mercredi 23 mai 2007
Nos jours heureux
Léger coup de blues. Coup d'oeil dans les films pas encore regardés. Nos jours heureux, ça sonne bien... Et puis avec un peu de chance, ça rappellera de bons souvenirs.
Et de fait.
Il y avait tout. Rien ne manquait.
Le directeur parfois dépassé.
Les réunions et le cinquième repas que nous, on avait jamais.
Les batailles dans les chambres et la répartition qui ne plaît pas.
Le cuisinier qui sait pas cuisiner et qui fini par faire autant partie de l'équipe d'animation que le chauffeur du car.
Les bobos et les visites aux urgences.
Les tours de nettoyage et les mêmes qui râlent toujours.
L'extinction des feux et les chuchotements pour pas se faire repérer d'une chambre à l'autre.
Les activités, les visites soporifiques, les ballades à la mer sous la flotte.
Les olympiades où les perdants réussissent quand même à gagner de super stylos de pub.
Les histoires entre les monos et entre les colons.
L'inquiétude des parents au départ comme si leurs chérubins partaient pour toujours.
Le jour du départ et le blues qu'on emporte et qui semble plus lourd que les valises.
Oui, tout y était... J'étais partie neuf ans en arrière. Mono, je l'ai jamais été, pas la patience pour ça. Par contre, colon, oui. Six ou sept fois... Mais on se connaissait tous. Alors les histoires de coeur, il n'y en avait pas trop...
Quoique... Si j'ai bonne mémoire, le dirlo du premier camp que j'ai fait s'est casé avec une des monos... Ah ben oui... Tout y est en fait...
A voir, à revoir... Avec un Jean-Paul Rouve attachant comme pas deux...
Texte © Miss Alfie 2007
Affiche Nos jours heureux, d'Eric Toledano et Olivier Nakache, 2006
mardi 15 mai 2007
Soirée comédie d'horreur
Elle s'annonçait terrible, la soirée : Gremlins... et son lot de petits monstres verts. Des souvenirs terribles pour tout enfant qui se respecte et qui a découvert le film au hasard d'une colonie de vacances ou d'une dodo-partie avec les copains. Bref, certains en sont restés traumatisés, mais ceux-là avaient décidé de s'y frotter à nouveau, de conjurer le sort.
Le rendez-vous était fixé à vingt-et-une heure, par une nuit glaciale et sombre. Les rues étaient remplies de jeunes assoiffés de bière, vêtus de l'uniforme réglementaire, vampires des rave-parties. Trois silhouettes se dessinèrent dans la lumière blafarde de la lune et se glissèrent furtivement sur la dalle de l'immeuble dans un gloussement de rire. Deux filles, un garçons qui marchaient d'un bon pas, afin de ne pas se retrouver avec des glaçons en lieu et place des orteils.
A l'interphone, aucun nom ne correspondant. Leur hôte semblait fantomatique. Après quelques hésitations, le choix d'une touche anonyme et une voix qui sort du haut-parleur, caverneuse et grave. La porte qui s'ouvre, encore un esprit sûrement... Dans l'ascenseur, la lumière qui grésille, ils échangent des regards inquiets, pourvu qu'il ne tombe pas en panne.
Trouver la sonnette dans le noir, pas facile, d'autant que l'ampoule du couloir semble avoir grillé juste à l'arrivée de nos amis, histoire de les mettre dans le bain du film sans doute... La porte qui s'ouvre et les copains bien vivants qui ouvre, soupir de soulagement.
Petit verre, ça discute, on rigole, on déconne. Discussion sur l'installation de la télé : sur la table et les gens sur le lit ou sur le canapé et les gens sur la table... Heu non, c'est l'inverse, enfin vous aurez sans doute compris ! Bref, trois nanas étant déja confortablement installées sur le lit, les hommes se plient et la télé se tourne sans mal vers les trois paires d'yeux rieurs. Promis, elles seront sages... jusqu'à la prochaine bêtise ! Non non, elles ne joueront pas les fantômes au milieu du film.
Mais forcément, un rire stupide à tout bout de champ, mais que trouve-t-elle donc de si rigolo dans ce film d'horreur, pour enfants certes, mais d'horreur quand même, c'est tout de même pas une comédie ! Un regard bizarre, il la connaît pas celui-là, les autres qui hochent la tête, d'un air dépité, vraiment irrécupérable, faudrait songer à la faire soigner peut-être... Bah, ils ont l'air de bien l'aimer quand même, la taquinant gentiment sur son côté bon public. Bah tiens, la voilà qui applaudit au gremlins dans le micro-onde ! Son côté sadique ? En tout cas, au moins, elle sait pourquoi elle vient d'acheter un micro-onde : et si un gremlins venait à l'attaquer dans son appartement ?!
Fin du film. Après une grande bataille monstrueuse et insolite, dont seuls quatre personnes resteront les témoins éternels, générique de fin sur un baiser des deux héros, fallait bien ça ! Retour de la lumière. Ben c'est ça un film d'horreur : pas un n'a crié pendant le film, à peine deux sursauts de surprise ?!... Ou alors, ils ont bien grandi, les enfants des colonies de vacances...
Texte © Miss Alfie 2005
Image affiche Gremlins, de Joe Dante, 1984.
samedi 12 mai 2007
Spiderman 3
Cet article aurait également pu s'intituler "Ode au cinéma américain"... Mais bon, comme généralement, je me casse pas trop la tête pour mes titres, vous m'excuserez. Au moins, tout le monde sait de quoi je vais parler maintenant, à savoir Spiderman 3.
En effet, en ce mois de mai, y a des lundis, mais y a aussi des mardis, et un certain nombre de mardis fériés, dont le 8 mai, en souvenir de l'armistice de 1945... Et comme ce 8 mai-là, le temps breton ne s'annonçait pas au beau fixe, la virée à Saint Malo a été décalée et c'est dans un appartement rennais que l'on s'est retrouvé autour de lasagnes végétariennes dont l'assaisonnement avait été oublié et d'un gâteau au chocolat pas assez cuit. Mais cela n'a pas empêché nos cinq minettes de passer un bon repas. Mais une fois le café avalé, s'est posée la question de l'occupation post-repas.
Ah ben oui, aller faire les boutiques un jour férié, non merci, même si certaines adorent ça en temps normal ! L'option promenade a vite été remisée pour cause de crachin et d'impossibilité pour l'une de forcer sur la marche, même si les quatre autres voyaient déjà en cette ballade un entraînement pour leurs treks pyrénéens estivaux. Il est donc resté le cinéma, où nous nous sommes en véhicule motorisé pour les raisons ayant empêché la promenade, sans trop savoir ce que nous allions voir mais avec trois des cinq passagers déjà plus ou moins motivées pour faire augmenter les profits des machines à fric américaines.
Sur place, le constat fut rapide. Hormis cette super production, il n'y avait qu'un polar dans les favelas mexicaines qui semblaient attirer quelques âmes, mais comme nous sommes de bonnes citoyennes, nous nous sommes dit qu'il était bon de suivre les recommandations de notre futur nouveau président, à savoir aimer les Américains. Les deux moins motivées ont donc suivi les trois plus motivées et les cinq personnes ont pris place dans une salle où une collection de parents avaient traîné leurs marmots pour mater les fesses de Kirsten Dunst... Heu non, c'est l'inverse, et pas pour les raisons invoquées en fait après vérification !
Après près de deux heures et demi de film, avec un gentil qui est un peu méchant par moment, un gentil-méchant, et deux vrais méchants, on a pu enfin éclater de rire en se disant que non, sincèrement, on aurait dû écouter cette petite voix en nous qui nous disait de ne pas y aller !
Bon, ok, les effets spéciaux sont impressionnants.
Bon, ok, les mecs dans le film sont plutôt canons et ont le torse bien musclé.
Bon, ok, on était quelques unes à pas avoir vu les précédents, donc à pas capter toutes les subtilités d'un scénarios avec méchants multiples et romance à l'eau de rose prévisible dès le départ.
Mais quand même... Sur la fin, je l'avoue, j'ai piqué du nez sur la bataille finale. Et paf ! Et re-paf ! Et boum ! Et crac ! Et j'en passe, et zut, le combat est toujours pas fini alors que normalement, là, je voudrai pas dire, mais ils devraient sincèrement tous être morts depuis quarante bonnes minutes...
Et puis ce passage de Spider-Man volant au secours de sa belle et passant devant le drapeau américain flottant au vent, ah, que d'émotions...
Bref, en sortant, on a bien rit. Bon, par contre, le porte-monnaie rigole moins vu que les tarifs réduits, quand on bosse, on peut se brosser, même quand on a moins que le montant du RMI sur le mois précédent. Mais je me dis qu'en même temps, je suis une bonne citoyenne. Je fais valoir l'Amérique, et en plus, je forme mon esprit à ce que nous allons peut-être voir débarquer toutes les semaines sur nos écrans si les Américains sont nos amis !... D'ailleurs, je me demande toujours comment Télérama a pu trouver bien ce film... Enfin bon, voilà, c'était mon mot du jour.
Si vous voulez vous détendre, voir des blondes vraiment blondes, des mecs vraiment mecs, des méchants très méchants et des gentils pas que gentils, allez-y !
Texte © Miss Alfie 2007
Image affiche Spiderman 3, de Sam Raimi, 2007


