jeudi 17 avril 2008
Où Miss Alfie fait de très gros progrès !
Il fut un temps où tous les jeudis soirs, je remplissais une petite valise à roulettes noire d'une jupe, de quelques pulls et tee shirts à laver, de sous vêtements utilisés depuis le lundi matin et de mes bouquins de studieuse étudiante en dernière année rédigeant son mémoire le soir, dans sa chambre de neuf mètres carré, à la lumière faiblissante d'une lampe de bureau surannée... Les habitudes étaient vite rentrées, les produits de toilette en double dans les deux logements m'évitaient le transport fastidieux de tubes et flacons en tout genre, et la voiture connaissait la route par cœur au bout de six mois.
Il fut ensuite un temps où, une à deux fois par mois, je remplissais la même valise pour trois jours, le temps d'aller prendre une bouffée d'air iodé, de remplir toutes mes soirées et mes après-midi de virées en ville avec les amies et de bouffe et autres pots en terrasse ou en intérieur jusqu'à tard dans la nuit. Là encore, mon point de chute nocturne bénéficiait d'un certain nombre de commodités m'évitant le transport d'un certain nombre d'objets indispensables à mes petites habitudes.
Il est désormais temps que je me réhabitue à faire régulièrement ma valise, la troquant désormais contre mon gros sac à dos de randonnée bien plus pratique dans les couloirs du métro parisien. Oui, parce que la valise à roulettes, ça a beau être bien pratique, dès qu'il y a des escaliers, ça devient franchement galère, surtout quand la valise est remplie de denrées alimentaires !
Ce soir, j'ai donc, pour la première fois, réalisé que j'étais en grand progrès dans ma conception de bagages pour ces petits week-ends à l'autre bout de la France et que finalement, j'étais en train de reproduire les mêmes habitudes qu'autrefois. Ainsi, le sac attrapé, j'ai fourré dedans une paire de chaussures de sport, un jean de rechange, deux petits pulls, un chemisier, deux tee-shirt, un débardeur (le minimum syndical en matière d'éventualité de changements d'activités), des sous-vêtements et un bouquin pour la route. La trousse de toilette attend bien sagement dans la salle de bain que la toilette de demain matin ait été effectuée pour rejoindre l'appareil photo destiné à faire quelques clichés de la gare de Lyon et de sa verrière entre deux trains, et j'ai même pensé à préparer de quoi me nourrir sans me faire arnaquer avec les sandwichs vendus à la gare ou, pire, dans le train !
Certes, je l'avoue, mon sac à main a pris un peu de volume, car j'ai troqué mon sac de taille normale contre un cabas de contenance un peu plus importante, dans le simple but de faire voyager avec moi un fabuleux coussin de cou qui me permettra de dormir sans me tordre le cou et d'arriver sans hurler devant celui qui a dû ressortir les affaires que j'ai laissé traîner plus ou moins involontairement chez lui !
Bref, tout ça pour vous dire qu'on tient le bon bout, et que je suis presque guérie ! Oui, juste un sac à dos, un peu grand certes, mais juste parce que je compte revenir avec ma réserve de fromages pour la dizaine de jours qui suivra mon retour, et juste un cabas qui me sert régulièrement de sac à main. Autant dire tout de suite que ma dégaine dans les couloirs du métro sera encore digne d'un vaudeville, sac de rando sur le dos et sac Longchamp à la main...
Reste une dernière question épineuse qui risque de me turlupiner cette nuit : le sèche-cheveux... Question cruciale, surtout quand on connaît la longueur de mes cheveux...
De vous à moi...
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