lundi 28 avril 2008
Où Miss Alfie oublie un certain nombre de choses
En ce doux week-end d'avril ensoleillé comme en plein été - oui oui, même en Bretagne, il arrive qu'il fasse un temps réjouissant permettant le port de tee-shirt à manches courtes -, Miss Alfie est montée dans sa voiture en compagnie de sa cousine et d'un animal à quatre pattes recouvert de poils blancs à l'haleine particulièrement égoutesque pour se rendre pendant deux jours au bord de la mer afin de retrouver un semblant d'ambiance familiale avec père, mère, filles, chien, poisson rouge... Ah non, c'est vrai, le poisson est mort !
Bref, la voiture chargée, les vitres baissées, les lunettes de soleil sur le nez, nous sommes parties, devisant gaiement tandis que la quatre-voies filait sous les roues de la voiture. La radio crachouillait de la musique et tout à coup, alors que la vitesse de croisière s'affichait au compteur, Super Cousine eut un éclair de génie... Ou plutôt de désespoir... Oubliés, le pain et le jambon commandés ! Sachant qu'il était alors dix-neuf heures douze exactement à l'horloge de la voiture, que nous venions de passer la dernière commune de taille correcte, et que la prochaine était à une vingtaine de kilomètres, la mission qui nous était dévolue s'avérait presque impossible... Heureusement, passés Tréffendel et ses trois bars, et Saint Peran et ses commerces inexistants, le Super U de Plélan-Le-Grand fut notre sauveur... Et alors, Super Cousine put arrêter de chanter "Plus près de toi mon Dieu" tandis que je filais sur les minuscules routes sinueuses de la campagne profonde de par chez nous...
Jambon et pain... Ces deux ingrédients n'étaient que le hors d'oeuvre des oublis du week-end... Car Miss Alfie, dès lors qu'elle est un peu fatiguée, un peu trop sollicitée psychologiquement, et quelque peu stressée, a tendance à oublier un nombre certain de choses... Pourtant, de moi, j'étais très fière : un tout petit sac à dos pour le week-end, ou l'espoir de bientôt pouvoir traverser la France légère comme une feuille... Bon, certes, l'ordi m'accompagnait, ainsi que l'appareil photo, et le bordel habituel qui traine dans ma voiture, genre un Elle de début mars, un plan de commune ou encore le guide vert de la Bretagne... Autant dire des choses indispensables pour mon week-end ! Mais mon sac, en soi, était tout léger... Juste un pantacourt adapté à la chaleur du moment, deux tee-shirts et les sous-vêtements en nombre suffisant, ma trousse de toilette traditionnelle et un bouquin. Le minimum du minimum...
Tant et si bien que, si vous relisez bien ce que je viens d'écrire, vous constaterez qu'il manque un pyjama, une paire de chaussons, une serviette de toilette mais aussi du shampooing et du coton à démaquiller ! Oui, rien que ça... Du coup, les placards furent fouillés vendredi soir dans un concert de rires pour dénicher les objets manquants à une tête de linotte un peu dans les étoiles ! Enfin, disons que pour la pro des listes, pour la nana qui pense toujours à emmener en triple exemplaire des affaires totalement inutiles, oublier des éléments aussi vitaux qu'un pyjama ou du coton à démaquiller apparait comme un comble...
Heureusement, Miss Alfie, dans sa tête trouée, avait malgré tout pensé à ne pas voyager en chaussettes et chaussé ses jolies chaussures neuves pour former, avec Super Cousine Bis, le club des baskets rouges...
jeudi 24 avril 2008
Où Miss Alfie deviendrait peut-être un garçon
Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que l'on me dit que je suis une fille.
Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que je porte des vêtements de fille.
Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que j'ai tous les attributs physiques d'une fille, surtout depuis quelques années, surtout entre le cou et la ceinture.
Et cela fait quelques jours que l'on arrête pas de me dire que je suis en train de devenir un mec ! Non, mais vous imaginez ? Si c'est ça, avoir vingt-cinq ans : devenir un mec ! Ah mon Dieu !!! Mais non ! Moi je suis contente d'être une fille, même si, c'est vrai, parfois c'est chiant, quand il faut s'attaquer à la forêt vierge qui recouvre le corps pour être un peu sexy, quand, une fois par mois, on se retrouve plié en deux sous al couette et exécrable à souhait, quand on subit les assauts de tous les gamin à la testostérone explosive en soirée sous prétexte que l'on a deux protubérances bien placées... Non, moi, je veux rester une fille, na !
N'empêche, c'est vrai que depuis dimanche soir, je me pose des questions... Autant vous dire que la réflexion de la future grande star oscarisée de la famille n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde... Magnéto !
L'action se passe dans le métro parisien. M.A. et A.L. déambulent dans les escaliers en parlant de leur week-end.
M.A. : Tiens, hier soir, on a regardé Le Seigneur des Anneaux, enfin, le premier film hein !
A.L. : Ah ouais ?! Mais tu sais que t'as six ans de retard ?!
M.A. : Ouais... Mais tu sais, finalement, j'ai super bien aimé !...
A.L. : M'étonne de toi... Enfin, c'était quand même pas la version longue, parce que côté longueur, c'est bonbon !...
M.A. : Bah... si...
A.L. : Ouais, bien un truc de mec ça !
M.A. : Oui, ben attends, si je te dis que j'ai même joué à Mario Kart sur Wii, là, tu vas me dire que c'est un truc de mec aussi !...
A.L. : Oh mon Dieu... Cousine, va falloir qu'on parle !
M.A. : Ok, et tant qu'on y est, sache que j'ai aussi craqué sur Kaamelott...
A.L. (d'un ton las) : Bien, je crois qu'on peut dire que tu es en train de devenir un mec...
Donc voilà, a priori, si une fille regarde Le Seigneur des Anneaux, joue à Mario Kart et regarde Kaamelott, elle est en passe de devenir un membre du sexe opposé. Dommage, parce que me concernant, je n'ai toujours rien à pousser entre les jambes, j'ai toujours deux protubérances quand je baisse la tête et des jupes dans mon armoire... Et puis d'abord, ce serait embêtant, si j'étais un mec, parce que mon mec, il voudrait plus de moi !!!
lundi 21 avril 2008
Où Miss Alfie a des soucis de transports
Et voilà, encore un lundi avec des cernes descendant sous les genoux ! Et tout ça pour quoi ?! Oh, juste une petite traversée de la France pour rejoindre ma moitié, rien de bien méchant en somme, un voyage qui commence à être bien rodé avec son changement de gare parisienne au milieu, et la promesse d'un break dans la réalité quotidienne. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !... Oui, enfin presque... Parce que pour le coup, on ne peut pas vraiment dire que les trajets de ce week-end auront été de tout repos...
Remarquez, j'aurai dû m'en douter dès vendredi midi quand, ma voituré stationnée chez ma chère mère absente, mon sandwich maison avalé et mon journal acheté, mes yeux rivés sur le grand panneau noir aux inscriptions blanches indiquant en lettres capitales l'heure et le quai de départ de mon train virent les lettres blanches indiquer un retard "probable" de cinq minutes ! Probable ? Oui, car au final, tablez plutôt sur dix minutes, dixit la gentille dame de l'accueil de la gare, qui m'expliqua que ce retard était dû à des voyageurs ayant entreposés leurs bagages devant les portes du train... Pratique pour permettre aux autres voyageurs de descendre... Un coup de la colo qui occupait les wagons ? Oh, ne soyons pas mauvaise langue, mais les gosses... voilà quoi !
Bref, dix minutes après l'heure prévue, mon train quitta la gare de Rennes, mon derrière posé dans un siège côté fenêtre pour pouvoir dormir plus confortablement, à côté d'un jeune homme aux écouteurs vissés sur les oreilles. Le gentil conducteur nous annonça alors une bonne nouvelle : le retard allait être rattrapé ! Fantastique, me dis-je ! Je pourrai même profiter de mon changement de gare pour faire les quelques photos qui me chatouillent depuis quelques semaines... Oui, mais c'était sans compter les gosses... Non, pas ceux de la colo, ceux qui se trouvaient à proximité des voies et qui forcèrent mon train à stopper net en plein milieu des champs de la Bausse pour une durée indéterminée ! Annonce fort rassurante quand, contemplant votre montre, vous commencez à vous dire que jamais vous ne serez dans le bon train à la bonne heure pour sauter à temps dans les bras de votre chéri... Et annonce ayant provoqué la même réaction chez mon voisin aux écouteurs devant faire le même changement de gare que moi, pour prendre le même train que moi, pour les mêmes raisons que moi ! Heureusement, notre bonne étoile veillait encore, et grâce à un sprint dans les couloirs du métro, nous pûmes avoir le train béni et rassurer nos moitiés alertées grâce à quelques sms paniqués !
Fin de l'histoire, me direz-vous. Certes, jusque là, rien de catastrophique, je pus arriver en temps et en heure chez mon homme, profiter de deux jours au calme à jouer à la console et à regarder Le Seigneur des Anneaux, faire les boutiques et apprécier une fois de plus la compagnie de celui que je vois définitivement trop peu...
Oui, mais non ! Parce que comme j'ai bien faire les choses à fond, j'ai décidé d'épicer mon voyage retour en décrétant que payer le parking de la gare pour le week-end, c'était la ruine, et en laissant ma voiture à quelques trois-quarts d'heures à pied au moins de la gare, comptant sur la présence assurée de taxis pour m'y conduire à une heure où le métro fait dodo et où toutes les bonnes âmes les plus dévouées sont tranquillement blotties au fond de leur lit, ou dans l'impossibilité géographique de venir me récupérer. La bouche en coeur, je suis donc arrivée à la station de taxi sur le coup de minuit et demi, persuadée que la gentille dame de la compagnie de taxis avait dit vrai en m'assurant qu'il n'était pas nécessaire de réserver un taxi le dimanche soir, qu'il y en avait toujours de disponible à cette station là... Oui, sauf que de taxis, je ne voyais point, mais de plein de gens avec des valises, mes yeux ne pouvaient se détacher... Gros soupir de désespoir... Et si j'avais mieux fait de me prendre pour une héroïne de film, de sauter du train au premier arrêt qu'il avait fait après que mon homme m'eut laissé à la gare, pour repartir dans la ville qui finira peut-être sans doute par m'accueillir ?! Ah ben oui, mais parfois, je suis trop terre à terre, je pense au boulot qui m'attend le lendemain, à mon appart que je peux pas balancer comme ça, à toutes les conséquences qu'un geste de folie pourraient avoir... et je me retrouve à estimer à près d'une heure le temps qu'il me faudra pour monter dans un taxi à une heure moins le quart, un dimanche soir, dans une ville bretonne déserte...
Oui, j'aurai peut-être mieux fait de descendre du train tout à l'heure pour faire demi-tour... Méninges travaillant, rester plantée là au milieu de gens plutôt irascibles en raison du manque de taxis, je pris mes baskets par les cornes et entamait ma traversée pédestre nocturne de Rennes pour récupérer mon véhicule à moteur, me promettant de ne plus jamais faire confiance à la dame des taxis... Dix minutes plus tard, j'étais plantée dans une rue pas forcément recommandable, attendant un taxi que j'avais finalement commandé, ayant subtilement compris qu'en m'éloignant un peu de la gare, je pourrai en commander un sans que le monsieur du standard ne me le refuse, et priant pour que mon gros sac à dos fasse bien comprendre aux quelques passants que non, je ne cherchais pas à gagner des sous dans cette rue réputée...
Bref, au lieu de pouvoir être dans mon lit à une heure du matin, je le ralliais à deux heures, encore énervée, sans réussir à m'endormir, tournant et virant sous ma couette en pestant contre mon organisation économiquement avantageuse mais concrètement impossible pour mon sommeil ! Et lorsqu'à sept heures et demi, le réveil me tira d'un sommeil enfin réparateur, la seule chose qui me fit sourire fut la vue de mes baskets neuves... Et oui, ce week-end m'aura au moins permis de trouver une paire de chaussures... Comme si je n'en trouvais pas à Rennes... Oui, mais celles-là, je les ai acheté avec mon homme, dans sa ville, et ça me fait dire que si on les trouve là-bas, il est possible que je puisse m'y installer !!!
jeudi 17 avril 2008
Où Miss Alfie fait de très gros progrès !
Il fut un temps où tous les jeudis soirs, je remplissais une petite valise à roulettes noire d'une jupe, de quelques pulls et tee shirts à laver, de sous vêtements utilisés depuis le lundi matin et de mes bouquins de studieuse étudiante en dernière année rédigeant son mémoire le soir, dans sa chambre de neuf mètres carré, à la lumière faiblissante d'une lampe de bureau surannée... Les habitudes étaient vite rentrées, les produits de toilette en double dans les deux logements m'évitaient le transport fastidieux de tubes et flacons en tout genre, et la voiture connaissait la route par cœur au bout de six mois.
Il fut ensuite un temps où, une à deux fois par mois, je remplissais la même valise pour trois jours, le temps d'aller prendre une bouffée d'air iodé, de remplir toutes mes soirées et mes après-midi de virées en ville avec les amies et de bouffe et autres pots en terrasse ou en intérieur jusqu'à tard dans la nuit. Là encore, mon point de chute nocturne bénéficiait d'un certain nombre de commodités m'évitant le transport d'un certain nombre d'objets indispensables à mes petites habitudes.
Il est désormais temps que je me réhabitue à faire régulièrement ma valise, la troquant désormais contre mon gros sac à dos de randonnée bien plus pratique dans les couloirs du métro parisien. Oui, parce que la valise à roulettes, ça a beau être bien pratique, dès qu'il y a des escaliers, ça devient franchement galère, surtout quand la valise est remplie de denrées alimentaires !
Ce soir, j'ai donc, pour la première fois, réalisé que j'étais en grand progrès dans ma conception de bagages pour ces petits week-ends à l'autre bout de la France et que finalement, j'étais en train de reproduire les mêmes habitudes qu'autrefois. Ainsi, le sac attrapé, j'ai fourré dedans une paire de chaussures de sport, un jean de rechange, deux petits pulls, un chemisier, deux tee-shirt, un débardeur (le minimum syndical en matière d'éventualité de changements d'activités), des sous-vêtements et un bouquin pour la route. La trousse de toilette attend bien sagement dans la salle de bain que la toilette de demain matin ait été effectuée pour rejoindre l'appareil photo destiné à faire quelques clichés de la gare de Lyon et de sa verrière entre deux trains, et j'ai même pensé à préparer de quoi me nourrir sans me faire arnaquer avec les sandwichs vendus à la gare ou, pire, dans le train !
Certes, je l'avoue, mon sac à main a pris un peu de volume, car j'ai troqué mon sac de taille normale contre un cabas de contenance un peu plus importante, dans le simple but de faire voyager avec moi un fabuleux coussin de cou qui me permettra de dormir sans me tordre le cou et d'arriver sans hurler devant celui qui a dû ressortir les affaires que j'ai laissé traîner plus ou moins involontairement chez lui !
Bref, tout ça pour vous dire qu'on tient le bon bout, et que je suis presque guérie ! Oui, juste un sac à dos, un peu grand certes, mais juste parce que je compte revenir avec ma réserve de fromages pour la dizaine de jours qui suivra mon retour, et juste un cabas qui me sert régulièrement de sac à main. Autant dire tout de suite que ma dégaine dans les couloirs du métro sera encore digne d'un vaudeville, sac de rando sur le dos et sac Longchamp à la main...
Reste une dernière question épineuse qui risque de me turlupiner cette nuit : le sèche-cheveux... Question cruciale, surtout quand on connaît la longueur de mes cheveux...
mardi 15 avril 2008
Où Miss Alfie liste d'éventuels sujets de billets
Inspiration, où es-tu ?!!! Ah la saloperie, la voilà barrée je ne sais où, à l'autre bout de la France ou dans mes chaussettes pas rangées au fond de mon armoire à linge ! Du coup, ben voilà, presque deux semaines sans note, sans nouvelles, sans billet, et des statistiques qui font grise mine... Remarquez, à force de ne plus publier, mes lecteurs vont déserter, et du coup, plus personne ne sera triste de l'abandon de ce blog en friche !
Non, en fait, ce n'est pas vrai. Des sujets et des thèmes de rédaction, j'en ai, j'en trouve au quotidien, mais je n'arrive pas à écrire dessus, je n'arrive pas à développer ni à délirer. Manque de temps, manque d'envie... Et pourquoi donc ?!
Oui, j'aurai pu vous parler de mon boulot. Je sais que désormais, quand on cherche des infos sur le boulot d'assistante sociale, on peut arriver sur ce blog. Certes, mais bon, déjà que je m'arrache les cheveux de neuf heures à dix-sept heures, c'est pas pour y repenser le soir, quand je suis tranquillement vautrée sur mes coussins à regarder Canal ou une série empruntée à une amie fort bien pourvue en la matière. Donc les histoires de curatelle, de tutelle, d'auxiliaires de vie, d'aides financières, de direction à double discours, de malades et de mort, merci, mais je les laisse dans mon bureau, enfouies au fond de mes dossiers, et je me frappe dès que j'ai le malheur d'y penser une fois la porte du dit bureau franchie... Ce qui peut d'ailleurs donner uen explication plausibles aux multiples hématomes qui parsèment ma peau diaphane !
Donc, si on se met d'accord pour ne pas parler boulot, parlons vie privée ! Ah oui, mais là, non plus, ça ne va pas le faire ! Et pourquoi donc ?! Parce que dans vie privée, il y a privé ! Non, plus sérieusement, en dehors du boulot, je passe mes soirées à laver et repasser du linge qui n'est pas à moi, et à le transporter dans une chambre située dans un couloir d'hôpital déjà arpenté au mois de décembre dernier. Ah ben oui, mais ce coup-ci, c'est pas la mère, c'est le père ! Du coup, le dos refait des siennes, mon appartement ressemble à un souk, et je n'ai qu'une hâte : être à vendredi midi, grimper dans le train et partir en week-end à l'autre bout de la France ! Tiens, celà m'amène à un autre aspect de ma vie privée... Ah ben oui, mais là non plus, pas envie d'en parler ici, parce que les questionnements qui envahissent mon petit esprit ne regardent que moi... Non, je vous rassure de suite, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes avec mon homme ! Non, juste, sept-cent bornes pour se voir, c'est casse-pieds, donc du coup ça entraîne des réflexions quant à un possible rapprochement géographique... et du coup une collection de questions, de réflexions, d'anticipations, de projets dans ma tête ! Mais ça, je le garde pour lui et pour moi, non mais !
Bref, on a donc décidé de ne parler ni boulot ni perso... Reste donc l'actualité... Génial, on tient la une quantité de sujets ! L'Arche de Zoé, le Ponant, les dé-remboursements à venir de la sécurité sociale, les JO de Pékin, les droits de l'homme dans le monde, l'adoption internationale, le phénomène des Ch'tis, la flambée des prix des matières premières, les émeutes de la fin, la Révolution Française, la détention d'Ingrid Bétancourt, le pétrole de plus en plus cher, le chômage et la réforme du monde du travail, les manifestations lycéennes... Ah ben oui, il y aurait de quoi dire... Mais en même temps, suffit de taper ces mots là dans n'importe quel moteur de recherche pour avoir des centaines d'articles sur le sujets... Donc à quoi bon me faire suer à vous en parler... Parce que j'imagine que les personnes n'ayant ni la télé ni la radio, ne lisant pas les journaux, et ne lisant que mon blog sont très très très rares... Surtout vu le nombre actuel de lecteurs de ce blog...
Donc, si on fait le tour de la question, aucun sujet qui m'emballe, qui m'entraîne à pianoter comme une folle sur mon clavier. Aucune idée à germer dans mon petit esprit rebelle et fantasque. Aucun thème à traiter avec légèreté et insouciance. Juste une actualité sombre qui se met au diapason avec les histoires familiales et professionnelles... Encore heureux que dans ce monde de brutes, un îlot de tranquillité existe, même à l'autre bout de la France !
Sur ce, à tchao bonsoir ! Et à bientôt... peut-être !...
vendredi 28 mars 2008
Où Miss Alfie a des idées nocturnes
Hier soir, fringante et fière de moi, je fanfaronnais ici même que mon sac pour le week-end était fin prêt et que j'allais, pour une fois, voyager à peu près léger... (Je dis à peu près parce que même si je n'ai que mon sac à dos et mon inséparable sac à main, le poids du sac à dos me fait mettre en doute la signification du terme "léger" qui, chez moi, veut également dire "pas très lourd"... Sur ce, je referme la parenthèse en me rendant compte que j'ai de plus en plus une fâcheuse manie de changer de sujet très rapidement...! ) C'était sans compter ma révélation nocturne sur les coups de quatre heures trente du matin... Je vous explique...
Hier soir, après avoir bouclé mon sac, je suis restée quelques heures devant mon ordinateur, un oeil sur l'écran avec des cartes et des jetons fictifs, un oeil sur le DVD des Enfoirés qui animait l'écran de ma télévision. Puis, un peu fatiguée, la jambe gauche se rappelant toujours à mon bon souvenir, je suis allée me coucher, non sans avoir pris le temps de me faire un petit masque gommant de nana qui a envie d'avoir la peau du visage un peu plus douce ! Bien lovée dans ma couette, mon nounours jaune sur le haut de mon oreiller, Morphée est venu me cueillir pour m'embarquer dans des contrées lointaines... Et puis d'un coup, Morphée s'est barré. Vers quatre heures et demi. En me laissant avec une idée bien accrochée à la toile d'araignée de mon cerveau : totalement plantée sur mon pantalon à mettre...
Alors oui, pour certains lecteurs ou certaines lectrices de ce blog, cela peut paraître vraiment insensé de se réveiller en pleine nuit en se disant qu'au lieu du jean prévu, on va mettre ce pantalon à jambes courtes qu'on aime bien mais dont le seul défaut est d'être resté dans la corbeille de linge à repasser et que non, vraiment non, on ne peut pas le porter non repassé. Toujours est-il que c'est ce qui m'est arrivé cette nuit, et que bien décidée, j'en suis venue à décaler mon réveil d'une demi-heure pour me lever à six heures trente au lieu de sept heures, histoire d'avoir tranquillement le temps de finir de me pomponner dans la salle de bain, et surtout de repasser l'objet de mon réveil nocturne, sachant parfaitement que si je m'étais contentée de rester sur l'idée de départ du jean, cela m'aurait trotté dans la tête pendant deux jours et je m'en serai finalement voulue de ne pas avoir écouté mon instinct et de ne pas m'être tirée du lit un tout petit peu plus tôt pour repasser un vêtement que je suis finalement très satisfaite d'avoir sur mon derrière ce matin !
jeudi 27 mars 2008
Où Miss Alfie passe pour une alcolo et s'améliore pour ses bagages
Voilà, ça, c'est ce qu'on appelle du titre ! A ce sujet, vous avez d'ailleurs remarqué que depuis quelques billets, j'ai changé la formulation de mes titres et que je me la joue à la Friends ! Mais bon, revenons aux choses sérieuses évoquées dans ce titre, à savoir le fait que je devienne une alcolo et que je m'améliore pour mes bagages...
Ben oui, c'était à prévoir hein ! Quand on habite dans l'une des régions de France où le taux d'alcoolisme est des plus élevés de France, il y avait fort à parier que j'en fasse un jour partie... Et pourquoi donc que je raconte ça ?! Tout simplement parce que c'est l'image que je devais donner ce soir, en sortant du centre commercial, avant d'aller m'engouffrer dans des bouchons d'une demi-heure pour parcourir le tout petit kilomètre qui me séparait de mon appartement, avec mes bouteilles de cidre et de vin ! Oui, les deux mon capitaine !
Mais pas que pour moi hein ! Les premières, la boisson locale de par chez moi, c'est juste parce que demain, je file dans l'est, et qu'à ces gens qui n'aiment pas le beurre salé, il faut quand même faire goûter un peu de boisson locale ! Bon, par contre, les bouteilles de vin, j'avoue, c'est pour moi, et c'est cadeau en plus ! Oui, cadeau de mon supermarché qui, au bout d'un an de fidélité me permet de m'offrir cinq demi-bouteilles de vins de Bordeaux... Et oui, je ne suis pas une assez grande acheteuse pour avoir droit à la cafetière à dosettes ou au lecteur DVD portable. Donc je me contente des bouteilles de pinard... Sachant qu'à choisir, j'ai préféré prendre les bouteilles plutôt que le tire-bouchon, en ayant déjà à revendre dans mes placards, et qu'en ce qui concerne la vaisselle, j'envisage d'organiser sous peu une braderie !
Donc oui, vous pouvez le dire, je suis une picolo-picolette qui ramène chez elles du pinard et du cidre ! Mais je le répète, le cidre n'est pas pour moi ! Je répète, le cidre n'est pas pour moi ! D'ailleurs, à l'heure où je rédige ce billet totalement dénué d'intérêt comme le reste de ce blog depuis quelque temps, sachez que le cidre en question est calé dans mon grand sac à dos qui me sert de sac de voyage pour le week-end, avec l'ensemble des affaires qui me sont nécessaires et indispensables pour quarante-huit heures...
J'en viens donc à évoquer le second sujet de cette note, à savoir le volume de mon déménagement. Car oui, vous le savez, en bonne gonzesse, il me faut généralement un wagon à moi toute seule pour stocker ma maison portative. Et bien pas cette fois ! Et non, j'ai réussi mon pari : me limiter à mon grand sac à dos de randonnée ! Je sais, ça peut paraître fou, mais c'est vrai ! Certes, j'ai toujours mon sac à main à côté, ce qui me donnera encore un look d'enfer dans le métro parisien demain, sac de rando sur le dos et sac Longchamps à l'épaule, mais je n'ai que ça en accessoire ! Oui oui oui ! Juste mon sac à main dans lequel j'ai consciencieusement rangé mon billet de train pour un trajet en première classe !
Ah oui, ça, j'avais oublié de le dire : puisque désormais, j'ai des sacs de chicos et des fringues de chicos, ben je vais voyager avec les chicos !... Enfin, plus réalistement, c'est juste qu'incroyablement, le trajet en première classe était moins cher qu'en seconde... J'vous jure, la SNCF, c'est plus c'que c'était... J'vais me retrouver avec des mamies à chignons et des bonshommes en costard, moi, la pauvre assistante sociale avec son sac à dos de rando qui va encore trouver le moyen de se casser au milieu de l'allée, sous le regard outré de gens bien pensants !
mardi 25 mars 2008
Où Miss Alfie remet de l'ordre sur sa tête
Généralement, j'y vais tous les deux mois, et quand ça me prend il faut que j'y aille dans la foulée. Alors un coiffeur qui prend sans rendez-vous, c'est fantastique quand l'envie de changer de tête vous prend comme une colique ! Enfin, changer de tête, c'est une bien grande expression vu la longueur de mes cheveux ! Point question de provoquer quelques crises cardiaques en troquant ma longue chevelure ondulée et blonde contre une coupe à la garçonne brune. Non, puisque coupée à la garçonne et brune, je le suis déjà !
Bref, ce soir donc, après une journée de travail harassante où je me suis transformée en technicienne informatique pour réussir à trouver une souris qui ne me fasse pas un double clic au lieu d'un simple clic, qui ait une prise adaptée à mon ordinateur et un fil suffisamment long pour que je ne sois pas obligée de faire des pirouettes quand je fais un Solitaire entre deux dossiers, je me suis rendue chez mon coiffeur. Ah, j'aime ça, aller chez le coiffeur. Pourtant, ça, c'était pas gagné quand j'étais môme ! Faut dire aussi que ma mère avait le chic pour m'envoyer chez des vieilles acariâtres qui me piquaient la nuque avec leurs ciseaux et me grondaient quand j'avais le malheur de sursauter à l'un des assauts des pointes sur ma peau fragiles. D'autant qu'à l'époque, c'était invariablement carré sous les oreilles et franges à mi-front, et les pointes régulièrement égalisées par les mains habiles de ma tendre maman qui me privait de dessert quand j'avais la brillante idée de vouloir l'imiter et de raccourcir ma frange toute seule... Comprends pas...!
Mais ensuite, j'ai découvert le miracle du coiffeur, la magie des ciseaux et des pinceaux. Bon, des rouleaux aussi, je l'avoue. Et je pense que mes deux comparses de lycée se souviennent encore de ce jour de juin où je suis arrivée avec une toison brune de mouton sur le crane... Et oui, j'avais pas assez de volume, que je trouvais... Donc une mini permanente et me voilà ressemblant à une brebis en pleine forme... Le pire dans cette histoire, c'est que cette tête est immortalisée sur mon permis de conduire... Calamiteuse photo que je traînerai à jamais dans mon porte-feuille, à moins qu'un pic-pocket ne m'oblige un jour à me refaire tirer le portrait !
En attendant, les envies de frisettes m'ont passées, tout comme celle de laisser pousser mes cheveux pour me transformer en pin-up brune car les précédentes tentatives se sont révélées désastreuses, mes cheveux, dès lors qu'ils dépassent les dix centimètres, semblant décider à se plaquer sur mon crane comme des baguettes de bois régulièrement dérangées par quelques épis bien placés. J'ai donc opté pour une coupe fort pratique qui demande néanmoins un entretien minimum. Car oui, ce n'est pas parce que vous avez une demi-douzaine de centimètres sur le crane que vous ne passez pas du temps le matin à appliquer un spray coiffant les disciplinant et leur donnant un mouvement décoiffé très étudié.
Le soucis, c'est que depuis quelques mois, j'ai goûté à la peinture sur les cheveux, plus couramment appelée ton sur ton et balayage. Du coup, la demi-heure traditionnelle que je passais entre les mains d'un ravaleur de tête s'est transformée en deux heures, et je peux donc vous faire part de quelques scoops en matière de news people... Si ce n'est qu'avec internet, maintenant, mes scoops vont apparaitre réchauffés de chez congelés ! Enfin bref, toujours est-il qu'à l'heure qu'il est, me voilà désormais transformée en cookies au caramel... Oui, parfaitement... Je sais, ça peut mettre l'eau à la bouche, mais je ne suis pas à croquer pour l'instant !!!
vendredi 21 mars 2008
Où Miss Alfie fait son Caliméro... ou pas !
Voilà, ça, c'est dit. Je m'en doutais depuis quelques jours, mais plus je m'en rapprochais, plus je le sentais à plein nez. Ce vendredi 21 mars 2008 a un côté journée pourrie... Tiens, en l'écrivant, je réalise que trois jours avant le 21, c'est le 18, et que j'ai même pas pensé au 18 mars cette année... Faut croire que la page est définitivement tournée... En même temps, avec celle que j'ai commencé à écrire, c'est carrément plus pratique... Enfin bref.
Donc voilà, on est le 21 mars. Nous sommes vendredi. Et à la base, j'aime pas forcément le vendredi. En fait, soit j'adore mes vendredis, soit je les déteste, selon ce que j'ai de prévu pendant le week-end... Oui, c'est un peu bizarre, mais c'est du moi... Donc par exemple, vendredi dernier, j'ai adoré, et vendredi prochain, j'exulterai... Forcément, à l'heure où je rédige ce message, vendredi prochain, je penserai à mon sac à dos dans le coffre de la voiture et au long périple en train qui m'attendra pour l'après-midi ! Sauf qu'aujourd'hui, vendredi 21 mars 2008, à 11:58 selon l'horloge de mon ordinateur qui me sert à faire plein d'autres choses que travailler, ben je sais que je ne pars pas pour le week-end, et que ma journée est pourrie.
En fait, non, c'est faux, je pars un peu quand même ce week-end... Demain plus exactement, et pour la journée. Je vais rejoindre une de mes amies qui travaille dimanche et lundi pour mettre au monde des braillards qui vous collent aux basques pendant quarante ans après. Donc je vais prendre ma petite voiture, faire une petite heure de route, et passer a priori une agréable journée à papoter, bavasser, et cancaner ! Bon, après, dimanche et lundi, promis juré craché, je ne bouge pas de chez moi, sauf pour aller manger avec mon géniteur dimanche et pour faire une toile avec ma génitrice lundi... Autant dire que l'ambiance va encore être tellement drôle et détendue que je vais en redemander !!!
Enfin, toujours est-il que là, je vous raconte ma vie.
Que globalement, personne n'en a rien à faire, avouez-le !
Qu'en plus, il fait pas franchement beau dehors, même pas beau du tout, genre temps breton parfait avec flotte et vent en quantité.
Que je me suis réveillée avec un marteau-piqueur dans la tête et que je ne peux même pas imaginer rentrer plus tôt chez moi vu que je me suis collée une visite à domicile cet après-midi, histoire de m'occuper une peu.
Que j'ai un nouveau jeu de poker qui m'attend sur mon ordinateur à la maison de manière à être à peu près au point vendredi prochain et que je ne peux pas y jouer puisque je suis au boulot.
Que y a vraiment pas grand monde sur un webmessenger qui plante en plus toutes les cinq minutes quand je tente de parler à la personne que je n'attendais pas.
Que je suis censée arriver à mon atelier d'écriture ce soir avec quelques productions, mais que rien ne vient et que je sèche devant mon cahier rouge, ce qui me fait dire que même si je vais scribouiller ce soir, j'aurai pas grand chose à lire alors que ça fait plus d'un mois que je n'y ai pas été.
Que j'ai encore droit à des mauvaises nouvelles au boulot, genre des patients qui ont maintenu des aides à domicile après l'hospitalisation ou le décès du bénéficiaire et qui sollicitent un financement auquel ils ne peuvent plus prétendre.
Que j'ai plein de repassage à faire pendant le week-end, et de la cuisine parce que j'ai acheté des légumes, et du ménage, et des parents à voir... Oui, ça, visiblement, ça me pèse un peu...
Mais bon... Arrêtons de caliméroter, bordel de crotte de bique roulée dans la farine...
Parce que d'abord, c'est mon blog, alors j'ai le droit de raconter ma vie, même si ça n'intéresse que moi.
Parce que la pluie semble se calmer, qu'il y a même du ciel bleu et un peu de soleil à taper pour réchauffer ma voiture.
Parce que si mémé cet après-midi m'embête trop, je suis pas obligée de rester, et je lui dirai que j'ai très très mal à la tête, et peut-être même qu'elle me filera un cachet de morphine à elle et que du coup, je planerai pour la soirée.
Parce que je vais retrouver mon jeu de poker ce soir, et que me connaissant, c'est pas plus mal que je ne puisse pas y jouer au travail, sinon je vais bien trop vite devenir accro.
Parce que j'ai pu papoter un peu avec celui que je ne pensais pas voir sur msn aujourd'hui et que ses bêtises ont réussi à me faire rire toute seule dans mon bureau sous le regard un peu mécontent de ma chef.
Parce que même si j'ai pas grand chose à apporter, je vais quand même aller à l'atelier d'écriture pour discuter avec mes copines d'écriture, parce que ça fait tellement de bien de faire une pause de temps en temps.
Parce que les problèmes de mes patients ne seront pas réglés aujourd'hui, et que s'ils doivent l'être, la solution viendra en temps et en heure. Et si je ne trouve pas de solution, c'est qu'il n'y en a pas, et donc que ce n'est pas la peine de me faire chier.
Parce que si j'ai tout plein de choses à faire chez moi et des parents à voir, c'est aussi parce que le week-end suivant, je ne serai pas là, que j'aurai besoin de vêtements repassés, que mon congélateur commence à être vide de nourriture pour le midi, et que je n'ai pas le temps d'aller faire de nouvelles courses, étant donné que la semaine prochaine, il faudra que j'aille me faire refaire la tête, que je me pomponne et que je me repose en préparant mon sac en vue des 48 heures avec celui qui... que... voilà quoi !!!
Bon, ben au final, j'aurai du intituler ce billet "Où Miss Alfie se rend compte qu'à tout problème, il existe bien une solution, et qu'un bon sourire fait plus de bien qu'une gueule de cent pieds de long" !
Où Miss Alfie découvre qu'il n'y a plus de saison
Jeudi matin, voguant fièrement dans ma petite voiture vers mon lieu de travail du jour, écoutant Nagui et Manu raconter quelques conneries, et songeant au sandwich du midi dans la galerie commerciale avec une collègue, le monsieur des informations locales m'a informé que depuis cinq heures et des brouettes, nous étions passé dans l'ère "Printemps". Oh, ravissante et charmante information que je me suis empressée d'enregistrer dans ma mémoire tandis que mes yeux contemplait le tout petit degré qui s'affichait difficilement sur l'écran à cristaux machins-trucs de ma voiture.
Et oui, parce que mine de rien, nous voilà déjà rendu fin mars, ma bonne dame ! Mais c'est qu'on y croirait presque pas, au printemps ! Non, parce que moi, vous me dites "printemps", je pense bourgeons dans les arbres, talus colorés, vestes allégées, chaussures découvertes. Sauf qu'a priori, là, c'est pas encore le cas ! Oui, va encore falloir attendre un petit peu, parce que visiblement, la mini-jupe et les collants rouges, c'est encore très limite ! Enfin, avec de bottes, ça passe à peu près...
M'enfin bon, bref, tout ça pour dire que, concrètement, y a plus d'saison, ma bonne dame ! Mais bon, moi j'vous dit, c'est avec tous les machins qui nous envoient dans l'espace ! C'est qu'ça nous détraque le temps ! Même les rhumatismes, ils y comprennent plus rien ! Du coup, ben en octobre, on est déjà en hiver, et limite si ça dure pas jusqu'en mai ! Donc conclusion, mon petit trois-quart en coton noir, je le laisse au portemanteau, et je conserve mon bon vieux manteau noir, mon écharpe rouge et mes mitaines blanches, surtout qu'ils vont même jusqu'à annoncer de la neige en Bretagne pour dimanche !... De la neige... Non mais vous imaginez ?! Autant dire la fin du monde !...
Texte © Miss Alfie 2008





