lundi 5 mai 2008
Où Miss Alfie parle de bagages
Je me fais rare. Oui, je le sais. Et quand je viens, je ne trouve plus ce plaisir que j'avais avant. Je n'ai plus cette petite excitation qui me prenait quand je commençais à pianoter sur mon clavier pour vous raconter quelque histoire. Je n'ai plus l'impression que mes pseudos aventures aient un quelconque intérêt, ni ne soit finalement si drôles que ça...
Alors je me fais rare. Parce que la vie, la vraie, celle avec des vrais gens, celle avec le travail, les tracas et les bonheurs, celle avec les voyages, les valises, les gares et les attentes, celle avec les parents, les amis, les collègues, celle avec la pluie, le soleil et le vent, reprend le dessus.
Alors je me fais rare. Parce que lorsque je me pose, le soir, dans mon appartement, je n'attends plus grand chose de ce blog. Parce que je réalise que cette expérience m'a apporté tellement de bonheur que j'ai besoin de passer à autre chose.
Alors je me fais rare. Je ne savais pas, le jour où j'ai créé mon premier blog, où cela allait m'emmener. Je n'imaginais pas les heures passées devant mon ordinateur à écrire des billets, à inventer des vies, à raconter la mienne. Je n'imaginais pas les rencontres virtuelles, et puis réelles, qui allaient découler de ces simples mots couchés sur un écran d'ordinateur.
Alors je me fais rare. Je veux que certaines choses ne regardent que moi. Je veux que certains bonheurs ne soient partagés qu'avec ceux et celles qui sont là toujours et encore, malgré le temps, malgré les divergences, malgré la distance, malgré les emplois du temps de plus en plus difficilement conjugables. Je veux être égoïste et ne parler de mes projets, de nos projets, qu'avec ceux qui comprendront, qui poseront des questions délicates, qui oseront s'opposer pour que les décisions se prennent encore plus facilement, qui finalement accepteront n'importe quel point de vue, pourvu que ce soit pour continuer sur le chemin du bonheur.
Alors je me fais rare. Et je fais mes bagages. Je préfère continuer à parler des livres que je lis, en trop petite quantité en ce moment, ou à vous faire partager mes clichés, de manière trop épisode je le reconnais aussi. Je fais mes bagages parce que souvent, les blogs finissent par s'éteindre dans la nébuleuse blogosphère. Je fais mes bagages pour m'en retourner à ma vie réelle.
Je fais mes bagages, et je dis au revoir, chers lecteurs...
jeudi 1 mai 2008
Où Miss Alfie commence...
...une nouvelle année...
...un nouveau quart de siècle...
...une nouvelle recette de cuisine...
...un nouveau livre...
...un tri approfondi de ses placards...
...un recensement non exhaustif d'adresses...
...à bouger son postérieur qui rentre un peu moins dans ses jeans...