Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

lundi 21 avril 2008

Où Miss Alfie a des soucis de transports

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Et voilà, encore un lundi avec des cernes descendant sous les genoux ! Et tout ça pour quoi ?! Oh, juste une petite traversée de la France pour rejoindre ma moitié, rien de bien méchant en somme, un voyage qui commence à être bien rodé avec son changement de gare parisienne au milieu, et la promesse d'un break dans la réalité quotidienne. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !... Oui, enfin presque... Parce que pour le coup, on ne peut pas vraiment dire que les trajets de ce week-end auront été de tout repos...

Remarquez, j'aurai dû m'en douter dès vendredi midi quand, ma voituré stationnée chez ma chère mère absente, mon sandwich maison avalé et mon journal acheté, mes yeux rivés sur le grand panneau noir aux inscriptions blanches indiquant en lettres capitales l'heure et le quai de départ de mon train virent les lettres blanches indiquer un retard "probable" de cinq minutes ! Probable ? Oui, car au final, tablez plutôt sur dix minutes, dixit la gentille dame de l'accueil de la gare, qui m'expliqua que ce retard était dû à des voyageurs ayant entreposés leurs bagages devant les portes du train... Pratique pour permettre aux autres voyageurs de descendre... Un coup de la colo qui occupait les wagons ? Oh, ne soyons pas mauvaise langue, mais les gosses... voilà quoi !
Bref, dix minutes après l'heure prévue, mon train quitta la gare de Rennes, mon derrière posé dans un siège côté fenêtre pour pouvoir dormir plus confortablement, à côté d'un jeune homme aux écouteurs vissés sur les oreilles. Le gentil conducteur nous annonça alors une bonne nouvelle : le retard allait être rattrapé ! Fantastique, me dis-je ! Je pourrai même profiter de mon changement de gare pour faire les quelques photos qui me chatouillent depuis quelques semaines... Oui, mais c'était sans compter les gosses... Non, pas ceux de la colo, ceux qui se trouvaient à proximité des voies et qui forcèrent mon train à stopper net en plein milieu des champs de la Bausse pour une durée indéterminée ! Annonce fort rassurante quand, contemplant votre montre, vous commencez à vous dire que jamais vous ne serez dans le bon train à la bonne heure pour sauter à temps dans les bras de votre chéri... Et annonce ayant provoqué la même réaction chez mon voisin aux écouteurs devant faire le même changement de gare que moi, pour prendre le même train que moi, pour les mêmes raisons que moi ! Heureusement, notre bonne étoile veillait encore, et grâce à un sprint dans les couloirs du métro, nous pûmes avoir le train béni et rassurer nos moitiés alertées grâce à quelques sms paniqués !

Fin de l'histoire, me direz-vous. Certes, jusque là, rien de catastrophique, je pus arriver en temps et en heure chez mon homme, profiter de deux jours au calme à jouer à la console et à regarder Le Seigneur des Anneaux, faire les boutiques et apprécier une fois de plus la compagnie de celui que je vois définitivement trop peu...

Oui, mais non ! Parce que comme j'ai bien faire les choses à fond, j'ai décidé d'épicer mon voyage retour en décrétant que payer le parking de la gare pour le week-end, c'était la ruine, et en laissant ma voiture à quelques trois-quarts d'heures à pied au moins de la gare, comptant sur la présence assurée de taxis pour m'y conduire à une heure où le métro fait dodo et où toutes les bonnes âmes les plus dévouées sont tranquillement blotties au fond de leur lit, ou dans l'impossibilité géographique de venir me récupérer. La bouche en coeur, je suis donc arrivée à la station de taxi sur le coup de minuit et demi, persuadée que la gentille dame de la compagnie de taxis avait dit vrai en m'assurant qu'il n'était pas nécessaire de réserver un taxi le dimanche soir, qu'il y en avait toujours de disponible à cette station là... Oui, sauf que de taxis, je ne voyais point, mais de plein de gens avec des valises, mes yeux ne pouvaient se détacher... Gros soupir de désespoir... Et si j'avais mieux fait de me prendre pour une héroïne de film, de sauter du train au premier arrêt qu'il avait fait après que mon homme m'eut laissé à la gare, pour repartir dans la ville qui finira peut-être sans doute par m'accueillir ?! Ah ben oui, mais parfois, je suis trop terre à terre, je pense au boulot qui m'attend le lendemain, à mon appart que je peux pas balancer comme ça, à toutes les conséquences qu'un geste de folie pourraient avoir... et je me retrouve à estimer à près d'une heure le temps qu'il me faudra pour monter dans un taxi à une heure moins le quart, un dimanche soir, dans une ville bretonne déserte...
Oui, j'aurai peut-être mieux fait de descendre du train tout à l'heure pour faire demi-tour... Méninges travaillant, rester plantée là au milieu de gens plutôt irascibles en raison du manque de taxis, je pris mes baskets par les cornes et entamait ma traversée pédestre nocturne de Rennes pour récupérer mon véhicule à moteur, me promettant de ne plus jamais faire confiance à la dame des taxis... Dix minutes plus tard, j'étais plantée dans une rue pas forcément recommandable, attendant un taxi que j'avais finalement commandé, ayant subtilement compris qu'en m'éloignant un peu de la gare, je pourrai en commander un sans que le monsieur du standard ne me le refuse, et priant pour que mon gros sac à dos fasse bien comprendre aux quelques passants que non, je ne cherchais pas à gagner des sous dans cette rue réputée...

Bref, au lieu de pouvoir être dans mon lit à une heure du matin, je le ralliais à deux heures, encore énervée, sans réussir à m'endormir, tournant et virant sous ma couette en pestant contre mon organisation économiquement avantageuse mais concrètement impossible pour mon sommeil ! Et lorsqu'à sept heures et demi, le réveil me tira d'un sommeil enfin réparateur, la seule chose qui me fit sourire fut la vue de mes baskets neuves... Et oui, ce week-end m'aura au moins permis de trouver une paire de chaussures... Comme si je n'en trouvais pas à Rennes... Oui, mais celles-là, je les ai acheté avec mon homme, dans sa ville, et ça me fait dire que si on les trouve là-bas, il est possible que je puisse m'y installer !!!

Scribouillé par Miss Alfie à 13:34 - Douceurs ou déboires... ou l'inverse - De vous à moi... [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De vous à moi...

Sourire

Réaction de Qui©he, mardi 22 avril 2008 à 15:09

c'est que c'est du sérieux vous deux ! je suis ravie ! :-)

Réaction de canicule, mardi 22 avril 2008 à 20:15

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