lundi 17 mars 2008
Epopée franc-comtoise
Oyez, oyez ! Damoiselles et damoiseaux, votre humble servante est de retour parmi vous après une semaine d'absence ! Je lis déjà sur vos visages invisibles le bonheur de me savoir revenue vivante, sans qu'aucun monstre ni dragon ne m'ait amputé d'une partie de moi-même dans cette contrée lointaine. Pourtant, je puis vous assurer qu'il s'en ait fallu de peu pour que vous ne me revoyiez pas... Mais jugez plutôt...
Le samedi huit mars de l'an deux-mille huit, j'ai chargé ma maison portative constituée d'une valise à roulettes et d'un sac à dos de randonnée de quarante litres dans la voiture sur rails qui devait me faire traverser le pays franc pour m'emmener en Franche-Comté, et plus précisément dans la capitale d'un département au joli nom de Doubs... Un prince de ce royaume m'attendait à l'arrivée, ayant tout prévu pour que cette visite officielle d'une représentante de la Bretagne se passe pour le mieux et que la contrée lui paraisse le moins hostile possible.
Pourtant, il me fallut livrer une bataille terrible contre les éléments locaux, à commencer par ce qu'ils appellent par là bas collines et que je qualifierai plutôt de montagnes car dépassant les trois cents mètres d'altitude réglementaires en Armorique. Fort heureusement, par Merlin et Viviane, le vent et la pluie vinrent à ma rescousse, entrainant le bris d'une portière de cheval à moteur. Mais foi d'Armoricaine, ce ne furent pas quelques gouttes qui nous empêchèrent de pousser l'invasion jusque dans le Jura et jusqu'en Alsace où nos panses faillirent éclater sous le coup de tartes flambées et de vins locaux. A ce sujet, il convient d'inscrire dans le roc une traversée de Pontarlier, commune du Doubs précédemment citée, dont le souvenir restera longtemps dans les mémoires des protagonistes.
Mais les plus rudes batailles, celles qui demandèrent le plus d'énergie et de préparations, furent bien évidemment les duels entre Bretonne isolée et locaux bien armés au cours desquels l'objectif fut de séduire l'adversaire, ou plutôt les adversaires, ardents défenseurs de leur région et de l'implantation du prince dans leur région. Mais qu'importe les éventuels projets d'émigration, il semblerait que les premiers échos parvenus par monts et par ondes fassent état de victoires potentielles !
Hélas, comme tout voyage officiel, cette épopée franc-comtoise prit fin un dimanche en fin d'après-midi, dans une entrée de station à voiture à rails, lorsque le prince me laissa avec la gorge un peu nouée et ma maison ambulante bien plus chargée qu'à l'arrivée puisque dépositaire de quelques bouteilles de liquides locaux, mais avec une délicatesse de prince... La voiture à rails me ramena en pleine nuit dans ma contrée bretonne où je retrouvais avec un plaisir teinté de nostalgie ma demeure où la chandelle brulait pour les fantômes depuis une semaine...
Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, la vie de princesse en a une également. Et ce matin, lundi dix-sept mars de l'an deux-mille-huit, il me fallut reprendre le chemin du travail, oubliant les repos matinaux, les déjeuners plantureux et les sorties multiples, et calculant la stratégie à appliquer pour pouvoir multiplier les journées de congés pour jouer à nouveau les princesses !... Et comme une mauvaise nouvelle ne vient pas seule, il semblerait que l'effet magique de l'environnement oriental n'ait pas perduré au delà du repas de midi : huit journées sans toucher à un tube de tabac et voilà qu'un café après le repas avec une collègue eut raison de mes efforts...
Texte © Miss Alfie 2008
Image © Miss Alfie 2008... Cherchez l'erreur...
De vous à moi...
Mais tu étais dans ma région !!!! Envoie-moi un mail si ça te dit, un jour où vous vous baladerez dans le Haut-Rhin, je me ferai un plaisir de vous recevoir...
@ Plum' : Exact, j'étais par chez toi ! Et bien pourquoi pas, si un jour l'occasion se présente !!!
souvenirs
je connais bien le coin...si tu n'as pas profité du paysage avec le temps qu'il y avait, tu trouveras des petits souvenirs dans la rubrique montagne de tu sais où...
Ben ça alors !
T'étais près de chez moi aussi... ! C'est beau, hein ? Et puis c'est un pays où il fait bon...boire ! ;)
Bises
@ Iceman : Pour finir, je vais me dire que je suis tes traces !...
@ CC : Vi ! D'ailleurs, je reprendrai bien un petit verre là !!!
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