lundi 18 février 2008
La liste
Pour reprendre la méthode d'une personne à qui je tiens très beaucoup, voici une petite lecture à ma manière de la chanson de Rose La liste qui est venue s'inviter à la fête ce matin dans la voiture, tandis que je traversais la campagne rennaise de bon matin, avec personne devant moi, un beau soleil et du blanc dans les champs...
Aller à un concert
Je te laisse choisir, on devrait trouver de quoi nous satisfaire tous les deux...
Repeindre ma chambre en vert
Ben oui, si tu veux, mais la tapisserie est déjà verte !
Boire de la vodka
Ou du vin, ou du champagne, ou du cidre, ou ce que tu veux !
Aller chez Ikea
Dis donc, ça tombe bien, d'ici un an, ce sera mon voisin !
Mettre un décolleté
Oui, j'ai une réputation à tenir monsieur ! Et avoue que ça te déplairait pas !!!
Louer un meublé
Mais on fait quoi des meubles qu'on a déjà ?!
Et puis tout massacrer
Et la non-violence dans l'histoire alors ?!
Pleurer pour un rien
Sais faire... No problem... Mais j'me calme...
Acheter un chien
Je pense que tu m'accorderas que c'est mieux qu'un chat avec nos petits nez !
Faire semblant d'avoir mal
Juste pour que tu me prennes dans tes bras
Et mettre les voiles
En bord de mer, évidemment...
Fumer beaucoup trop
Oui, même une, je sais, ce sera "trop" !
Prendre le métro
Entre deux trains, entre deux gares, faut juste renouveler la réserve de tickets violets
Et te prendre en photo
Surtout que maintenant, tu sais de quoi je suis capable !
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Là, ça se passe de commentaires...
Te faire mourir de rire
Ou en tout cas essayer... de grimaces en choré dans la rue
Aspirer tes soupirs
Et respirer avec toi
M'enfermer tout le jour
Oui, mais aller visiter les alentours aussi !
Ecrire des mots d'amour
Oui, mais à la Bénabar...
Boire mon café noir
Avec un peu de sucre malgré tout, et toi ton chocolat
Me lever en retard
Oui, mais tôt pour partir en ballade
Pleurer sur un trottoir
Mais mince, j'ai déjà dit, j'ai pas envie de pleurer !
Me serrer sur ton coeur
Et dans tes bras
Pardonner tes erreurs
Evidemment...
Jouer de la guitare
Je veux bien, mais t'as pas peur aux oreilles là...
Danser sur un comptoir
Ou dans la rue, hein !
Remplir un caddie
Ouais, partager la corvée, je prends !
Avoir une petite fille
Ouh là, bon, ça, c'est un peu rapide quand même ptet !
Et passer mon permis
Ah, ça je l'ai déjà !
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
ha ha
ha ya
ha ya
ha ha
Je sais je suis trop naïve
Oh là, pourtant ça m'a déjà joué des tours...
De dresser la liste non exhaustive
On la complétera ensemble si tu veux...
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
Et juste avec toi, des trucs cons de tous les jours, des trucs cons totalement barrés
T'embrasser partout
Ben quoi, z'aime bien les bisous !
S'aimer quand on est saouls
Avec le vin, le champagne, la vodka cités avant, y a des risques !
Regarder les infos
Oui, mais tu m'en veux pas si je bave devant Pujadas ?!
Et fumer toujours trop
Oui, je sais je sais ce qu'il me reste à faire
Eveiller tes soupçons
Oui... Mais non !
Te demander pardon
Miss La Boulette risque de débouler, tu sais...
Et te traiter de con
Affectueusement, of course...
Avoir un peu de spleen
Mais pas ensemble, quand même...
Ecouter Janis Joplin
Ou ce que tu veux, je te laisse choisir, tu ne t'ai pas trompé pour l'instant...
Te regarder dormir
Pas dur, vu le temps que je passe à dormir en général...
Me regarder guérir
Non, NOUS regarder guérir
Faire du vélo à deux
Allez, va, j'peux ptet essayer !
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.
Woulà, tout est dit...
Dédicace spéciale...
vendredi 25 janvier 2008
Un homme heureux...
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire
Y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
William Sheller, 1991.
Petite dédicace à qui se reconnaitra...
vendredi 16 novembre 2007
Aaron
Les groupes qui débutent, qui commencent à être connus mais qui ne rempliraient quand même pas l'espèce de hangar qui sert actuellement de "zénith" à la métropole rennaise, ou ceux qui préfèrent rester dans l'intimité d'un véritable échange avec le public, se produisent souvent à la Salle de la Cité. La Cité, comme on l'appelle par ici, c'est une petite salle dans le centre ville, à deux pas de la rue de la soif, devant laquelle on fait la queue en tentant de rester sur le tout petit trottoir sans se faire écraser par les voitures qui passent dans la petite rue.
Tout de suite, quand on passe le porche, on se dit qu'on rentre dans un autre monde. Les videur sont en pantalon large, en rangers et une casquette aux couleurs de la Jamaïque sur le crane recouvert de dread locks. Les murs du porche sont recouverts d'affiches de syndicat puisque la Salle de la Cité est située juste derrière la Maison du Peuple. Et l'intérieur de la salle reflète des années de bons et loyaux services. Les murs sont abîmés, et camouflés par endroits par des bouts de contre-plaqué. La Cité respire la révolution ouvrière de la fin du 19e siècle, le Front populaire et les congés payés.
La salle étant petite, on arrive à se placer près de la scène, on se serre, on peste d'avoir pris un manteau... Mais vu la température extérieure, c'était une précaution sage et nécessaire... Mais comme il n'y a pas de vestiaire, qu'on a pas de sac à dos et qu'on reste debout, on finit par le coller plié en deux enter les genoux, histoire qu'il traîne pas par terre, histoire qu'on puisse taper dans les mains et hurler plus fort que les groupies en folie.
La moyenne d'âge est correcte, à savoir entre 20 et 25 ans. A savoir qu'on ne se sent ni trop jeune ni trop vieille pour apprécier Aaron. Pas comme les deux jeunots devant nous qui ont dû échanger une quantité incalculable de salive en 3 heures de temps, tandis que le charmant jeune homme recevait des messages enflammés d'une autre donzelle... Et m'engueulez pas : c'est pas de ma faute s'il était plus petit que moi et qu'il regardait ses messages juste devant moi !
Concernant le spectacle en lui-même, une première partie avec Declan de Barra, un duo irlandais un peu particulier mais impressionnant malgré tout, et enfin, après une attente un chouilla longue, Aaron... Olivier, Simon et Maeva sur scène. Un piano électrique, une guitare, trois micros, un violoncelle et un ordinateur... De la musique, des sons, des rythmes, des paroles reprises en choeur, un chanteur élastique dansant tout comme moi, une violoncelliste en tutu long noir avec un chapeau sur la tête...
Aaron, ça avait un côté totalement barré, totalement émouvant, une vraie communication avec le public. Après une frayeur, ils ont quand même fait ma chanson, celle qui parle d'un poisson rouge mort... Et puis le noir s'est fait, le silence a envahi la salle et nous sommes reparties en pensant que désormais, l'album n'aurait plus forcément cette tonalité mélancolique que nous lui trouvions...
Texte © Miss Alfie 2007
mardi 13 novembre 2007
Opération Opéra !
D'ordinaire, ces derniers temps, soit je vous raconte comment je me prends la tête avec les administrations pour réussir à obtenir quelques subsides qui me permettraient de commencer à préparer mes cadeaux de Noël, soit je vous donne quelques idées de lectures plus ou moins intelligentes et philosophiques. Mais aujourd'hui, je vais vous parler Culture, mais Culture avec un grand C... Parce que parfois, il m'arrive de me culturer comme il faut, de faire la grande dame et d'aller, oui oui oui, à l'opéra !
La première escapade en ce haut lieu culturel rennais a eu lieu il y a bientôt deux ans, tandis que j'usais encore mes jeans sur les chaises de mon école d'assistante sociale. Ce soir-là, en février 2006, c'était Offenbach et ses Contes d'Hoffmann qui nous avait enchanté, Contes que j'avais suivi depuis le poulailler, assise sur des marches en bois bien dures dont mes fesses ont gardé le souvenir.
Mais cette fois-ci, j'ai rassuré mes fesses avant le départ : un abonnement pour trois spectacles, et les voilà rapidement posées sur une chaise de bois sombre garnie de velours rouge, au premier balcon, surplombant le parterre. Et puis c'était la moindre des choses pour apprécier Cosi Fan Tutte de Mozart !
L'opéra de Rennes est à lui seul un lieu à visiter. Construit à la fin du 19e siècle, il a été rénové en totalité en 1999 et illumine la place de la Mairie de sa splendeur. Rien qu'à le voir, ainsi éclairé dans la nuit d'hiver, et le coeur se serre. L'intérieur est à la hauteur, avec ses grands escaliers aux marches recouvertes de velours rouge, son foyer en arc de cercle, et ses couloirs aux portes donnant sur les loges.
Une fois installées, nous avions le temps de contempler l'environnement, le plafond avec sa ronde des petites bretonnes, les boiseries travaillées et dorées des balcons, les tentures de velours descendant le long de la scène. Et puis le public... Beaucoup de personnes d'un âge certain, mesdames avec leur manteau de fourrure, messieurs en costume-cravate. Quelques familles au grand complet, papa-mama-les quatre enfants, mais bizarrement pas venus des zup de la ville. Beaucoup de jeunes dans mes âges, merci la fac de Rennes qui, quand elle n'est pas bloquée par les grèves, offre une place par an à chaque étudiant pour aller voir un spectacle à l'Opéra. Un public avec ses habitués, qui d'un regard savent où s'installer, vous font comprendre que eux, ils ont l'habitude, ils savent. Un public avec des novices aux oreilles plus habitués aux mp3 qu'aux fosses d'orchestre avec violons, altos, violoncelles, contrebasses, cors, clarinette, flûte traversière, hautbois, cymbales, piano...
Et puis tout à coup, la sonnette invitant les retardataires à rejoindre leurs places. La lumière qui s'éteint doucement. Le noir et à nouveau la lumière, sur le rideau qui se lève, sur l'orchestre qui enchaîne les premières notes, sur les chanteurs qui entrent en scène, et déroulent le fil de l'histoire à coup de vocalises, de choeurs, de canons, de solos, de mimiques et de pitrerie au milieu d'une histoire un peu tragique, un peu comique, mais tellement actuelle sur l'amour, la fidélité et l'infidélité...
Trois heures trente plus tard, la montre indique minuit, les mains sont rougies d'avoir tant applaudis la troupe qui se produisait pour la première fois dans cette salle que j'aime tant, les yeux, fatigués d'avoir été sollicités pour faire le va-et-vient entre la traduction en français du chant italien, les oreilles, bourdonnantes de mélodies envoûtantes, et le sac sur l'épaule, bien emmitouflées dans les manteaux d'hiver, nous voilà repartant dans la vraie vie, souriant à l'évocation de la morale de cet opéra de Mozart : ne jamais oublier de voir le calme dans la tourmente, le positif quand tout est négatif...
Pour écouter gratuitement des extraits de Cosi Fan Tutte
Texte © Miss Alfie 2007
mercredi 12 septembre 2007
Blind Test Version 2 !
Après le succès de la première édition, je vous propose de vous amuser autant que je suis sûrement en train de le faire avec ce nouveau blind test. Et cette fois, je vous propose de les accueillir. Elles sont belles, jeunes, ou moins, et surtout, elles chantent bien ! Et oui, ce ne sont que des filles !
Je vous invite donc à écouter chacun des 10 extraits musicaux que je vous propose et de trouver le titre du morceau et l'artiste !
Pour l'utilisation du lecteur, n'hésitez pas à vous reporter au premier blind test où j'expliquais le fonctionnement !
Et rendez-vous le 13 septembre pour les résultats !
EDIT du mercredi 12 septembre : Bon, alors, c'est quoi ce bazar ? Tout n'a même pas été trouvé ?!!! Allez, un peu de nerf ! Pas de résultat tant qu'il n'y aura pas toutes les réponses !!!
lundi 20 août 2007
Résultats du Blind Test 1
Tout d'abord, un grand merci à tous les participants ! J'espère que vous vous êtes bien amusés avant tout !
Les musiques ont été brillamment découvertes. Il y avait donc :
- Men In Black, de Barry Sonnenfeld, sorti en 1997.
Bravo à Râleuse (3 points) - La vérité si je mens, de Thomas Gilou, sorti en 1997.
Bravo à Mirabelle (3 points) - Fame, d'Alan Parker, sorti en 1980.
Bravo à Mirabelle (3 points) - La cité de la peur, d'Alain Berbérian, sorti en 1994.
Bravo à Christophe (3 points) - Il était une fois dans l'ouest, de Sergio Leone, sorti en 1969.
Bravo à Mirabelle (3 points) - L'auberge espagnole, de Cédric Klapisch, sorti en 2002.
Bravo à BlueG (3 points) - Philadelphia, de Jonathan Demme, sorti en 1994.
Bravo à Mirabelle (3 points) - Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet, sorti en 2001.
Bravo à Râleuse (3 points) - Ghost, de Jerry Zaker, sorti en 1990.
Bravo à Râleuse (3 points) - Les bronzés font du ski, de Patrice Leconte, sorti en 1979.
Bravo à Cocole (0,5 point) et à Mirabelle (2,5 points)
Les gagnants sont donc :
- Mirabelle (14,5 points)
- Râleuse (9 points)
- Christophe (3 points)
- BlueG (3 points)
- Cocole (0,5 point)
Blind Test 1
Pour s'amuser un peu, et pour reprendre l'idée de Christophe (Tu m'en veux pas au moins ?! Promis, j'apprends à faire super bien la cuisine !!!), voici un petit blind test fait maison. On excusera les bugs éventuels, mais j'ai trimé comme une forçat pour réussir à vous offrir quelques extraits de musiques de film !
Et oui, vous trouverez ci-dessous dix intro de musiques de film.
A vous de retrouver le titre du film, son réalisateur, et l'année où il est sorti en France !
Quant au gagnant, il aura droit à un billet spécial sur son blog mercredi prochain !
Bonne chance à tous !
Pour lire ou arrêter momentanément la musique, cliquez sur ![]()
Pour passer au morceau suivant, cliquez sur ![]()
Pour revenir au morceau précédant, cliquez sur ![]()
mercredi 15 août 2007
La lettre
Un petit coup de coeur musical avant d'aller rejoindre Morphée. Non seulement, la chanson raconte une histoire on ne peut plus mignonne, mais en plus, le clip aussi !...
Bon, ben si vous m'en trouvez un comme ça, qui débarque après réception d'une lettre mal adressée, qui chante aussi bien, et qui me fait craquer pareil, je prends !!!
jeudi 10 mai 2007
Imagine
"Imagine there's no countries
It isn't hard to do
Nothing to kill or die for
And no religon too
Imagine all the people
Living life in peace..."
Imagine, John LENNON
Imagine...
Imagine un monde sans pays, sans religion, ce n'est pas difficile... Il n'y aurait personne à tuer ou à mourir pour une cause...
Imagine un monde où les gens vivraient en paix...
J'imagine, je rêve, j'utopise... Rêve d'une vie, rêves de vies...
J'allume la radio, la télévision, j'ouvre les journaux : morts en Irak, morts au Proche Orient, morts en Afghanistan, morts en Côte d'Ivoire, morts au Cachemire, morts dont on ne parle pas, morts partout.
Je ferme le robinet de la rubrique nécrologique. J'ouvre la fenêtre. Le vent me caresse le visage, les nuages blancs cotonneux glissent sur une patinoire azurée, les feuilles rousses bruissent et dansent au rythme du vent, comme en accord avec la musique qui sort des fenêtres ouvertes du dernier étage. J'entends les bruits familiers de l'immeubles, la femme de ménage du dessus qui vient d'arriver, son coup de sonnette précis et rapide, son pas alerte et les bruits étouffés de sa discussion avec la dame du dessus, les filles d'en dessous qui claquent la porte, allument la musique et sans doute une cigarette en s'affalant dans le canapé pour regarder en se marrant un feuilleton sur la 6... Je referme la fenêtre. Je branche ma chaîne. Sinatra et sa voix désuète. Dommage qu'avec les CD on perde le grésillement de la vieille platine... Je suis rassurée...
Mais combien ont fermé les yeux pendant cet instant de répit ? Combien sont tombés sous des balles ou dans une explosion à la voiture piégée ? Combien sont morts de froid, de faim ? Trop sûrement...
Imagine...
Imagine que l'on vive tous en paix...
J'y crois, j'y rêve...
Un jour...
Peut-être...
Texte © Miss Alfie 2005
Musique © John Lennon

