Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

mercredi 24 décembre 2008

Parait que c'est Noël !

A force de passer mon temps dans les cartons, à avoir rangé casseroles, bouquins et fringues, j'ai du mal à réaliser que Noël est déjà là... Pourtant, le froid matinal m'a fait penser qu'il ne faudra plus que je sorte les cheveux mouillés dans 10 jours, et le givre sur le pare-brise m'a fait bondir de joie à l'idée que j'allais pouvoir aller à pieds à mon futur travail ! Mais en passant à la boulangerie prendre une petite brioche pour mon petit-déjeuner, j'ai réalisé en voyant toutes ces bûches pâtissières que ce soir, je découvrirai les surprises préparées par mon cher papa.

Et oui, nous voilà déjà rendu au 24 décembre et ce soir, dans les chaumières, on fera un repas amélioré, ou on ira au cinéma. A moins que l'on ne se couche de bonne heure car demain, il faudra partir chez les grands-parents qui habitent un peu loin... Pour ma part, j'irai dîner chez mon père après avoir fait un effort vestimentaire, comme il apprécie, en emportant mon appareil photo pour immortaliser ce dîner, dernier dîner en tête à tête chez lui avant mon départ, premier dîner de Noël sans ma mère. Demain midi, je m'inviterai pour finir les restes entre les carreaux et l'aspirateur, puisque cette année, Noël rime avec déménagement. Et samedi, je remettrai ça, chez ma mère cette fois. Un Noël de fille de divorcés en somme !

Mais qu'importe, car en cette veille de Noël, j'ai une pensée émue pour ceux qui passeront leur soirée et leur journée au travail, notamment dans le monde médical, pour ceux qui passeront Noël seuls car il y en a encore, et pour ceux qui choisiront de troquer la soirée familiale au chaud contre un repas avec des personnes âgées ou des SDF...

Bon Noël à tous et que la joie et l'amour soient avec vous.

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lundi 27 octobre 2008

Retour de vacances

Oui, moi, je ne fais pas comme tout le monde ! Et j'aime ça ! L'un des avantages de prendre une semaine de vacances en octobre, en dehors des vacances scolaires, c'est que le train coûte moins cher, qu'il n'y a pas plein de monde avec plein de valises aussi grosses que la mienne à encombrer les allées et que, de facto, les rames de métro ne sont pas remplies pour moitié par des personnes, et pour moitié par les bagages de ces mêmes personnes. Un autre de ces avantages, c'est que lorsque l'on revient le premier jour des vacances scolaires, on a la surprise de se rendre compte qu'un nombre certain de collègues est en vacances, entraînant un ralentissement de l'activité au boulot... Chic, de quoi reprendre en douceur après un week-end épique !

Bon, l'inconvénient majeur de prendre des vacances en octobre, c'est le temps... Ah ben oui, en Bretagne ou en Franche-ComtéFranche-Comté, s'il y a bien une chose qui ne diffère pas, c'est la pluie ! Et comme je suis une super grande chanceuse, quand le soleil a-t-il montré le bout de son nez ? Jeudi, le jour de ma journée "train"... Super !!! Enfin, l'avantage, en Bretagne, c'est que si on oublie son manteau, on peut toujours faire sans, à condition de ne pas avoir peur d'être mouillé... En revanche, si l'envie vous prend, un mercredi, en passant par Besançon, alors que le thermomètre de la voiture indique 7 degrés et qu'il flotte ce qu'on appelle communément des cordes, évitez de laisser le manteau de laine chez vous, à 700 bornes... Sinon, il n'y a plus qu'une chose à faire : foncer dans la première boutique en vue et en ressortir vêtue d'une veste bien chaude, tandis que votre moitié ressortira du magasin d'en face avec une paire de chaussures neuves et étanches aux pieds... Oui, le couple Miss et Mister Alfie sont des adeptes de l'utilisation immédiates de leurs achats !

Après, ceci mis à part, les vacances, c'est drôlement chouette. Bouquiner, dormir, manger, voir des copains, passer du temps avec Mister Alfie, l'embêter, jouer à la console, faire de la photo... Bon, sauf jusqu'au soir où, au lieu d'écumer les bar lorientais pour se consoler de la distance avec Mister Alfie, on se retrouve avec la dite cousine aux urgences pour cause d'explosion de pouce maternel dans une serrure de portail en fonte... Oui, ça fait mal, très mal même... Et c'est très ennuyeux, surtout quand la plaie béante doit être refermé avec trois points de suture et qu'on détecte une triple fracture ouverte de la phalange avec décollement de l'ongle du pouce maternel... Ah ben oui, faut pas non plus déconner, je veux bien tout prendre, mais pas ça pour moi ! Enfin, remarquez, ç'aurait été l'occasion de pas retourner bosser ce matin et de retourner finir mes vacances en Franche-ComtéFranche-Comté pour renforcer mes réserves de calcium en mangeant du bon fromage local... Comment ça, pas crédible mon excuse ?! Bref, en tout cas, après une soirée aux urgences, retour à la maison maternelle, et me voilà retransformée en infirmière, un an après la première fois... Et mince, sacré anniversaire !

Bref, quoi qu'il en soit, quel que soit l'état des pouces des uns ou des autres, me voilà à nouveau devant mon ordinateur professionnel, profitant de la liberté que j'ai pour rédiger cette petite note avec une migraine qui ne décolle pas et une envie de dormir croissante... Sur ce, j'ai un repas à aller acheter et quelques petites bricoles à terminer !

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jeudi 16 octobre 2008

Aucun goût, mais vraiment aucun !

Tandis que j'attendais patiemment mon tour pour réchauffer ma gamelle au micro-onde ce midi, je discutais avec un collègue et, au cours d'une phrase, je lui glissais que je me rendais ce soir au concert de Francis Cabrel.
- Cabrel ?! me dit-il avec un petit rictus en coin, significatif chez lui d'une petite pique ironique.
- Oui, j'aime bien, pourquoi, ça t'ennuie ?
- Non non, mais bon, c'est Cabrel quoi ! Tu vas pas beaucoup bouger !...
Sur cette petite réflexion, je sortis du four le plat précédent et enfournai le mien. Tout en tournant la molette, je lui indiquais qu'étant donné que ce n'était pas du tout prévu, que ça s'était fait la veille, et qu'une occasion de voir Cabrel en concert, ça ne se refuse pas, à moins qu'on y soit allergique... Ce qui doit visiblement être son cas vu les deux ou trois petites remarques qu'il m'envoya pendant le repas.

A l'heure actuelle, j'avoue que je m'étonne encore d'entendre des gens de mon âge, soit ni gamin ni vraiment vieux, avoir une telle réaction. Est-ce que moi je le fais chier parce qu'il se fait tatouer le nom de sa gamine sur le bras, chose que je trouve plutôt ringarde, je l'avoue ? Non, je ne dis rien, je me mêle de mes affaires, ne vient pas critiquer ses goûts musicaux, ni même son indélicatesse à l'égard de ses collègues non soignants, dont je fais partie...
Oui, parce que bon, ce mec en question, est capable de me dire bonjour quand je passe dans la pièce où il se trouve et d'oublier cinq minutes après ma présence, à l'instar du reste de ses petits copains et de ses petites copines, et monter manger sans me prévenir, et crier à qui veut l'entendre que l'équipe est soudée, que tout le monde s'attend pour manger, et que nombreuses sont les soirées où TOUTE l'équipe est invitée... C'est bizarre, parce qu'il me semble que cela fait un an que je travaille dans cette équipe, que j'ai entendu des récits de soirées le vendredi midi, mais jamais on ne m'a invité !

Alors là, qu'il vienne me regarder avec son regard sarcastique, l'air de dire que j'ai des goûts de merde en matière musicale, ça m'a énormément énervé, étant donné que monsieur Cabrel est un de ses artistes de la chanson française discret, peu productif, mais de qualité, bien loin des star-académiciens dont le dit collègue aime à parler avec ses congénères. Dommage pour lui, j'ai envie de dire. S'il considère Cabrel comme obsolète, il manque un sacré plaisir musical ! Mais en plus, il ne doit pas connaître le concept de la différence de goûts et de la relativité...

Enfin, en attendant, moi, j'ai un dîner à préparer pour ma super copine grâce à qui je vais voir ce grand monsieur sur scène tout en ayant une pensée pour Mister Alfie, grand admirateur du monsieur, qui n'ira visiblement pas le voir ! Oui, je sais, je suis sadique !!! Mais c'est pas ma faute, c'est mes collègues qui me rendent comme ça ! Bon, et si vous êtes sages, peut-être que je vous en parlerai...

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dimanche 12 octobre 2008

Vraiment pas douée !

Pas totalement faux, cette remarque prononcée il y a quelques instants par ma cousine lors d'un de nombreux échanges téléphoniques facilités par une option "numéro illimité" de mon opérateur de téléphonie mobile qui me permet d'appeler des heures durant mon cher papa, une de mes meilleures copines et ma cousine précédemment citée, mais pas Mister Alfie qui n'a pas voulu changé d'opérateur... et moi non plus ! Bref, revenons à nos moutons, à savoir ma maladresse innée, que je qualifierai presque de "maladritude", néologisme de ma création qui désigne une attitude permanente de maladresse...

Alors pourquoi cette réputation de maladroite qui me colle à la peau, allez-vous me demander ! Et en même temps, je vous comprends, parce que connaître le récit de mes dernières bêtises et la liste de mes dernières victimes est on ne peut plus palpitant pour un dimanche après-midi, tandis que Michel Drucker reçoit Julien Clerc et que mon impasse commence peu à peu à se vider des voitures qui y ont élu domicile depuis ce matin en raison du vide-grenier annuel. Vide-grenier auquel je n'ai pas participé, trop occupée que j'étais à remettre en ordre mon appartement dont l'entretien et le rangement avaient été délaissés depuis quelques semaines.

Ainsi, à peine sortie du lit, douchée et nourrie d'un bol de céréales devant un épisode immondement gerbant de Bones, j'ai entrepris de ranger l'ensemble des sacs, affaires et tas éparpillés dans mes 45 mètres carrés. Après avoir trouvé une place où mes cadres ne risqueront rien tant que l'armoire du début du siècle sous laquelle ils reposent ne s'écroulera pas, j'ai entrepris de finir de vider un grand sac en papier en prenant le plus grand soin pour en sortir l'un des nombreux don de ma chère mère lors de son déménagement : une friteuse. Oui ! Une vraie friteuse, à l'ancienne, pas électrique, non, une avec un panier et un couvercle en verre qui fait plat aussi ! Mais si, vous en avez forcément vu chez vos grands-mères !... Ah ben voilà, ça vous revient, je savais bien !

Donc, bien réveillée, bien équipée, j'ai entrepris de me hisser, la friteuse blottie contre mon sein, en haut de mon escabeau à deux marches, histoire d'atteindre le placard au dessus du frigo, seul placard dans lequel je pouvais espérer lui trouver une place, jusqu'à ce que le drame se produise. Vous visualisez bien ? L'escabeau ? Moi ? La friteuse dans les bras ? Le placard ? Non, tout ça est très important, parce que la suite, je ne pourrai vous en parler qu'à travers son résultat, n'ayant pas compris tout de suite ce qui se passait ni d'où provenait ce bruit d'explosion qui envahit la pièce et me fit bondir à tel point que je me cognais la tête contre le plafond, abîmant par la même occasion le pauvre demi-neurone qui me reste.

Quand je repris mes esprits, ce dont je me souviens est de la friteuse et de son couvercle répandu en morceaux plus ou moins minuscules dans l'ensemble de la cuisine, derrière la machine à laver, dans le panier à épingles à linge, dans la corbeille de fruits et dans l'eau de la vaisselle qui trempait à ce moment là. Et là, au milieu de ce qui était avant un couvercle, gisait un pot de confiture totalement vide, que je gardais "au cas où" dans mon placard au dessus du frigo, et qui, las d'attendre que je me décide à l'utiliser, avait décidé de prendre la poudre d'escampette et profité de l'ouverture de la porte pour se faire la belle, jusqu'à ce qu'il atterrisse dans mes bras et se retrouve affublé de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables qui me venaient en tête...

J'étais donc là, dans ma cuisine, regardant désespérément ma friteuse amputée et la poussière de verre qui me recouvrait, cherchant les échardes qui me rentraient dans les doigts et faisaient perler des gouttes de sang écarlate sur ma peau. Alors, sans que personne d'autre que moi ne l'entende, je fus prise d'un fou rire tandis que j'évaluais les dégâts, repensant à ces deux verres brisés coup sur coup un soir chez ma meilleure amie, à ce robot foutu pour cause de mains glissantes, et j'en passe !

Enfin, heureusement, dans ma mésaventure, le positif est que je n'avais pas encore commencé le ménage, ce qui m'a juste un peu forcé pour m'y mettre bien comme il faut alors que je sentais poindre en moi l'envie de me vautrer sur mon lit avec un DVD tandis que je grimpais sur l'escabeau du début de cette histoire...!

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jeudi 9 octobre 2008

Tiendra ? Tiendra pas ?

boite_aux_lettresTandis que je rentrais hier dans mon petit chez-moi, chargée comme toujours de mes multiples sacs à main totalement indispensables et inutiles, après une très épuisante journée de travail pendant laquelle j'ai remis ce blog à jour et fouiné sur Facebook, j'ai, comme tous les soirs, ouvert ma boîte aux lettres, persuadée d'y trouver, comme tous les mardis, une pile de prospectus malgré le petit autocollant "Stop Pub" apposé dessus par Mister Alfie, las de m'entendre me plaindre de la quantité de pubs jetées toutes les semaines. Et là, ce fut la surprise, le choc ultime, le traumatisme absolu... Écrasant de tout son poids la carte postale crétoise de ma parenté masculine, IL était là, devant moi...

C'était comme la clope qu'on vous propose alors que vous venez d'arrêter de fumer, comme le verre d'alcool quand on a pris la décision de ne plus se pinter la goule le vendredi soir, comme les promotions en vitrine quand le compte en banque est à découvert, comme l'homme absent quand vous n'avez qu'une envie... Bref, la tentation absolue !

Pourtant, Dieu sait si je peste après lui. Un an et demi que mon quartier est en travaux, des bouchons monstrueux à toute heure de la journée, des déviations nocturnes permanentes, de la terre qui salit la voiture au moindre déplacement, et la perspective d'une foule monstrueuse à partir du 5 novembre... Et moi, toujours là, dans mon appartement breton alors que j'avais décidé de me barrer vers l'orient français avant la date fatidique... Loupé...

Et du coup, voilà que j'ai senti en moi se fendiller ma grande résolution de ne plus y mettre les pieds, d'abandonner ce lieu et tous les autres endroits lui ressemblant, à savoir les magasins d'ameublement et de décoration...

Sauf que voilà, se trouvait déjà mes yeux le catalogue 2009 d'une chaîne de magasins bleus et jaunes d'origine suédoise dont l'un de leur champignon géant est en train de pousser à moins d'un kilomètre de chez moi. Vous comprendrez donc les différentes résolutions que j'ai pu précédemment prendre concernant un éventuel déménagement qui se fait un peu trop attendre à mon goût, et mes récriminations à l'égard des nuisances occasionnées dans mon environnement par cette arrivée.

Alors, brisée, laminée, sentant poindre en moi l'envie de craquer, le besoin d'y aller, j'ai gravi les marches menant à mon logement, ouvert ma porte, soupiré en posant mon sac à main officiel sur le meuble dans l'entrée et ma veste au portemanteau, troqué mes chaussures contre mes pantoufles, envoyé valser le reste de mes affaires sur le canapé et me suis vautrée devant mon ordinateur pour mener à bien l'opération de mise à jour de mon blog de photos, laissant le catalogue suscité sous un bazar important, espérant ne pas le retrouver d'ici mon départ... Chose somme toute peu probable puisqu'il me faudra bien, un jour ou l'autre, emballer le contenu de mon appartement et donc retrouver l'objet du délit qui, ce jour-là, reviendra à nouveau hanter ma conscience...

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lundi 28 avril 2008

Où Miss Alfie oublie un certain nombre de choses

En ce doux week-end d'avril ensoleillé comme en plein été - oui oui, même en Bretagne, il arrive qu'il fasse un temps réjouissant permettant le port de tee-shirt à manches courtes -, Miss Alfie est montée dans sa voiture en compagnie de sa cousine et d'un animal à quatre pattes recouvert de poils blancs à l'haleine particulièrement égoutesque pour se rendre pendant deux jours au bord de la mer afin de retrouver un semblant d'ambiance familiale avec père, mère, filles, chien, poisson rouge... Ah non, c'est vrai, le poisson est mort !

Bref, la voiture chargée, les vitres baissées, les lunettes de soleil sur le nez, nous sommes parties, devisant gaiement tandis que la quatre-voies filait sous les roues de la voiture. La radio crachouillait de la musique et tout à coup, alors que la vitesse de croisière s'affichait au compteur, Super Cousine eut un éclair de génie... Ou plutôt de désespoir... Oubliés, le pain et le jambon commandés ! Sachant qu'il était alors dix-neuf heures douze exactement à l'horloge de la voiture, que nous venions de passer la dernière commune de taille correcte, et que la prochaine était à une vingtaine de kilomètres, la mission qui nous était dévolue s'avérait presque impossible... Heureusement, passés Tréffendel et ses trois bars, et Saint Peran et ses commerces inexistants, le Super U de Plélan-Le-Grand fut notre sauveur... Et alors, Super Cousine put arrêter de chanter "Plus près de toi mon Dieu" tandis que je filais sur les minuscules routes sinueuses de la campagne profonde de par chez nous...

Jambon et pain... Ces deux ingrédients n'étaient que le hors d'oeuvre des oublis du week-end... Car Miss Alfie, dès lors qu'elle est un peu fatiguée, un peu trop sollicitée psychologiquement, et quelque peu stressée, a tendance à oublier un nombre certain de choses... Pourtant, de moi, j'étais très fière : un tout petit sac à dos pour le week-end, ou l'espoir de bientôt pouvoir traverser la France légère comme une feuille... Bon, certes, l'ordi m'accompagnait, ainsi que l'appareil photo, et le bordel habituel qui traine dans ma voiture, genre un Elle de début mars, un plan de commune ou encore le guide vert de la Bretagne... Autant dire des choses indispensables pour mon week-end ! Mais mon sac, en soi, était tout léger... Juste un pantacourt adapté à la chaleur du moment, deux tee-shirts et les sous-vêtements en nombre suffisant, ma trousse de toilette traditionnelle et un bouquin. Le minimum du minimum...

Tant et si bien que, si vous relisez bien ce que je viens d'écrire, vous constaterez qu'il manque un pyjama, une paire de chaussons, une serviette de toilette mais aussi du shampooing et du coton à démaquiller ! Oui, rien que ça... Du coup, les placards furent fouillés vendredi soir dans un concert de rires pour dénicher les objets manquants à une tête de linotte un peu dans les étoiles ! Enfin, disons que pour la pro des listes, pour la nana qui pense toujours à emmener en triple exemplaire des affaires totalement inutiles, oublier des éléments aussi vitaux qu'un pyjama ou du coton à démaquiller apparait comme un comble...

Heureusement, Miss Alfie, dans sa tête trouée, avait malgré tout pensé à ne pas voyager en chaussettes et chaussé ses jolies chaussures neuves pour former, avec Super Cousine Bis, le club des baskets rouges...

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jeudi 24 avril 2008

Où Miss Alfie deviendrait peut-être un garçon

Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que l'on me dit que je suis une fille.
Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que je porte des vêtements de fille.
Cela fait vingt-quatre ans, onze mois et vingt-quatre jours que j'ai tous les attributs physiques d'une fille, surtout depuis quelques années, surtout entre le cou et la ceinture.

Et cela fait quelques jours que l'on arrête pas de me dire que je suis en train de devenir un mec ! Non, mais vous imaginez ? Si c'est ça, avoir vingt-cinq ans : devenir un mec ! Ah mon Dieu !!! Mais non ! Moi je suis contente d'être une fille, même si, c'est vrai, parfois c'est chiant, quand il faut s'attaquer à la forêt vierge qui recouvre le corps pour être un peu sexy, quand, une fois par mois, on se retrouve plié en deux sous al couette et exécrable à souhait, quand on subit les assauts de tous les gamin à la testostérone explosive en soirée sous prétexte que l'on a deux protubérances bien placées... Non, moi, je veux rester une fille, na !

N'empêche, c'est vrai que depuis dimanche soir, je me pose des questions... Autant vous dire que la réflexion de la future grande star oscarisée de la famille n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde... Magnéto !

L'action se passe dans le métro parisien. M.A. et A.L. déambulent dans les escaliers en parlant de leur week-end.
M.A. : Tiens, hier soir, on a regardé Le Seigneur des Anneaux, enfin, le premier film hein !
A.L. : Ah ouais ?! Mais tu sais que t'as six ans de retard ?!
M.A. : Ouais... Mais tu sais, finalement, j'ai super bien aimé !...
A.L. : M'étonne de toi... Enfin, c'était quand même pas la version longue, parce que côté longueur, c'est bonbon !...
M.A. : Bah... si...
A.L. : Ouais, bien un truc de mec ça !
M.A. : Oui, ben attends, si je te dis que j'ai même joué à Mario Kart sur Wii, là, tu vas me dire que c'est un truc de mec aussi !...
A.L. : Oh mon Dieu... Cousine, va falloir qu'on parle !
M.A. : Ok, et tant qu'on y est, sache que j'ai aussi craqué sur Kaamelott...
A.L. (d'un ton las) : Bien, je crois qu'on peut dire que tu es en train de devenir un mec...

Donc voilà, a priori, si une fille regarde Le Seigneur des Anneaux, joue à Mario Kart et regarde Kaamelott, elle est en passe de devenir un membre du sexe opposé. Dommage, parce que me concernant, je n'ai toujours rien à pousser entre les jambes, j'ai toujours deux protubérances quand je baisse la tête et des jupes dans mon armoire... Et puis d'abord, ce serait embêtant, si j'étais un mec, parce que mon mec, il voudrait plus de moi !!!

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lundi 21 avril 2008

Où Miss Alfie a des soucis de transports

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Et voilà, encore un lundi avec des cernes descendant sous les genoux ! Et tout ça pour quoi ?! Oh, juste une petite traversée de la France pour rejoindre ma moitié, rien de bien méchant en somme, un voyage qui commence à être bien rodé avec son changement de gare parisienne au milieu, et la promesse d'un break dans la réalité quotidienne. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !... Oui, enfin presque... Parce que pour le coup, on ne peut pas vraiment dire que les trajets de ce week-end auront été de tout repos...

Remarquez, j'aurai dû m'en douter dès vendredi midi quand, ma voituré stationnée chez ma chère mère absente, mon sandwich maison avalé et mon journal acheté, mes yeux rivés sur le grand panneau noir aux inscriptions blanches indiquant en lettres capitales l'heure et le quai de départ de mon train virent les lettres blanches indiquer un retard "probable" de cinq minutes ! Probable ? Oui, car au final, tablez plutôt sur dix minutes, dixit la gentille dame de l'accueil de la gare, qui m'expliqua que ce retard était dû à des voyageurs ayant entreposés leurs bagages devant les portes du train... Pratique pour permettre aux autres voyageurs de descendre... Un coup de la colo qui occupait les wagons ? Oh, ne soyons pas mauvaise langue, mais les gosses... voilà quoi !
Bref, dix minutes après l'heure prévue, mon train quitta la gare de Rennes, mon derrière posé dans un siège côté fenêtre pour pouvoir dormir plus confortablement, à côté d'un jeune homme aux écouteurs vissés sur les oreilles. Le gentil conducteur nous annonça alors une bonne nouvelle : le retard allait être rattrapé ! Fantastique, me dis-je ! Je pourrai même profiter de mon changement de gare pour faire les quelques photos qui me chatouillent depuis quelques semaines... Oui, mais c'était sans compter les gosses... Non, pas ceux de la colo, ceux qui se trouvaient à proximité des voies et qui forcèrent mon train à stopper net en plein milieu des champs de la Bausse pour une durée indéterminée ! Annonce fort rassurante quand, contemplant votre montre, vous commencez à vous dire que jamais vous ne serez dans le bon train à la bonne heure pour sauter à temps dans les bras de votre chéri... Et annonce ayant provoqué la même réaction chez mon voisin aux écouteurs devant faire le même changement de gare que moi, pour prendre le même train que moi, pour les mêmes raisons que moi ! Heureusement, notre bonne étoile veillait encore, et grâce à un sprint dans les couloirs du métro, nous pûmes avoir le train béni et rassurer nos moitiés alertées grâce à quelques sms paniqués !

Fin de l'histoire, me direz-vous. Certes, jusque là, rien de catastrophique, je pus arriver en temps et en heure chez mon homme, profiter de deux jours au calme à jouer à la console et à regarder Le Seigneur des Anneaux, faire les boutiques et apprécier une fois de plus la compagnie de celui que je vois définitivement trop peu...

Oui, mais non ! Parce que comme j'ai bien faire les choses à fond, j'ai décidé d'épicer mon voyage retour en décrétant que payer le parking de la gare pour le week-end, c'était la ruine, et en laissant ma voiture à quelques trois-quarts d'heures à pied au moins de la gare, comptant sur la présence assurée de taxis pour m'y conduire à une heure où le métro fait dodo et où toutes les bonnes âmes les plus dévouées sont tranquillement blotties au fond de leur lit, ou dans l'impossibilité géographique de venir me récupérer. La bouche en coeur, je suis donc arrivée à la station de taxi sur le coup de minuit et demi, persuadée que la gentille dame de la compagnie de taxis avait dit vrai en m'assurant qu'il n'était pas nécessaire de réserver un taxi le dimanche soir, qu'il y en avait toujours de disponible à cette station là... Oui, sauf que de taxis, je ne voyais point, mais de plein de gens avec des valises, mes yeux ne pouvaient se détacher... Gros soupir de désespoir... Et si j'avais mieux fait de me prendre pour une héroïne de film, de sauter du train au premier arrêt qu'il avait fait après que mon homme m'eut laissé à la gare, pour repartir dans la ville qui finira peut-être sans doute par m'accueillir ?! Ah ben oui, mais parfois, je suis trop terre à terre, je pense au boulot qui m'attend le lendemain, à mon appart que je peux pas balancer comme ça, à toutes les conséquences qu'un geste de folie pourraient avoir... et je me retrouve à estimer à près d'une heure le temps qu'il me faudra pour monter dans un taxi à une heure moins le quart, un dimanche soir, dans une ville bretonne déserte...
Oui, j'aurai peut-être mieux fait de descendre du train tout à l'heure pour faire demi-tour... Méninges travaillant, rester plantée là au milieu de gens plutôt irascibles en raison du manque de taxis, je pris mes baskets par les cornes et entamait ma traversée pédestre nocturne de Rennes pour récupérer mon véhicule à moteur, me promettant de ne plus jamais faire confiance à la dame des taxis... Dix minutes plus tard, j'étais plantée dans une rue pas forcément recommandable, attendant un taxi que j'avais finalement commandé, ayant subtilement compris qu'en m'éloignant un peu de la gare, je pourrai en commander un sans que le monsieur du standard ne me le refuse, et priant pour que mon gros sac à dos fasse bien comprendre aux quelques passants que non, je ne cherchais pas à gagner des sous dans cette rue réputée...

Bref, au lieu de pouvoir être dans mon lit à une heure du matin, je le ralliais à deux heures, encore énervée, sans réussir à m'endormir, tournant et virant sous ma couette en pestant contre mon organisation économiquement avantageuse mais concrètement impossible pour mon sommeil ! Et lorsqu'à sept heures et demi, le réveil me tira d'un sommeil enfin réparateur, la seule chose qui me fit sourire fut la vue de mes baskets neuves... Et oui, ce week-end m'aura au moins permis de trouver une paire de chaussures... Comme si je n'en trouvais pas à Rennes... Oui, mais celles-là, je les ai acheté avec mon homme, dans sa ville, et ça me fait dire que si on les trouve là-bas, il est possible que je puisse m'y installer !!!

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jeudi 17 avril 2008

Où Miss Alfie fait de très gros progrès !

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Il fut un temps où tous les jeudis soirs, je remplissais une petite valise à roulettes noire d'une jupe, de quelques pulls et tee shirts à laver, de sous vêtements utilisés depuis le lundi matin et de mes bouquins de studieuse étudiante en dernière année rédigeant son mémoire le soir, dans sa chambre de neuf mètres carré, à la lumière faiblissante d'une lampe de bureau surannée... Les habitudes étaient vite rentrées, les produits de toilette en double dans les deux logements m'évitaient le transport fastidieux de tubes et flacons en tout genre, et la voiture connaissait la route par cœur au bout de six mois.

Il fut ensuite un temps où, une à deux fois par mois, je remplissais la même valise pour trois jours, le temps d'aller prendre une bouffée d'air iodé, de remplir toutes mes soirées et mes après-midi de virées en ville avec les amies et de bouffe et autres pots en terrasse ou en intérieur jusqu'à tard dans la nuit. Là encore, mon point de chute nocturne bénéficiait d'un certain nombre de commodités m'évitant le transport d'un certain nombre d'objets indispensables à mes petites habitudes.

Il est désormais temps que je me réhabitue à faire régulièrement ma valise, la troquant désormais contre mon gros sac à dos de randonnée bien plus pratique dans les couloirs du métro parisien. Oui, parce que la valise à roulettes, ça a beau être bien pratique, dès qu'il y a des escaliers, ça devient franchement galère, surtout quand la valise est remplie de denrées alimentaires !

Ce soir, j'ai donc, pour la première fois, réalisé que j'étais en grand progrès dans ma conception de bagages pour ces petits week-ends à l'autre bout de la France et que finalement, j'étais en train de reproduire les mêmes habitudes qu'autrefois. Ainsi, le sac attrapé, j'ai fourré dedans une paire de chaussures de sport, un jean de rechange, deux petits pulls, un chemisier, deux tee-shirt, un débardeur (le minimum syndical en matière d'éventualité de changements d'activités), des sous-vêtements et un bouquin pour la route. La trousse de toilette attend bien sagement dans la salle de bain que la toilette de demain matin ait été effectuée pour rejoindre l'appareil photo destiné à faire quelques clichés de la gare de Lyon et de sa verrière entre deux trains, et j'ai même pensé à préparer de quoi me nourrir sans me faire arnaquer avec les sandwichs vendus à la gare ou, pire, dans le train !
Certes, je l'avoue, mon sac à main a pris un peu de volume, car j'ai troqué mon sac de taille normale contre un cabas de contenance un peu plus importante, dans le simple but de faire voyager avec moi un fabuleux coussin de cou qui me permettra de dormir sans me tordre le cou et d'arriver sans hurler devant celui qui a dû ressortir les affaires que j'ai laissé traîner plus ou moins involontairement chez lui !

Bref, tout ça pour vous dire qu'on tient le bon bout, et que je suis presque guérie ! Oui, juste un sac à dos, un peu grand certes, mais juste parce que je compte revenir avec ma réserve de fromages pour la dizaine de jours qui suivra mon retour, et juste un cabas qui me sert régulièrement de sac à main. Autant dire tout de suite que ma dégaine dans les couloirs du métro sera encore digne d'un vaudeville, sac de rando sur le dos et sac Longchamp à la main...

Reste une dernière question épineuse qui risque de me turlupiner cette nuit : le sèche-cheveux... Question cruciale, surtout quand on connaît la longueur de mes cheveux...

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mardi 15 avril 2008

Où Miss Alfie liste d'éventuels sujets de billets

Inspiration, où es-tu ?!!! Ah la saloperie, la voilà barrée je ne sais où, à l'autre bout de la France ou dans mes chaussettes pas rangées au fond de mon armoire à linge ! Du coup, ben voilà, presque deux semaines sans note, sans nouvelles, sans billet, et des statistiques qui font grise mine... Remarquez, à force de ne plus publier, mes lecteurs vont déserter, et du coup, plus personne ne sera triste de l'abandon de ce blog en friche !

Non, en fait, ce n'est pas vrai. Des sujets et des thèmes de rédaction, j'en ai, j'en trouve au quotidien, mais je n'arrive pas à écrire dessus, je n'arrive pas à développer ni à délirer. Manque de temps, manque d'envie... Et pourquoi donc ?!

Oui, j'aurai pu vous parler de mon boulot. Je sais que désormais, quand on cherche des infos sur le boulot d'assistante sociale, on peut arriver sur ce blog. Certes, mais bon, déjà que je m'arrache les cheveux de neuf heures à dix-sept heures, c'est pas pour y repenser le soir, quand je suis tranquillement vautrée sur mes coussins à regarder Canal ou une série empruntée à une amie fort bien pourvue en la matière. Donc les histoires de curatelle, de tutelle, d'auxiliaires de vie, d'aides financières, de direction à double discours, de malades et de mort, merci, mais je les laisse dans mon bureau, enfouies au fond de mes dossiers, et je me frappe dès que j'ai le malheur d'y penser une fois la porte du dit bureau franchie... Ce qui peut d'ailleurs donner uen explication plausibles aux multiples hématomes qui parsèment ma peau diaphane !

Donc, si on se met d'accord pour ne pas parler boulot, parlons vie privée ! Ah oui, mais là, non plus, ça ne va pas le faire ! Et pourquoi donc ?! Parce que dans vie privée, il y a privé ! Non, plus sérieusement, en dehors du boulot, je passe mes soirées à laver et repasser du linge qui n'est pas à moi, et à le transporter dans une chambre située dans un couloir d'hôpital déjà arpenté au mois de décembre dernier. Ah ben oui, mais ce coup-ci, c'est pas la mère, c'est le père ! Du coup, le dos refait des siennes, mon appartement ressemble à un souk, et je n'ai qu'une hâte : être à vendredi midi, grimper dans le train et partir en week-end à l'autre bout de la France ! Tiens, celà m'amène à un autre aspect de ma vie privée... Ah ben oui, mais là non plus, pas envie d'en parler ici, parce que les questionnements qui envahissent mon petit esprit ne regardent que moi... Non, je vous rassure de suite, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes avec mon homme ! Non, juste, sept-cent bornes pour se voir, c'est casse-pieds, donc du coup ça entraîne des réflexions quant à un possible rapprochement géographique... et du coup une collection de questions, de réflexions, d'anticipations, de projets dans ma tête ! Mais ça, je le garde pour lui et pour moi, non mais !

Bref, on a donc décidé de ne parler ni boulot ni perso... Reste donc l'actualité... Génial, on tient la une quantité de sujets ! L'Arche de Zoé, le Ponant, les dé-remboursements à venir de la sécurité sociale, les JO de Pékin, les droits de l'homme dans le monde, l'adoption internationale, le phénomène des Ch'tis, la flambée des prix des matières premières, les émeutes de la fin, la Révolution Française, la détention d'Ingrid Bétancourt, le pétrole de plus en plus cher, le chômage et la réforme du monde du travail, les manifestations lycéennes... Ah ben oui, il y aurait de quoi dire... Mais en même temps, suffit de taper ces mots là dans n'importe quel moteur de recherche pour avoir des centaines d'articles sur le sujets... Donc à quoi bon me faire suer à vous en parler... Parce que j'imagine que les personnes n'ayant ni la télé ni la radio, ne lisant pas les journaux, et ne lisant que mon blog sont très très très rares... Surtout vu le nombre actuel de lecteurs de ce blog...

Donc, si on fait le tour de la question, aucun sujet qui m'emballe, qui m'entraîne à pianoter comme une folle sur mon clavier. Aucune idée à germer dans mon petit esprit rebelle et fantasque. Aucun thème à traiter avec légèreté et insouciance. Juste une actualité sombre qui se met au diapason avec les histoires familiales et professionnelles... Encore heureux que dans ce monde de brutes, un îlot de tranquillité existe, même à l'autre bout de la France !

Sur ce, à tchao bonsoir ! Et à bientôt... peut-être !...

Scribouillé par Miss Alfie à 10:17 - Douceurs ou déboires... ou l'inverse - De vous à moi... [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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