Les crumbles de Miss Alfie

Des crumbles de vie, des goûters de petits bonheurs, des repas de petits plaisirs...

vendredi 29 février 2008

Miss Alfie et son GPS

Miss_Alfie_et_son_GPS

Depuis trois ans, dormait dans un placard de l'appartement maternel un GPS obtenu avec ma cher voiture lors de son acquisition, à l'époque où j'étais encore étudiante et où je n'imaginais pas faire 1500 km par mois dans mon véhicule. Jusqu'à présent, je n'avais pas trouvé nécessaire de fixer à mon pare-brise avant le support du dit appareil, connaissant globalement les trajets que j'avais à faire et me fiant surtout à mon bon vieux guide de la route qui commence à être tout passé.

Oui mais voilà. Depuis cinq mois, je bosse dans une structure de soins à domicile, et en campagne. Ce qui signifie, pour faire simple, que je me déplace au domicile des patients pour les rencontrer quand des besoins sociaux émergent. Et comme, pour m'amuser un peu plus, je travaille sur deux unités distantes l'une de l'autre de 30 kilomètres, mon secteur d'intervention a un diamètre de près de 100 kilomètres. Autant vous dire que quand je pars rendre visite à un patient, j'ai intérêt d'anticiper le temps de trajet, et de limiter à deux le nombre de visites par demi-journée !

Alors certes, la campagne, c'est bien, c'est joli, c'est plein de petites routes où y a pas un chat mais parfois des tracteurs dans la journée, mais c'est aussi plein de lieux dits que même les meilleurs sites internet de cartographie routière ne connaissent pas ! Du coup, dès qu'une visite s'inscrit dans mon agenda papier et dans mon agenda sur l'ordinateur, je fonce dans la salle des soignants demander aux infirmiers et aux aides soignants qui y sont déjà allé par où passer. Parfois, j'ai pas de chance, il n'y a personne, et je me retrouve à tenter désespérément de les appeler sur leurs téléphones portables pour qu'ils fassent du téléguidage tandis qu'ils sont en train de faire la toilette de madame Bidule. Et parfois, j'ai pas de chance, parce que même si j'ai réussi à les voir, que j'ai tout bien noté le trajet, ben y en a un qui a dû halluciné en voyant un arrêt de bus qui n'existe pas et que je cherche inlassablement sur la route pour finir par passer un coup de téléphone à la personne chez qui je me rends en passant pour une grosse débile qui sait pas lire une carte routière.

Du coup, dimanche matin, alors que le soleil breton pointait à travers mes volets, que j'émergeais tranquillement de mon sommeil réparateur, que j'envisageais mon ménage à faire, j'ai sauté dans un jean, enfilé mes baskets, et emmené ma voiture jusqu'à l'appartement maternel pour récupérer la solution à tous mes problèmes : mon GPS ! Aussitôt dit, aussitôt fait, je le branche, je le configure, et je lui demande de me ramener chez moi, histoire de le tester et de voir si on est d'accord tous les deux. D'ailleurs, je tiens à préciser que j'ai configuré la voix du monsieur, parc que la greluche blondasse qui me dit par où passer, ça va vite me saouler. En revanche, un charmant jeune homme, de suite, je suis plus coopérative !

Bref, donc me voilà en voiture, écoutant doctement les indications de mon monsieur électronique, et l'envoyant légèrement bouler quand, à l'approche de ma demeure, il me somma de faire demi tour à un endroit où je ne pouvais pas faire demi-tour pour cause de travaux de voirie qui durent depuis des mois et des mois en raison de l'ouverture future et prochaine d'un grand magasin d'ameublement suédois à proximité de mon logement.

Mais je me trouve confrontée désormais à un souci : la dépendance au GPS. Oui, je ne peux plus m'en passer. D'ailleurs, l'autre soir, je lui ai demandé de me conduire chez ma meilleure amie, comme si je ne connaissais pas cette route que je fais au moins une fois par semaine !
Je suis donc à la recherche d'une structure de soins me permettant de me sevrer de ma dépendance au GPS, car si les choses continuent ainsi, je sens que je vais bientôt lui demander mon chemin pour aller de ma cuisine à mes WC... Au cas où ces derniers aient changé de place entre la poire et le dessert !

Texte © Miss Alfie 2008

Scribouillé par Miss Alfie à 12:59 - Le travail, c'est la santé - De vous à moi... [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


jeudi 28 février 2008

Sacrilège !!!

Sacrilege

Le Breton est un fin gastronome. Certes, pas autant que le Lyonnais avec sa cervelle de canut, son tablier de sapeur et son saucisson brioché. Mais quand même. Il faut savoir que le Breton est gourmand et aime bien manger. Et je vous mets au défit de me trouver un Breton pur beurre qui vous dira le contraire !

Parce qu'en Bretagne, on en a, des traou mad ! Et que ceux qui ne comprennent pas le sens de traou mad sachent que cela signifie "bonnes choses" en breton, la langue locale !!! Bien évidemment, je vous épargnerai les crêpes et les galettes, emblèmes culinaires par excellence de notre contrée en dehors de ses frontières. Mais je tiens à mettre en garde tous ceux et celles qui, résidant sous le soleil, dans les montagne ou sur le plat pays : il n'y a qu'en Bretagne que vous dégusterez de véritables galettes de blé noir et de délicieuses crêpes de froment, foi de Bretonne ayant expérimenté les crêperies pendant ses vacances et qui ne le refera plus jamais !

Après, quand on vient en Bretagne, on n'échappe rarement aux traditionnels fruits de mer, coquilles Saint Jacques et autres crustacés à la chair se dégustant croulant sous une mayonnaise maison faite par la grand mère. Bon, ça, je vous l'accorde, faut aimer. D'ailleurs, me concernant, les moules, c'est une fois par an en pleine saison, et dans un restaurant certifié conforme aux exigences locales, histoire de pas finir la journée la tête dans la cuvette des WC. A l'inverse, ne me mettez surtout pas devant les yeux les mollards de tuberculeux que sont les huîtres : jamais, au grand jamais, je ne pourrai ne serait-ce qu'imaginer avaler ces choses visqueuses et salées ! En revanche, si l'idée vous prend de m'offrir des langoustine, ou une langoustines - le homard n'étant pas le meilleur plan pour des raisons de mue que je pourrai développer aux intéressés -, n'oubliez pas la précédemment citée mayonnaise de mamie et le pain noir qui me fera un repas parfaitement parfait !

Mais ce que je voulais évoquer ce matin, c'est l'affaire de l'ingrédient de base de la cuisine bretonne, ce qui permet de transformer une simple pomme de terre en un festin de chef, et sans quoi le kouign amann serait un simple bout de pâte feuilletée desséchée. Oui, je veux parler du beurre. Cette motte jaune qui trône dans tous les frigos bretons et sans laquelle nous sommes évidemment perdus... Mais non, cette motte jaune n'est pas la même qu'ailleurs. Car notre motte, notre beurre, est salé ! Oui, avec des cristaux de sel qui suintent quand on le sort du frigo parfois. Notre beurre est salé, et étalé sur une tartine de pain frais, donne un petit goût incomparable à la confiture qu'il va supporter. Notre beurre est salé, et nos gâteaux ont ce petit goût que les étrangers trouvent bizarre mais qui nous manquent dès que l'on sort de nos frontières.

Alors imaginez, le Breton en vacances, quand, à la table du petit déjeuner à l'hôtel ou chez ses hôtes, une motte de beurre lui fait de l'oeil, qu'il se rue dessus, qu'il l'étale sur tout ce qu'il trouve sous la main, du croissant au pain rassît, et qu'il croque dedans, les papilles en alerte, cherchant ce petit goût salé qui, forcément, ne vient pas, et lui donne l'impression d'avaler une tartine graissée d'huile sans saveur... A ce propos, sachez que depuis que la chose m'est arrivée une fois il y a de nombreuses années, je me contente de confitures dès que je passe le péage de La Gravelle, réservant mon plaisir de la tartine grillée au beurre fondant dessus à mon retour au bercail...

Vous comprendrez donc rapidement que ce que j'ai fait hier soir, en remplissant mon caddie au supermarché du coin, tandis que le ciel déversait sur le parking des seaux d'eau accompagnant parfaitement les spécialités suscitées, s'apparente pour tout Breton à un sacrilège, une hérésie, un adultère en règle : j'ai acheté du beurre doux... Oui, je l'avoue, dans mon frigo se repose une petite plaquette de beurre doux, celle avec l'écriture rouge au lieu de l'écriture verte, et que j'ai mis dix bonnes minutes à trouver...

Et tout ça parce qu'il existe des gens qui préfèrent le beurre doux... Et qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour leur prouver qu'en Bretagne, même si on mange tout salé, on sait aussi faire en sorte que les "étrangers" aient envie de venir, de revenir, et de rester !...

Texte © Miss Alfie 2008

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dimanche 24 février 2008

Miss Alfie s'embourgeoise !

Miss_Alfie_s_embourgeoise

Il est une tradition à laquelle je déroge rarement, celle du shopping du samedi après-midi dans les rues de Rennes, en compagnie soit d'amies, soit de celui qui m'a donné ce goût là : mon père ! Et oui, si j'aime autant faire les boutiques le samedi après-midi, c'est en doute à cause, ou grâce à lui... Tiens, d'ailleurs, il faudrait que je vous en parle, de mon père... Tellement il est étonnant...

Mais bref, là n'est pas le sujet ! Non, je voulais plutôt vous conter mes déboires commerciaux, ou plutôt mes folies commerciales du jour. Parce que bon, franchement, pour une assistante sociale pas bien vieille dans le métier avec un salaire correct mais pas mirobolant, on peut se poser des questions lorsque l'on me croise dans la rue ! Oui, parce que bon, je vous épargne le sac d'un mégastore où j'ai complété ma collection musicale avec une demi-approbation ultérieure d'un spécialiste en la matière, ou celui d'une chaîne de boutique de vêtements pour femme relativement abordable et passe-partout.

Non, là où ça devient marrant, c'est quand on passe au sac à main. Rien que le sac à main. Une de ses variations du célèbre Pliage d'une marque de maroquinerie au nom évoquant un champ de course parisien, il me semble. Et rouge. Et grand. Si grand que c'est le genre de sac qui sert d'appoint à une valise pour mettre les trousses de toilette quand je pars en week-end, c'est vous dire ! Donc oui, je me trimballe avec un Pliage rouge posé sur mon avant-bras lui même replié, pour plus de classe, puisque toutes les minettes que je croise le portent ainsi ! J'ai donc, au bout de mon bras, non pas une main, mais une malle contenant des tonnes de choses inutiles dont je ne peux me passer et qui me tord le dos en permanence... Logique pour une gonzesse qui se plaint de son dos en quasi permanence !

Bon, maintenant que vous avez visualisé le sac, passons à l'autre bras. Bras au bout duquel la main qui est accrochée agrippe elle-même deux sacs. L'un d'entre eux arbore fièrement en vert pomme sur vert sapin l'effigie de la dite marque de maroquinerie précédemment citée puisque je sors du magasin. Magasin où je suis rentrée avec la ferme intention de compléter ma collection, n'ayant pas assez d'un cabas, d'un sac à dos, d'un porte-monnaie et de deux trousses à sac à main. Oui, parce qu'à chaque occupation son sac. Ainsi, le cabas, très pratique pour aller au boulot devient fortement encombrant quand il s'agit d'aller faire un tour en ville ou boire un verre en soirée, et le sac à dos reste un sac à dos, donc avec une élégance amoindrie, tout Pliage qu'il soit ! Donc voilà, dans mon sac vert, repose dans un papier de soie élégant, un sac couleur "figue", que j'avais précédemment qualifié de "prune" et mon père de "lie de vin" sous les yeux légèrement horrifiés de la vendeuse qui semblait se demander comment nous pouvions ne pas connaitre la nuance "figue"... Bref, veuillez nous excuser chère madame de notre stupidité, mais nous sommes de modestes prolétaires qui espèrent un jour devenir calife à la place du calife, c'est bien connu !

Je reprends donc. Mon Pliage rouge. Mon sac vert avec son sac figue dedans. Et un sac blanc bordé de vert anis avec un crocodile. Et oui, je ne me suis rien refusée. Même la marque au croco ! Non pas que je fasse partie de ces racailles qui trimballent leur banane griffée autour du cou en arborant fièrement survêtement, chaussures et casquette avec la même bestiole. Non, plutôt que pour une fois, pour la première fois, je suis arrivée au bon moment au bon endroit, et que les bonnes affaires d'après les soldes ne pouvaient pas se manquer. Parce que profiter de 70% de remise dans cette boutique là, et ressortir avec un chemisier et un pull pour même pas le prix du chemisier, c'est une aubaine à ne pas laisser passer !

Enfin, toujours est-il que hier soir, pour le sacro saint pot du samedi soir avec les copains, j'arborais fièrement mon sac à main neuf, mon chemisier neuf et mon pull neuf, sous le regard amusé de mes amis qui trouvaient que franchement, pour une assistante sociale, mon train de vie ne laissait pas franchement à désirer !

Edit du 28 février 2008 : Parce que plusieurs personnes m'ont demandé ce que c'était, nom d'un chien, qu'un Pliage, c'est ça (et là je suis sûre que ceux qui ne voyaient pas à quoi ça ressemble vont se dire "mais oui bien sûr !") :

AAAAAqjVT0MAAAAAAJBdcg

Texte © Miss Alfie 2008

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jeudi 21 février 2008

Une belle histoire...

Une_belle_histoire

Il y a trois ans, quand j'ai commencé mon premier blog, sur la plate-forme d'un célèbre logiciel de messagerie instantanée, à l'époque où je passais mes semaines dans un hôpital bas-normand et dans un foyer de jeunes travailleurs, à l'époque où je cicatrisais des plaies à vif, à l'époque où je me complaisais dans mon état de célibataire, j'allais régulièrement visiter le blog d'une nana que je ne connaissais pas, mais qui racontait sa vie d'une manière très sympathique.

Et l'histoire de cette fille m'avait quelque peu marquée, notamment l'originalité de sa rencontre avec son compagnon. Car cette fille avait rencontré un jeune homme, elle avait son prince charmant à elle, et leur rencontre n'était pas banale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à l'origine de leur histoire, il y avait deux blogs. Leurs blogs. Tous deux y racontaient leur quotidien, faisaient partager leurs goûts cinématographiques, littéraires ou musicaux. Et tous deux avaient a priori sympathisé. Jusqu'au jour où ils ont décidé de concrétiser une rencontre jusqu'alors virtuelle, alors qu'ils vivaient à des centaines de kilomètres l'un de l'autre. La suite, vous l'avez deviné, ils se sont plus, ils se sont aimés, et je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, l'accès à leurs blogs ayant par la suite été privatisé.

Moi, j'ai continué ma petite vie. Ouvert un vrai blog, écrit encore et encore. Fermé ce blog là, et ouvert celui sur lequel vous êtes. J'ai continué à écrire, à découvrir le monde du net, à installer des gadgets sur mon blog. J'ai bougé, rencontré des gens, pu appuyer sur les cicatrises sans avoir mal, accepté mon état de célibattante, décidé de tout donner dans mon boulot, de profiter du temps sans chercher à rencontrer un garçon avec lequel j'aurai envie de construire quelque chose à tout prix, en me disant que tout viendrait à point quand il arriverait.

Et puis un beau jour, j'ai installé un blog-it express.
Et puis un beau jour, il y a eu la messagerie instantanée du blog-it express.
Et puis un beau jour, il y a eu un forum.
Et puis un beau jour, il y a eu une nouvelle demande de contact msn.
Et puis un beau jour, il y a eu des discussions interminables avec l'autre bout de la France.
Et puis un beau jour, il y a eu des numéros de téléphone échangés.
Et puis un beau jour, il y a eu une rencontre décidée.

Et puis un beau jour, l'histoire dingue de ce gars et de cette nana qui s'étaient rencontré par internet, par des blogs. Qui s'étaient découvert sur msn, par téléphone. Qui partageaient désormais quelque chose d'incroyablement magique à l'époque où internet apparaît comme un moyen de communication superficiel. Et bien cette histoire là m'est revenue en tête. J'ai souris en y pensant. Et j'ai songé que finalement, rien n'est jamais incroyable, ou impossible, ou exceptionnel.

Parce qu'un beau jour, après une rencontre décidée, il y a eu une rencontre tout court.
Et parce que depuis ce beau jour, il y a une belle histoire tout simplement...

Merci internet...

Texte © Miss Alfie 2008

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Secrets partagés !

Et ben voilà ! Cela faisait longtemps que je n'y avais pas eu le droit, mais monsieur Christophe s'est dit que ce serait drôlement rigolo de me taguer (on se demande pas pourquoi...) ! Allez, je sais, avoue : c'est juste une méthode pour apprendre des trucs complètement secrets sur moi que t'imagines même pas !!! Enfin bon, bref, bizarrement, ça ne m'étonne pas, et j'ai moi aussi le droit de passer sur le grill. Donc pour commencer : les règles du jeu.

- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner 6 choses/habitudes/tics importants sur vous-même
- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien
- Avertir immédiatement sur leur blog les personnes taguées

Bien, maintenant, passons aux choses sérieuses :

  1. Je me trimballe toujours avec au moins un livre dans mon sac. Et quand je pars en week-end ou en vacances, j'en emmène toujours trop, de peur de manquer. Parce que là où j'ai des livres, je suis chez moi. Du coup, le week-end dernier, j'en avais 7 entre mon sac à main et ma valise, et j'en ai même pas lu la moitié d'un. Autant dire que pour le prochain trajet, je vais envisager de mieux évaluer ma capacité de lecture, en prenant malgré tout en compte le fait que je reste sur place une semaine !

  2. Si j'ai pas moyen de faire une douche le matin, autant dire que j'ai une tête affreuse, que je suis de mauvais poil et que je ne me réveille pas de la journée. Donc si vous m'invitez, vérifiez que je peux bien me proprifier avant de commencer à vous parler ! Oui, parce qu'en plus, si je suis pas lavée, je parle pas, ou par borborygmes !

  3. J'ai pas de jolies mains. A cause que depuis des siècles et des siècles, amen, je me ronge les ongles et je me bouffe les peaux. Du coup, mes doigts sont en sang les trois quart du temps, et j'ai remballé mes rêves de devenir une pianiste célèbre, parce qu'une pianiste avec de moches doigts, c'est pas terrible, idem pour une violoniste d'ailleurs...

  4. J'adore les chaussures. Je ne sais pas pourquoi, mais quand je vois un magasin de chaussures, faut systématiquement que je m'arrête pour regarder la vitrine, voire que je rentre pour essayer un ou deux modèles, juste pour voir. Bon, le problème, c'est qu'avec mon salaire, je peux pas trop faire de folies et qu'avec mon dos, je peux faire une croix sur tout modèle avec un talon dépassant les 2 centimètres. Autant dire que je me retrouve vite à tourner en rond autour des ballerines et autres modèles tous plats !

  5. Le soir, avant de me coucher, j'ai tout un rituel qui commence à la salle de bain, avec tout un tas de trucs que je me mets sur la goule. Ensuite, je vérifie que les placards sont bien fermés, que le rideau de douche est bien tiré, que la porte de la salle de bain et celle de ma chambre sont bien fermée. Et puis je me couche, et avant d'éteindre, je bois une gorgée d'eau, je me mets de la crème sur les mains et du baume à lèvre. Et après, je peux m'enrouler dans ma couette tranquillement !

  6. Je suis généralement en avance. Partout. Tout le temps. Sauf parfois peut-être au travail quand j'ai deux visites à suivre et que la première a duré plus longtemps que prévu. Mais si je prends le train, je suis 1/2 heure avant à la gare au moins. Quand je retrouve des amis en ville, je poireaute un bon quart d'heure. Et même quand je suis en retard, j'arrive encore à être en avance. Peut-être parce que bon nombre de mes amis sont, eux, des retardataires chroniques !

Voilà, ça s'est dit... Maintenant, je passe le bébé avec l'eau du bain à qui veut le prendre. Parce que les personnes que j'aurai tagué l'ont sûrement déjà été !

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mardi 19 février 2008

Mon kiné ne m'aime plus !

Mon_kine_ne_m_aime_plus

Je sens que je viens bientôt créer une nouvelle rubrique dont l'idée sera de regrouper mes aventures avec mon kiné... Oui, parce que deux notes sur mon kiné en moins d'une semaine, y a de quoi commencer à se poser des questions, je vous l'avoue... Oui mais non ! Vous pouvez vous poser des questions, mais pas sur mon kiné et moi !!!

Donc, ainsi que je vous l'ai relaté vendredi matin, tapotant sur les touches de mon clavier pour vous écrire un billet doux au lieu de griffonner mes dossiers, j'ai droit à quelques séances de pelotages du genou et du dos aux frais de la société ! Et jeudi dernier, après une journée de travail épouvantablement longue, je suis allée me faire tripatouiller la jambe gauche fraîchement dégarnie de sa jungle brune. Je passerai sur les détails de la séance pour arriver au moment du renfilage du jean et du pull, et à la fixation du futur rendez-vous. C'est ainsi que la tête coincée dans mon col roulé déroulé, je l'entendis me proposer lundi à 18 heures. Donc hier à 18 heures.

Équipée comme toute femme active qui se respecte, je sortis mon agenda, tournai la page à la semaine suivant, et notai d'une main experte "Lundi, 18 h, kiné, changement d'adresse". Oui, parce que pendant le week-end, mon charmant kiné déménageait de son local miteux pour s'installer dans un appartement aménagé avec une donzelle et son associé.

Ainsi que vous l'avez parfaitement deviné, je me rendis donc hier lundi à 18 heures au nouveau cabinet après avoir mis quelques dizaines de post-it autour de moi, dans mon appartement, dans ma voiture, dans mon bureau, pour me rappeler l'heure de la dite rencontre et l'adresse. Fringante, de bonne humeur, détendue et gaie, je franchis la porte du cabinet le sourire aux lèvres, certaine de passer un excellent moment. Oui, mais c'était sans compter sur monsieur mon kiné qui, le sourire aux lèvres aussi, est venu m'indiquer que je m'étais trompée d'une heure... 17 heures, qu'il était, le rendez-vous...

Douche froide, suspicion d'Alzheimer naissant, confusion d'excuses dans le couloir en bois et déception flagrante. Nouveau rendez-vous pris, vendredi prochain, 18h30, je note, je post-it, je vérifie. Oui, je vérifie. Pourtant j'avais bien noté 18 heures dans mes deux agendas, dans mon portable et sur mon frigo. Pourtant je me souviens parfaitement m'être fait la réflexion que c'était plus tard que d'habitude, mais parfait puisque je bossais à l'opposé de la ville ce jour-là et que j'aurai donc le temps d'arriver. Pourtant, lui me soutient que c'est moi qui me suis plantée...

Alors bon, je veux bien croire que jeudi soir, je n'avais pas tous mes esprits, que j'étais déjà dans ma valise voire dans le train, que je percutais la moitié de ce qu'on me racontais, mais tout de même ! Tout de même, mes neurones sont encore très en forme, mon cerveau pesait samedi matin 1024 grammes avec très peu de sommeil et beaucoup de parlotte dans les yeux, j'ai découvert qu'il y avait 5 minutes de décalage horaire entre un réveil à l'ouest et un réveil à l'est de la France, je deviens créatrice d'alibi en quelques instants et en plus y a des gens qui me disent en commentaire que je suis culturée, alors bon, j'y crois quoi !

Donc bref, tout ça pour dire que j'ai pas eu droit à ma séance de kiné hier. Du coup, j'ai repris Boumbo, je suis retournée au centre commercial à côté, j'ai récupéré les cinq photos que j'avais demandé, je me suis pris un fou-rire parce que forcément, la vendeuse a sorti ZE photo où je fais une méga grimace avec la personne qui est à mes côtés et pas une autre, et je suis rentrée tranquillement chez moi où je me suis fait une espèce de tartiflette maison qu'était pas de la tartiflette parce que j'avais ni oignons - remplacés par des échalotes fraîches -, ni reblochon - remplacé par du fromage à raclette -, ni vin blanc - remplacé par rien du tout, j'picole pas encore toute seule ! - que je me suis dégustée en matant un David Pujadas à la tête écrasée par mon écran 16:9 !... Et en lorgnant les photos du week-end sur mon ordinateur... Et si c'était vrai ?!

Texte © Miss Alfie 2008
Image : Pas moi !!! Faudrait p'têt pas déconner non plus, j'ai jamais dit que je faisais mannequin !!! :p

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lundi 18 février 2008

Paris, partie, pas dit !

Ce week-end, je suis montée à Paris, à la capitale. Ouais, tout à fait... Non, c'est pas un mensonge, c'est vrai, je suis allée à Paris... Bon, juste entre deux trains pour partir encore plus loin, je l'avoue ! Mais n'empêche, je suis allée à Paris.

J'ai pris le train à Rennes, un vendredi en tout début d'après-midi, dans une gare bouillonnante, tumultueuse, pleine de monde et de valises. J'ai pris un trin bondé, place couloir, une voisine à côté. J'ai pris un train d'angoisse, ma valise et mon sac à la main, chargée comme pas deux pour deux petits jours...

Je suis arrivée à Paris, chargée comme une mule, retrouvée mes copines, papoté et traversé la ville dans ses souterrains. J'ai troqué le 14 contre le RER, flippée comme une tarée pour tout et pour rien, et j'ai trimballée derrière moi ma valise blindée et mon sac explosé.

Je suis repartie de Paris dans une gare que je connaissais sans la connaître, plate-forme bleue et non pas la jaune d'il y a un an, un an que je n'avais pas mis les pieds dans la capitale bruissante et vive. J'ai laissé les rails me conduire vers la suite, le début, le milieu, la fin.

Les heures ont filé, les histoires ont été partagées, la valise a été décortiquée, les sourires se sont multiplié, les angoisses ont pointé le bout de leur nez, les surprises ont été dévoilées, et des projets sont nés.

A Paris je suis repassée dans l'autre sens, le coeur léger et lourd en même temps. A Paris, j'ai retrouvé ma cousine après quelques modifications d'organisation. A Paris, je me suis renseigné sur le temps de la veille, sur l'ambiance actuelle. A Paris, j'ai élaboré mon alibi...

Et puis je suis rentrée. Et puis j'ai cru que j'avais rêvé. Et puis j'ai réalisé. Et puis j'ai recommencé les projets. Et puis d'abord, m'en fous, vous pouvez me le dire, "ouh la menteuse, elle est amoureuse !"...

Texte © Miss Alfie 2008

Scribouillé par Miss Alfie à 13:23 - Réelles promenades - De vous à moi... [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La liste

Pour reprendre la méthode d'une personne à qui je tiens très beaucoup, voici une petite lecture à ma manière de la chanson de Rose La liste qui est venue s'inviter à la fête ce matin dans la voiture, tandis que je traversais la campagne rennaise de bon matin, avec personne devant moi, un beau soleil et du blanc dans les champs...

Aller à un concert
Je te laisse choisir, on devrait trouver de quoi nous satisfaire tous les deux...

Repeindre ma chambre en vert
Ben oui, si tu veux, mais la tapisserie est déjà verte !

Boire de la vodka
Ou du vin, ou du champagne, ou du cidre, ou ce que tu veux !
Aller chez Ikea
Dis donc, ça tombe bien, d'ici un an, ce sera mon voisin !
Mettre un décolleté
Oui, j'ai une réputation à tenir monsieur ! Et avoue que ça te déplairait pas !!!
Louer un meublé
Mais on fait quoi des meubles qu'on a déjà ?!
Et puis tout massacrer
Et la non-violence dans l'histoire alors ?!
Pleurer pour un rien
Sais faire... No problem... Mais j'me calme...
Acheter un chien
Je pense que tu m'accorderas que c'est mieux qu'un chat avec nos petits nez !
Faire semblant d'avoir mal
Juste pour que tu me prennes dans tes bras
Et mettre les voiles
En bord de mer, évidemment...
Fumer beaucoup trop
Oui, même une, je sais, ce sera "trop" !
Prendre le métro
Entre deux trains, entre deux gares, faut juste renouveler la réserve de tickets violets
Et te prendre en photo
Surtout que maintenant, tu sais de quoi je suis capable !

Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Là, ça se passe de commentaires...

Te faire mourir de rire
Ou en tout cas essayer... de grimaces en choré dans la rue
Aspirer tes soupirs
Et respirer avec toi
M'enfermer tout le jour
Oui, mais aller visiter les alentours aussi !
Ecrire des mots d'amour
Oui, mais à la Bénabar...
Boire mon café noir
Avec un peu de sucre malgré tout, et toi ton chocolat

Me lever en retard
Oui, mais tôt pour partir en ballade
Pleurer sur un trottoir
Mais mince, j'ai déjà dit, j'ai pas envie de pleurer !
Me serrer sur ton coeur
Et dans tes bras
Pardonner tes erreurs
Evidemment...
Jouer de la guitare
Je veux bien, mais t'as pas peur aux oreilles là...
Danser sur un comptoir
Ou dans la rue, hein !
Remplir un caddie
Ouais, partager la corvée, je prends !
Avoir une petite fille
Ouh là, bon, ça, c'est un peu rapide quand même ptet !
Et passer mon permis
Ah, ça je l'ai déjà !

Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi

ha ha
ha ya
ha ya
ha ha
Je sais je suis trop naïve
Oh là, pourtant ça m'a déjà joué des tours...
De dresser la liste non exhaustive
On la complétera ensemble si tu veux...
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
Et juste avec toi, des trucs cons de tous les jours, des trucs cons totalement barrés
T'embrasser partout
Ben quoi, z'aime bien les bisous !
S'aimer quand on est saouls
Avec le vin, le champagne, la vodka cités avant, y a des risques !
Regarder les infos
Oui, mais tu m'en veux pas si je bave devant Pujadas ?!
Et fumer toujours trop
Oui, je sais je sais ce qu'il me reste à faire
Eveiller tes soupçons
Oui... Mais non !
Te demander pardon
Miss La Boulette risque de débouler, tu sais...
Et te traiter de con
Affectueusement, of course...
Avoir un peu de spleen
Mais pas ensemble, quand même...
Ecouter Janis Joplin
Ou ce que tu veux, je te laisse choisir, tu ne t'ai pas trompé pour l'instant...
Te regarder dormir
Pas dur, vu le temps que je passe à dormir en général...
Me regarder guérir
Non, NOUS regarder guérir
Faire du vélo à deux
Allez, va, j'peux ptet essayer !
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.

Woulà, tout est dit...

Dédicace spéciale...

Scribouillé par Miss Alfie à 10:52 - Escapades musicales - De vous à moi... [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 15 février 2008

My kiné and I !

Avoir un dos pourri, je l'avoue, c'est casse-pieds. Cela implique de prendre de multiples précautions quand vient le jour maudit des courses bimensuelles, de supprimer tout ce qui pourrait ressembler à des talons dépassant un centimètre sur des chaussures, de se trimbaler avec un sac à dos les jours de ballade en ville au lieu du petit sac à main à la mode, et d'éviter les activités sportives trop intenses à l'exception de la natation et éventuellement du vélo... - sachant que la piscine principale de ma ville est en travaux et que je n'ai aucun équilibre, je vous laisse deviner le temps consacré au sport dans mon emploi du temps !... -

Mais avoir un dos pourri, ça implique aussi de devoir se soigner, et du coup, d'aller voir un kinésithérapeute, sur les consignes d'un médecin que l'on bénit. Oui, car voir un kiné comme mon kiné transforme ce qui pourrait être une corvée supplémentaire à caser dans l'emploi du temps après le boulot en une séance de détente absolue.

Certes, jusqu'à présent, nos deux rendez-vous ont eu lieu dans un petit cabinet un peu miteux au plafond grisâtre et aux murs tâchés de vieux. Mais à partir de la semaine prochaine, je devrais le rencontrer dans un tout autre cadre que j'espère plus propice à ces agréables moments. Certes, également, côté lecture, on peut repasser, les magazines les plus récents devant dater de l'été 2007, exception faite d'Auto-Plus...

Mais ce kiné a des doigts d'or. Et s'extasie régulièrement au cours de la demi-heure que je passe entre ses mains du spécimen que je suis... Ah ben oui, c'est sûr, pour un jeune kiné, voir une gonzesse de bientôt vingt-cinq ans avec une scoliose, une hernie discale, une autre mini hernie pas bien compris de quoi,une hémisacralisation, et surtout une côte flottante en moins, ben ça excite !!! Car oui, j'ai tout ça, y compris la côte en moins, chose que je ne soupçonnais pas du tout à l'inverse du reste jusqu'à la semaine dernière.
Ma 12e côte droite a donc disparu dans la nature depuis une date indéterminée. Un avis de recherche est en cours, la question centrale étant désormais de comprendre comment ce qui est normalement accroché sur cette côte, à savoir notamment un de mes deux reins si j'ai bien compris, est fixé dans mon corps...

Et oui, voilà, je deviens une énigme médicale, un spécimen en voie de disparition, un cas d'étude dans les mains de mon beau kiné... Et oui, parce qu'en plus d'avoir des doigts d'or, mon kiné est jeune, et plutôt mignon... Autant dire qu'il convient régulièrement de ne pas penser à ces trois éléments et de se concentrer sur le fait qu'il ne peut qu'être casé, sinon, je risquerai de transformer la séance de kinésithérapie en séance un peu plus sportive !!!

Texte © Miss Alfie 2008

Scribouillé par Miss Alfie à 11:19 - Douceurs ou déboires... ou l'inverse - De vous à moi... [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 14 février 2008

Au secours, mes placards débordent !

Ben voilà, j'ai craqué... C'est terrible... Pourtant, j'avais promis de ne pas y aller hein ! J'avais promis de ne pas me faire avoir une fois de plus ! J'avais juré qu'on ne m'y reprendrai plus, et que plus jamais je ne toucherai au catalogue de la Foire aux Gros Volumes Petits Prix de mon supermarché favori ! Mais c'était sans compter sur la sollicitude du distributeur de prospectus qui, malgré ma petite étiquette lui demandant gentiment d'épargner la nature, a glissé dans ma boîte ces quelques feuilles qui m'ont fait tourner la tête.

Et voilà comment, hier soir, après deux visites à domicile plus ou moins faciles, plus ou moins logiques, plus ou moins assistantes, et après un passage express à la médiathèque pour récupérer deux livres à rajouter dans ma valise, j'ai craqué. Repartant vers le rond-point en plein travaux depuis 6 mois et pour 6 autres mois en prévision de la construction et de l'ouverture d'un grand hangar bleu rempli par des meubles venus du froid, et répondant à la requête d'une collègue ayant repéré 3 kilos de poudre chocolatée pour ses enfants à un prix imbattable, je me suis engouffrée dans le parking un peu blindé, comme tout mercredi après-midi, garé Boumbo et embarqué un chariot aux roues détraquées dans mon lèche-rayons.

Et c'est là que le drame a eu lieu. Six flacons de gel douche, huit boites de mouchoirs en papier, dix paquets de gâteaux secs, autant de gâteaux apéro, quatre paquets de café et les fameux kilos de poudre chocolatée sont venus remplir la carcasse métallique de mon caddie. Et maintenant mon salon, exception faite de la poudre chocolatée remise à ma collègue ce matin même... Certes, j'ai évité les quatre-vingt-seize rouleaux de papier toilette rose double épaisseur, estimant que mon garage ne méritait pas de devenir une réserve de centre commercial, ou encore les dix-huit litres d'assouplissant, n'ayant que mes deux bras et mon dos en vrac pour les transporter jusqu'à mon appartement à l'étage et sans ascenseur.

Mais quand même... Il faut que vous sachiez que cette opération commerciale a lieu deux fois par an. Ainsi, l'année dernière, à la même période, lors de mon emménagement, j'avais déjà été atteinte de cette folie commerciale et que mes placards en subissent encore aujourd'hui les conséquences. Ainsi, quatre paquets de coquillettes attendent encore sagement d'être ingurgités par mon estomac sous le regard amusé de mes collègues de travail qui me voient régulièrement arriver avec ma gamelle de pâtes à toutes les sauces. Et que trois flacons géants de shampooing trônent sur la plus haute étagère de mon armoire de salle de bain, attendant bien sagement eux aussi d'atterrir non pas dans mon estomac mais sur mon crane si peu chevelu qu'un noix de liquide blanchâtre suffit à remettre en ordre ma coiffure.

Alors avis aux amateurs. Si vous voulez boire un café, n'hésitez pas. Si l'envie d'un biscuit sucré ou salé vous prend, je suis là. Si la date de votre douche annuelle approche, je serai ravie de vous fournir de quoi vous proprifier. Et si un rhume récalcitrant revient avec la belle saison, je suis équipée !
Miss Alfie, le nouveau supermarché à l'échelle microscopique !

Texte © Miss Alfie 2008

Scribouillé par Miss Alfie à 18:56 - Douceurs ou déboires... ou l'inverse - De vous à moi... [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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