'on veuille me faire croire. Ainsi, cher monsieur en rouge et blanc, je sais que je m'y prends un peu tard, mais je suis persuadée que tu arriveras à lire ce message depuis ton traîneau sûrement connecté à internet en wifi interstellaire et que tu pourras combler mes souhaits. Sachant qu'en plus, je t'avoue que je ne t'en voudrai pas si tu ne les combles pas tous cette nuit. Oui, je suis tellement gentille qu'en plus je te laisse un délai... Mais bon, si tu pouvais éviter de perdre trop de temps, ça m'arrangerait quand même un peu d'avoir mes cadeaux avant Noël 2008...

Bref, donc cette année, j'ai été gentille. Très gentille même. Comme toujours, tu le sais bien Père Noël. Bon, d'accord, j'ai un peu râlé sur mes parents, mais qui ne le fait pas ?! Je suis sûre que même toi, tu râles sur la Mère Noël et sur la Belle-Mère Noël ! Alors bon, j'ai bien le droit de râler sur mes parents ! Peut-être que j'ai été un peu méchante, mais je n'en suis même pas sûre, vois-tu... Oui, j'ai délaissé mes lecteurs, mais c'est parce que je m'occupe un peu plus de mes patients !

Alors comme je remplis les conditions pour avoir des cadeaux, je te remercie par avance de loger ce message dans un coin de ta tête et de ne surtout pas l'oublier ! Non, parce que bon, ça fait quand même quelques temps déjà que je te les réclame, ces cadeaux ! Et ne fais pas l'ignorant : à six ans déjà, je t'écrivais qu'il serait de bon ton que tu mettes au pied du sapin un petit frère ou une petite soeur. Bon, ça, tu as oublié, peut-être parce qu'on ne connaissait pas encore les traitements contre Alzheimer. Mais maintenant, tu vas beaucoup mieux, hein ?! Alors pourquoi tu oublies encore ?!

Donc ce coup-ci, je te le répète, mais j'espère que ce sera la dernière fois ! Tu es donc prié plus aimablement de ne pas oublier :

  • De n'envoyer ni maman ni papa à l'hôpital dans les mois qui viennent, j'ai assez passé d'après-midi sur les chaises inconfortables de la chambre blanche de maman.

  • D'apaiser les esprits et réduire les tensions entre mes deux géniteurs qui risquent encore de le crêper le chignon comme des gamins de maternelle, tu crois pas que ça suffit d'avoir l'étiquette "enfant de divorcés" sur le front ?!

  • De me donner des idées de génie quand il s'agit de faire des cadeaux parce qu'à force d'arpenter les rayons des boutiques, je ne sais même plus qui veut quoi.

  • De m'aider à perdre quelques kilo en trop, principalement situés au niveau de mon ventre et sur le pourtour de mes cuisses, histoire que je ne trouve pas anormal de voir trois kilos en moins sur la balance en une semaine.

  • De trouver une solution pour que j'arrête de me cailler dans mon lit malgré les épaisseurs supplémentaires, et je demande pas une bouillotte, sauf si elle est vivante et qu'elle a une tête d'humain.

Je profite aussi de cette missive pour te remercier, parce qu'on ne le fait pas assez souvent je trouve, pour :

  • Mon retour dans ma Bretagne natale après une expérience francilienne plus ou moins concluante.

  • Mon appartement sympathique que j'ai entrepris de ranger depuis une semaine, tu risques de ne pas le reconnaître tellement j'ai enlevé de sacs et autres bazars.

  • Les deux minettes avec qui j'ai entamé les festivités de Noël, à la porte d'appartement toujours ouverte, pour les soirées, les apéros, les cafés, les prises de tête, les réflexions, les remontages de moral, les projets et autres trucs incroyables qu'elles sont capables de faire.

  • Mon boulot en CDI à temps plein dans une région froide et humide où je me tue à la tâche à longueur de journée, qui me fait rentrer chez moi le soir d'une humeur exécrable, humeur que je ne passe que sur Fifi et Lulu puisque tu as eu la gentillesse d'épargner ça à toute personne de sexe masculin.

  • Les surprises de l'année, des visites aux coups de fil nocturnes, en passant par un paquet dans la boîte aux lettres un brin couvert de neige de l'est.

  • Les soirées improvisées, les sorties nocturnes, les bars et les appartements où il fait trop chaud, les musiques indémodables, les morceaux inratables, les photos inoubliables.

  • Les deux heures toutes les deux semaines pendant lesquelles je peux laisser libre court à mon imagination en laissant mes doigts faire danser le stylo sur la piste blanche de mon cahier rouge.

  • Les petits trucs qui font que je rentre à la maison en riant, les petits rien qui filent la pêche pour la journée, les rayons de soleil d'hiver qui font fondre la gelée du matin...

Donc voilà, Petit Papa Noël. J'espère que tu garderas tout ça bien au chaud sous ton manteau rouge et que tu n'oublieras pas de me distiller quelques petites choses tout au long de l'année. Je sais qu'en décembre, tu es souvent occupé, mais si à l'avenir, tu pouvais ne pas oublier ces petits trucs pendant ce mois-là, ça arrangerait mes fêtes de fin d'année... Non, juste parce que parfois, je me demande où tu as la tête entre octobre et décembre !

Allez, je te laisse, tu dois avoir du boulot, et moi aussi d'ailleurs !

Miss Alfie.

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mardi 27 novembre 2007

The real life

The_real_life

Dans la vraie vie, parfois, on travaille, et même que parfois, on peut passer d'un mi-temps à un temps plein, ce qui fait qu'avant le début du mois de décembre, on a plein de choses à régler, des dossiers à se passer et des futures collègues à rencontrer.

Dans la vraie vie, parfois, on passe des dimanches tranquilles, à manger des petits plats qu'on se prépare juste pour soi, parce que finalement, c'est pas si désagréable de regarder un film à la télé à la lueur de la lampe rouge alors qu'il pleut tout dehors.

Dans la vraie vie, parfois, on sort du travail pour filer dans un hopital voir une maman encore à peu près en forme, pas du tout stressée malgré tout ce qui se passe, et on repart un peu angoissée, beaucoup inquiète, et surtout impatiente de savoir que le lendemain, tout se sera bien passé.

Dans la vraie vie, parfois, on fait la fête pour la copine qui a enfin réussi à épuiser les jurys de diplôme d'état et qui fait désormais partie de la grande famille des assistants sociaux, on boit du champagne, on mange des pizzas, et même on oublie tout le reste.

Dans la vraie vie, parfois, on se fait son propre cadeau de Noël en avance, parce qu'après il y aura trop de monde dans les magasins, et puis qu'on aura le temps d'aller le faire réparer avant le Réveillon s'il y a un soucis, et puis qu'on peut l'utiliser pour mitrailler de suite.

Dans la vraie vie, parfois, on rentre à la maison tard, quand il fait déjà bien nuit et que les cernes de la fin de la journée sont bien là. Alors, on s'installe devant son ordinateur. On se dit que ce serait bien de rédiger un petit message qui ne soit pas une critique de livre sur le blog. On prévoit de se coucher un peu plus tôt à condition de ne pas allumer msn. On pense déjà au bouquin qui attend et qui va emmener l'esprit en voyage. On anticipe le lit très grand en voyant le positif de l'avoir pour soi tout seul, de ne pas avoir de ronflements intempestifs à côté, de bouillotte humaine, de pouvoir s'étaler en diagonale, même si bon, on avoue sans grande torture qu'à certains moments, ce serait bien quand même de pouvoir se reposer sur quelqu'un...

Alors c'est vrai aussi que parfois, dans la vraie vie, on s'invente une autre vie, une de celle bien gentille. Une vie avec plein de choses qu'on a pas dans la vraie, et aussi qu'on a parfois. Et on part sous la couette avec cette vie là en tête, juste histoire que le sommeil ne soit pas trop lourd et trops angoissant...

Texte © Miss Alfie 2007

Scribouillé par Miss Alfie à 22:52 - Moi... par moi... - De vous à moi... [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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