vendredi 21 mars 2008
Où Miss Alfie fait son Caliméro... ou pas !
Voilà, ça, c'est dit. Je m'en doutais depuis quelques jours, mais plus je m'en rapprochais, plus je le sentais à plein nez. Ce vendredi 21 mars 2008 a un côté journée pourrie... Tiens, en l'écrivant, je réalise que trois jours avant le 21, c'est le 18, et que j'ai même pas pensé au 18 mars cette année... Faut croire que la page est définitivement tournée... En même temps, avec celle que j'ai commencé à écrire, c'est carrément plus pratique... Enfin bref.
Donc voilà, on est le 21 mars. Nous sommes vendredi. Et à la base, j'aime pas forcément le vendredi. En fait, soit j'adore mes vendredis, soit je les déteste, selon ce que j'ai de prévu pendant le week-end... Oui, c'est un peu bizarre, mais c'est du moi... Donc par exemple, vendredi dernier, j'ai adoré, et vendredi prochain, j'exulterai... Forcément, à l'heure où je rédige ce message, vendredi prochain, je penserai à mon sac à dos dans le coffre de la voiture et au long périple en train qui m'attendra pour l'après-midi ! Sauf qu'aujourd'hui, vendredi 21 mars 2008, à 11:58 selon l'horloge de mon ordinateur qui me sert à faire plein d'autres choses que travailler, ben je sais que je ne pars pas pour le week-end, et que ma journée est pourrie.
En fait, non, c'est faux, je pars un peu quand même ce week-end... Demain plus exactement, et pour la journée. Je vais rejoindre une de mes amies qui travaille dimanche et lundi pour mettre au monde des braillards qui vous collent aux basques pendant quarante ans après. Donc je vais prendre ma petite voiture, faire une petite heure de route, et passer a priori une agréable journée à papoter, bavasser, et cancaner ! Bon, après, dimanche et lundi, promis juré craché, je ne bouge pas de chez moi, sauf pour aller manger avec mon géniteur dimanche et pour faire une toile avec ma génitrice lundi... Autant dire que l'ambiance va encore être tellement drôle et détendue que je vais en redemander !!!
Enfin, toujours est-il que là, je vous raconte ma vie.
Que globalement, personne n'en a rien à faire, avouez-le !
Qu'en plus, il fait pas franchement beau dehors, même pas beau du tout, genre temps breton parfait avec flotte et vent en quantité.
Que je me suis réveillée avec un marteau-piqueur dans la tête et que je ne peux même pas imaginer rentrer plus tôt chez moi vu que je me suis collée une visite à domicile cet après-midi, histoire de m'occuper une peu.
Que j'ai un nouveau jeu de poker qui m'attend sur mon ordinateur à la maison de manière à être à peu près au point vendredi prochain et que je ne peux pas y jouer puisque je suis au boulot.
Que y a vraiment pas grand monde sur un webmessenger qui plante en plus toutes les cinq minutes quand je tente de parler à la personne que je n'attendais pas.
Que je suis censée arriver à mon atelier d'écriture ce soir avec quelques productions, mais que rien ne vient et que je sèche devant mon cahier rouge, ce qui me fait dire que même si je vais scribouiller ce soir, j'aurai pas grand chose à lire alors que ça fait plus d'un mois que je n'y ai pas été.
Que j'ai encore droit à des mauvaises nouvelles au boulot, genre des patients qui ont maintenu des aides à domicile après l'hospitalisation ou le décès du bénéficiaire et qui sollicitent un financement auquel ils ne peuvent plus prétendre.
Que j'ai plein de repassage à faire pendant le week-end, et de la cuisine parce que j'ai acheté des légumes, et du ménage, et des parents à voir... Oui, ça, visiblement, ça me pèse un peu...
Mais bon... Arrêtons de caliméroter, bordel de crotte de bique roulée dans la farine...
Parce que d'abord, c'est mon blog, alors j'ai le droit de raconter ma vie, même si ça n'intéresse que moi.
Parce que la pluie semble se calmer, qu'il y a même du ciel bleu et un peu de soleil à taper pour réchauffer ma voiture.
Parce que si mémé cet après-midi m'embête trop, je suis pas obligée de rester, et je lui dirai que j'ai très très mal à la tête, et peut-être même qu'elle me filera un cachet de morphine à elle et que du coup, je planerai pour la soirée.
Parce que je vais retrouver mon jeu de poker ce soir, et que me connaissant, c'est pas plus mal que je ne puisse pas y jouer au travail, sinon je vais bien trop vite devenir accro.
Parce que j'ai pu papoter un peu avec celui que je ne pensais pas voir sur msn aujourd'hui et que ses bêtises ont réussi à me faire rire toute seule dans mon bureau sous le regard un peu mécontent de ma chef.
Parce que même si j'ai pas grand chose à apporter, je vais quand même aller à l'atelier d'écriture pour discuter avec mes copines d'écriture, parce que ça fait tellement de bien de faire une pause de temps en temps.
Parce que les problèmes de mes patients ne seront pas réglés aujourd'hui, et que s'ils doivent l'être, la solution viendra en temps et en heure. Et si je ne trouve pas de solution, c'est qu'il n'y en a pas, et donc que ce n'est pas la peine de me faire chier.
Parce que si j'ai tout plein de choses à faire chez moi et des parents à voir, c'est aussi parce que le week-end suivant, je ne serai pas là, que j'aurai besoin de vêtements repassés, que mon congélateur commence à être vide de nourriture pour le midi, et que je n'ai pas le temps d'aller faire de nouvelles courses, étant donné que la semaine prochaine, il faudra que j'aille me faire refaire la tête, que je me pomponne et que je me repose en préparant mon sac en vue des 48 heures avec celui qui... que... voilà quoi !!!
Bon, ben au final, j'aurai du intituler ce billet "Où Miss Alfie se rend compte qu'à tout problème, il existe bien une solution, et qu'un bon sourire fait plus de bien qu'une gueule de cent pieds de long" !
Où Miss Alfie découvre qu'il n'y a plus de saison
Jeudi matin, voguant fièrement dans ma petite voiture vers mon lieu de travail du jour, écoutant Nagui et Manu raconter quelques conneries, et songeant au sandwich du midi dans la galerie commerciale avec une collègue, le monsieur des informations locales m'a informé que depuis cinq heures et des brouettes, nous étions passé dans l'ère "Printemps". Oh, ravissante et charmante information que je me suis empressée d'enregistrer dans ma mémoire tandis que mes yeux contemplait le tout petit degré qui s'affichait difficilement sur l'écran à cristaux machins-trucs de ma voiture.
Et oui, parce que mine de rien, nous voilà déjà rendu fin mars, ma bonne dame ! Mais c'est qu'on y croirait presque pas, au printemps ! Non, parce que moi, vous me dites "printemps", je pense bourgeons dans les arbres, talus colorés, vestes allégées, chaussures découvertes. Sauf qu'a priori, là, c'est pas encore le cas ! Oui, va encore falloir attendre un petit peu, parce que visiblement, la mini-jupe et les collants rouges, c'est encore très limite ! Enfin, avec de bottes, ça passe à peu près...
M'enfin bon, bref, tout ça pour dire que, concrètement, y a plus d'saison, ma bonne dame ! Mais bon, moi j'vous dit, c'est avec tous les machins qui nous envoient dans l'espace ! C'est qu'ça nous détraque le temps ! Même les rhumatismes, ils y comprennent plus rien ! Du coup, ben en octobre, on est déjà en hiver, et limite si ça dure pas jusqu'en mai ! Donc conclusion, mon petit trois-quart en coton noir, je le laisse au portemanteau, et je conserve mon bon vieux manteau noir, mon écharpe rouge et mes mitaines blanches, surtout qu'ils vont même jusqu'à annoncer de la neige en Bretagne pour dimanche !... De la neige... Non mais vous imaginez ?! Autant dire la fin du monde !...
Texte © Miss Alfie 2008