jeudi 31 janvier 2008
Désordre en ordre
Temps pourri sur la Bretagne depuis quelques jours. A dix kilomètres près, on passe du soleil matinal au brouillard indétachable. On bénit les cheveux courts et on maudit les parapluies qui se retournent. Un vrai temps breton quoi... Mais bon, comme on a toujours la primeur de ces perturbations comme qu'ils disent à la météo, on vous en laisse un peu pour demain !
Boulot impressionnant depuis trois semaines. Les heures supplémentaires s'alignent sur la fiche d'heures et les 151 heures et des poussières réglementaires vont être explosées ce mois-ci à coup de découverte du département et de ses routes de campagnes illuminées de pluie et pleines de creux et de bosses. Le temps passé dans la voiture va finir par dépasser celui passé au bureau, surtout pour des visites où les patients ont oublié qu'ils ne seraient pas là. Et une petite ballade pour des prunes !
Grand ménage de printemps effectué le week-end dernier. Certes, le printemps est loin d'être là, et faire les carreaux quand il y a 4 degrés relève de masochisme aigü. Mais une fois la corbeille à linge vide, le fer à repasser rangé, les plantes soignées, les rideaux lavés de leur nicotine et le sol nettoyé de ses multiples mini-tâches, on se croirait presque dans une série télévisée !
Genou faiblichon qui veut faire concurrence au dos. Qui des deux gagnera la bataille engagée depuis un mois ? Le kiné-ostéo à la voix douce et charmante le dira la semaine prochaine. Et s'il ne trouve aucune solution miracle, le trou de la sécu sera agrandi par une belle IRM du genou gauche, celui-là même qui me fait suer depuis 12 ans et qui semble bien décidé à m'envoyer pour finir sur une table d'opérations, et pas mathématiques !
Compte en banque renfloué avec un salaire agrémenté de quelques heures supplémentaires pour 2007. Et si notre cher président avait dit vrai ? Oui, mais avec la révision de la voiture pour lundi, les heures supplémentaires ne vont largement pas suffire, et il faudra bientôt vendre autre chose que de vieux bouquins de formation pour arrondir kes fins de mois ! Surtout si la SNCF engrange une partie des sorties financières du mois !
Billets de train trônant sur le bureau dans l'attente de l'après-midi de congé demandée. Première demi-journée sans bosser en semaine en deux mois et demi. Et douze heures de voyage en deux jours et demi. Faudra voir à bloquer le lundi matin pour éviter d'avoir à courir à l'autre bout du département en visite au retour !
Deux jours d'écriture en perspective dans un gîte au sud du département. Espérons que le coin, régulièrement inondé, ait échappé aux pluies du jour, sinon on n'aura plus qu'à plagier Jane Birkin... Oh la gadoue... Le bras droit est entraîné, la crampe de l'écrivain devrait être évitée, mais la fatigue va pas s'améliorer !
Cagnotte des vacances en stagnation. Penser à régler plus souvent en espèces, histoire de garder la monnaie pour la boîte Fauchon qui sert de tirelire depuis des siècles et des siècles, amen. Sinon, pour les vacances de mars, restera le stop et les bonnes âmes pour l'hébergement !
Clopes en attente dans le placard. Encore une cartouche d'avance des vacances. Embryon de réflexion quant à un éventuel arrêt. Faut encore réfléchir. Quelques temps quand même. Le temps de 14 paquets. Après on verra. Mais ça augmentera pas la cagnotte précédemment citée, vu que ça fait six mois que les cartouches espagnoles et grecques évitent de renflouer les caisses de l'état !
Balance en baisse, bonne nouvelle ! Pourtant, à raison d'un repas diététique dans une grande chaîne de fast-food américaine, j'imaginais que ce serait l'inverse. En même temps, le régime célibataire avec soupe-yaourt au dîner, ça aide pour élargir les pantalons. Enfin, tant que je perds que des fesses et du ventre, et que la partie située entre mon ventre et ma tête reste intacte, pas de réclamation en vue au fabricant !
lundi 28 janvier 2008
Mon fan-club !
Non, ce titre n'a rien de présomptieux ! Oui, j'ai un fan-club ! Enfin, un mini fan-club... Ou plutôt quelques patients qui m'aiment bien... Et surtout qui le disent ! Bon, en soit, c'est vrai, ça peut paraître un peu prétentieux que de présenter les choses ainsi. Mais laissez-moi plutôt vous expliquer !
Pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents, je bosse en tant qu'assistante sociale dans une structure d'hospitalisation à domicile - pour plus de précisions, posez vos questions, je peux expliquer ce que c'est ! -. Je vais donc régulièrement rendre visite aux patients que nous prenons en charge d'un point de vue médical pour faire le point et répondre à leurs demandes d'ordre social, généralement la mise en place d'aides à domicile. Dans ce cadre, j'ai été interpellée par les infirmiers et les aides-soignants d'une de mes deux unités pour rendre visite à un couple dont nous nous occupons du monsieur.
Tous deux dans la soixantaine, ils vivent ensemble, dans une belle harmonie. Ils ont deux filles, des petits-enfants, une jolie maison adaptée. Mais depuis de nombreuses années, monsieur est handicapé, et a récemment développé un cancer qui lui provoquent d'importantes douleurs. Ce monsieur est désormais très dépendant, a besoin d'aide pour beaucoup de choses, et cette aide, c'est pour l'instant son épouse qui la lui apporte, exception faite des soins médicaux et paramédicaux bien évidemment !
Sauf que madame doit se faire opérer en avril d'un problème de hanche, et que, de ce fait, elle ne pourra plus en faire autant dans la maison. Pour quelqu'un de dynamique comme elle, cela va être une épreuve de force que de laisser les autres faire à sa place ! Enfin, toujours est-il que je me suis rendue chez eux, que nous avons discuté près d'une heure, échangé sur le problème qui m'amenait, à savoir trouver une solution pour suppléer à la prochaine incapacité de madame, mais aussi sur tout et rien, sur leur vie, sur leur maison, leurs loisirs et leur famille.
Jusque là, rien d'anormal ni d'exceptionnel, me direz-vous ! Oui, mais voilà que ce midi, l'infirmière qui est passée chez eux entre temps vient me raconter au beau milieu du repas que ça y est, j'ai tapé dans l'oeil du petit monsieur, et que depuis jeudi, il ne tarit pas d'éloges à mon égard. Mes joues habituellement rouges ont viré cramoisi, faisant un contraste saisissant avec mon pull gris !
Donc voilà, ajouté à mon petit monsieur de 50 ans qui me transmet toutes ses sympathies par l'intermédiaire des mêmes collègues, je crois que je vais pouvoir ouvrir un fan-club ! Non, plus sérieusement, j'avoue que là, c'est le genre de remarque qui fait plaisir à entendre parce que bon, d'une part, c'est jamais désagréable d'avoir des compliments, mais d'autre part, c'est le signe qu'avec ces patients là, la relation est passée, qu'une confiance va pouvoir s'installer, et qu'on va pouvoir bosser ensemble pour améliorer leurs conditions de vie. Ah oui, et aussi, après les visites où on se fait limite jeter dehors, parce que bon, les assistantes sociales, c'est toutes des peaux de vache, ça remet un peu de baume au coeur professionnel !
Texte © Miss Alfie 2008
dimanche 27 janvier 2008
Religion cathodique
Voilà, c'est fini. Désolée, mes amis, mes collègues, ma famille, mais il va falloir vous résoudre : ma petite télévision d'étudiante n'est plus. Enfin, si, elle est encore, mais dans un carton qui trône désormais dans ma chambre en attendant qu'une bonne âme avec de la force me la descende au garage ou qu'une bonne âme décide de l'acquérir pour une somme moindre.
Désormais, finie la longue vue pour regarder le petit écran depuis la cuisine, finis les commentaires ironiques des collègues de boulot, finis les copains qui se désistent pour la soirée DVD étant donné la taille de l'écran.
Oui, désormais, l'écran 58 centimètres LCD 16/9 trône sur le meuble bas, m'offre toutes les chaînes de la TNT sans décodeur supplémentaire et me permet de me bousiller les quelques neurones restant à mon QI de poulpe.
Ah oui ! Et puis accessoirement, ce sera pas mal pour la diffusion télé du concert des Enfoirés... Disons que pour repérer UNE personne dans la foule, plus l'écran est grand, moins la tâche est compliquée... Qu'il dit !!!
samedi 26 janvier 2008
Premières fois
En flânant par hasard dans les vieilleries de Christophe, je suis tombée la dessus... Et comme je suis dans ma phase "décompensation vers l'adolescence", j'ai bien envie de me remettre à ces fameux questionnaires qu'on se file de blogs en blogs !
1er amoureux ?
Si ma mémoire est bonne, Gaëtan... C'était l'amour fou, le rendez-vous tous les matins au portail marron et la catastrophe les jours où il ne venait pas à l'école parce qu'il était malade... J'avais 3 ans... - Bon, on ne rigole pas, j'étais peut-être précoce, mais je me suis très très très assagie depuis !... -
1ère baffe ?
Dans la cuisine de l'appartement, j'avais entre 3 et 6 ans, période où nous y avons résidé. J'avais encore dû refuser de prendre du sirop, balancer la cuillère dans l'évier, ou monter par dessus le canapé pendant que maman tentait d'établir une conversation logique avec son mari à 300 kilomètres du dimanche soir au vendredi soir...
1er énorme gaufrage ?
Juin 1989, un vendredi après-midi, une course avec les copines dans la cours à la récré, mes pieds qui s'emmêlent, mon front qui me rattrape sur le mur de parpaing, et un oeuf de poule entre les deux yeux pendant quelques semaines. - Oui, tout de suite, quand on lit ça, on comprend mieux certaines choses ! -
1ère visite à l'hôpital ?
Sachant que mon papounet d'amour était infirmier chef dans un centre médical de l'armée, j'ai fait mes premiers pas dans les couloirs d'un hôpital ! - Et je bosse où maintenant ?! Ah oui... En hôpital !... -
1ère goutte d'alcool ?
C'est de notoriété publique, en Bretagne, on met du cidre dans les biberons. Pour ma part, ce fut un doigt de champagne le jour de mon baptême... J'avais 13 jours... - Faut pas s'étonner après de mon goût prononcé pour la boisson ! -
1ère fugue ?
Y a pas !
1er très beau cadeau ?
La poupée de Noël 1985. J'avais 1 an et demi, et ma poupée trône toujours sur mon lit et accompagne toujours mes voyages nocturnes...
1ère injustice subie ?
Là, comme ça, je vois pas... Non pas qu'il n'y en ait pas eu, mais la première-première m'échappe... Disons la plus grosse, en quatrième, pendant le voyage aux Pays-Bas...
1ère injustice commise ?
Une claque à ma petite cousine qui n'arrêtait pas de me dire que j'étais grosse. Sauf qu'à 4 ans, un gamin, ça capte pas toujours tout...
1er achat tout seul avec mes sous sans personne d'autre qui décide ?
Un bouquin, Jojo Lapin il me semble, je commençais à lire et j'avais eu un peu d'argent pour mon anniversaire...
1ère K7 ?
Un truc de Noël, avec la cultissime chanson "Cari-Carillonne" ! - Là, seule ma chère cousine pourra comprendre la subtilité de la référence ! -
1er CD ?
Pierre et le Loup de Prokofiev. J'adorais retrouver les personnages en fonction des instruments... - Et oui, y en a que ça amuse !... -
1er livre marquant ?
Le même que plus haut, Jojo Lapin, le premier livre que j'ai lu seule, comme une grande, en CP ! - Depuis, je vous rassure, je suis passée à la gamme pour adultes ! -
1ère blessure amoureuse ?
J'imagine qu'on ne compte pas les bluettes de maternelle... La vraie de vraie première ? Entre ma première et ma deuxième année de formation d'AS. Le genre qu'on oublie pas et qui fait changer le rapport aux relations amoureuses.
1ère énorme honte ?
Pourquoi mon prof de sport en primaire trouvait-il toujours si drôle de souligner à quel point j'étais ronde et nulle en sport, à quel point j'étais lente à faire mes tours de cours, et à quel point mes rondeurs faisaient de moi une vraie tortue ? - Et ce tant dans la vitesse que dans l'apparence... -
1ère grande fierté ?
Une boîte de chocolats et un énorme bouquet de fleurs, à peine un mois après le début de mon premier poste d'AS... Finalement, j'avais peut-être en effet mérité mon diplôme... Et finalement, j'avais peut-être enfin réussi ce que je voulais : rendre la vie un peu plus simple aux autres...
1er gros mensonge ?
La manière dont je me suis bousillée le genoux gauche en cinquième... Non, mes chers parents, je n'ai pas chuté en cours de sport, j'ai voulu justement faire le mur pour le sécher, ce cours de sport !...
1ère fois ?
A un âge supérieur à la moyenne a priori, compliquée et impressionnante ! Ben oui quoi, c'était la première fois, et pas que pour moi !...
1er baiser ?
On va oublie Gaëtan, Jean-Marie, Julien et autres amoureux de maternelle pour passer directement à la terminale : Guillaume, un dimanche après-midi à la patinoire, l'exploit du siècle de l'attardée sentimentale de service !
1ère vie à 2 ?
Y a pas ! Comme pour la fugue ! A moins que la vie avec maman ne compte ? Non ?! Et les poissons rouges ? Non plus... Bon, ben comme ça c'est vite fait !
1er job ?
Employée de service commerciale dans une chaîne de produits surgelés, pas désagréable, surtout en plein été !
1er appart ?
Nemours, en plein centre, le fameux appart avec la chambre donnant sur l'arrière de la boucherie avec la bouchère future poissonnière sur le pont à quatre heures du matin tous les jours de l'année ! A moins que les 9 mètres carrés à Avranches en foyer de jeunes travailleurs pendant mon stage de dernière année ne soient considérés comme un appartement !
1er grand voyage ?
Les Etats-Unis, Atlanta, avril 1996, juste avant les JO, un truc incroyable à 13 ans !
1er concert ?
Printemps 1991, en tant que choriste avec ma jupe plissée bleu marine et mon chemisier blanc ! Ah, c'était pas ça la question ?! Alors, si on parle musique qui bouge, hors chorales, la fête de la musique 2004 à Rennes !
1er pétard ?
Je suis un peu lente pour beaucoup de choses, on l'a noté plus tôt déjà. Donc le premier pétard, je devais avoir pas loin de 23 ans, lors d'une soirée chez ZE mec qui faisait battre mon coeur en seconde et qui, retrouvé six ans plus tard, avait sacrément perdu son charme !
1ère grande décision ?
Avoir au minimum deux enfants sinon rien. Parce que merci, les enfants uniques, ça gave à la fin !
1er véhicule ?
Une Opel Agila blanche qui me transportait de la maison parentale au travail pendant mon année de réflexion sur mon orientation... Ah oui, mais non ! Le premier véhicule, c'était la voiture blanche que papa a vendu quand il a racheté celle de son père. Sauf que personne m'avait expliqué qu'une voiture, ça s'use et ça se change, et que non, faut pas être malheureux à en pleurer toutes les larmes de son corps !
1ère boum ?
Déconne pas, j'avais sept ans, j'étais partie depuis trois semaines dans un coin paumé de l'Allier, mes parents venaient de débarquer pour me récupérer à la fin du camps, et moi j'étais super fière de mon déguisement de Tahitienne !
Voilà, comme ça, on se connaît mieux tout de suite, hein !
Et comme le veut la tradition, prend qui veut !!!
vendredi 25 janvier 2008
Un homme heureux...
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire
Y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
William Sheller, 1991.
Petite dédicace à qui se reconnaitra...
dimanche 20 janvier 2008
Rêver...
"Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Il sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise."
Sylvie GERMAIN, Magnus.
Que ma vie soit médiocre, laide ou bête, je n'irai pas jusque là. Je pense même, sans me vanter, être loin de ça. Je pense que ma vie est agréable, jolie et bien remplie. Mais lui redonner un coup de fouet, un peu d'énergie, un peu de surprise et d'imprévu ne serait pas désagréable. Et lui redonner un peu de rêve non plus...
C'est ce que je me suis dit, assise dans les nouveaux sièges de monsieur Lacroix, en revenant de mon escapade lorientaise, après avoir mangé dans une famille qui est la mienne sans pour autant l'être vraiment, après avoir aperçu la mer et malgré tout pu prendre une photo partie rapidement à l'autre bout de la France, et surtout après avoir vu celui qui n'est ni plus ni moins que mon grand-père, pour qui je devrais avoir une affection plus grande que celle que je ressens, à cause de qui je devrais être plus peinée que ce que je le suis, et qui me cause quelques tracas psychologiques !
Mais qu'importe... Si c'est si bon de rêver pour la réalité, alors je vais rêver... Pas trop, juste un peu...
mercredi 9 janvier 2008
Même pas !
Héhé, je vous vois venir avec vos airs narquois, vos sourires en coin et vos petite questions. Vous pensez tous que je vous délaisse soit parce que j'ai mieux à faire et que j'ai quelqu'un qui occupe mes soirées, soit parce que je me suis noyée dans la masse de magasins à visiter en vue des soldes ! Et bien non ! Même pas !
Que les inquiets de mon état sentimental se rassurent : aucune évolution sous la pluie bretonne, je passe toujours mes soirées devant mon ordinateur ou ma télé, en progressant grandement dans mon côté vieille fille puisque désormais, j'apprécie de plus en plus l'assiette de jambon-pâtes au fromage dégustée en pyjama, assise sur des coussins, en regardant un épisode enregistré de FBI Portés disparus !
Quant à cette journée qui aurait dû être folle, sachez qu'elle n'aura été que traditionnelle. Ce mercredi aura été un mercredi comme un autre, et certainement pas le premier jour des soldes... En tout cas pour moi ! Je sais, certaines d'entre vous, et certains peut-être aussi, auront pris une demi voire une journée pour arpenter les rayons, se jeter sur la bonne affaire, batailler ferme, écraser pieds et mains, tout ça dans le seul but de gagner quelques euros sur un pull, une paire de chaussures ou une écharpe. Certaines et certains auront peut-être choisi de faire la même chose pendant l'heure de midi, faisant à huit heures le pied de grue non devant les grilles baissées des grands magasins, mais plutôt devant la porte du bureau, et ayant courageusement décidé de troquer une pause déjeuner tranquille contre un jeûne sportif dans les allées du centre commercial le plus proche.
Mais pas moi. Non. Pas moi. Même si j'adore arpenter les allées des boutiques, dénicher des trucs et des machins inutiles, racheter encore et encore des choses que je ne mettrai sûrement jamais. Non, moi j'ai décidé de vous laisser le champs libre aujourd'hui, de ne pas non plus aller me faire suer samedi dans les boutiques, et d'admettre que finalement, pendant les soldes, je ne trouve jamais ce que je cherche, et je rentre à la maison avec des fringues que je ne porterai jamais parce qu'immondes à la lumière de mon armoire à glace. Oui, j'ai enfin admis que finalement, depuis trois ans, la seule chose en solde que j'ai acheté et dont je me félicite, c'est ma petite veste en velours noir style officier qui était à la mode il y a deux ans mais que je porte encore, même si elle est maintenant totalement à l'ouest, parce qu'elle va trop bien avec plein de trucs !
Oui, enfin en même temps, j'ai pas non plus dit que j'avais rien acheté, juste j'ai pas acheté pendant les soldes, mais j'ai quand même refait une partie de ma garde-robe pas plus tard que samedi dernier, grâce à une vente privée dans une grande chaîne de magasins d'habillement féminin qui m'offrait 40% de remise sur toute la collection, y compris sur les débardeurs, les tee-shirts et les pulls jamais soldés, y compris sur le fameux jean qui est enfin à ma taille, y compris sur les pyjamas destinés à compléter ma collection coocooning, et ce sans personne dans le magasin...
J'en suis donc arrivée à la conclusion que les soldes, c'est bien, mais rien ne valent les ventes privées avec deux pelées trois tondues dans une boutique, personne à faire la queue pour les cabines d'essayage, des vendeuses pas encore surexcitées, des tailles en veux-tu en voilà, des modèles de toute façon en promo, et une méga maxi remise sur le total qui fait passer la note à trois chiffres à la caisse !
Texte © Miss Alfie 2008
vendredi 4 janvier 2008
Espèce de mal-polie !
Et oui, je suis une super méga mauvaise fille : je ne vous ai même pas souhaité une bonne année 2008 ! Bon, ça va, je ne suis pas non plus en retard puisque j'ai toujours entendu mes chers parents dire qu'on a jusqu'à la chandeleur pour le faire ! Donc on arrête de m'engueuler, et on écoute !
Si je ne vous ai pas souhaité la bonne année, c'est que j'étais trop fatiguée et trop occupée pour rassembler mes derniers neurones et tenter de rédiger un billet à peu près cohérent et avec un minimum d'intérêt. Enfin, pour le deuxième critère, c'est pas gagné ! Mais voyez donc...
Donc non, le 1er janvier, fallait surtout pas me demander quoi que ce soit. Passer trois coups de fil a suffit à me plonger dans un état de fatigue si intense que je me suis écroulée sur mon lit avant la fin de la première manche du jeu de Nagui sur France 2 où je me plaisais pourtant à faire toute seule le karaoké loupé de veille au soir pour cause d'incompatibilité d'humeur entre la PS2 et la télévision. Mais bon, il serait plus correct de ma part de dire qu'en fait, les trois coups de fil n'ont fait que m'achever, étant donné que l'état initial n'étais pas des meilleurs, après quelques verres de trop, une bonne descente de champagne et de gin fizz, et trop trop trop peu de sommeil.
Bon, passons au 2 janvier, lorsqu'à sept heures et demi mon réveil m'a tiré des bras de Morphée en jurant contre mon imbécillité naturelle : pourquoi n'ai-je pas posé ce lendemain de fête ? Pourquoi suis-je la seule andouille à faire une quasi nuit blanche pour le 31 décembre et à bosser le 2 janvier ?! Enfin, heureusement, les collègues ont été sympa, m'ont laissée tranquille dans mon ermitage, sont venus me chercher pour manger, ont sorti le champagne, n'ont pas manqué de me faire aller sous la table pour partager la galette des rois, privilège réservé au plus jeune des convives, et ont applaudi à mon baptême au champagne... ou plutôt au lavage de mon jean au champagne !
Donc, autant dire que l'après-midi du 2 janvier aura été très productive, après deux coupes de champagne, trop peu de sommeil, et qu'elle s'est terminée sous ma couette, avant que je ne remette mon nez dehors pour retrouver une autre collègue et remplir nos panses de galettes et de crêpes locales avant d'aller quémander "Un baiser, s'il vous plaît" ! Et voilà, une nouvelle fois, mon oreiller n'aura la chance de me revoir qu'à une heure du matin, et de subir une bordée d'injures à six heures trente plus tard...
Donc hier, 3 janvier, la fatigue toujours là, au milieu d'une équipe surexcitée, gueulant et râlant à tout va, fatiguée comme pas deux, se demandant quel est réellement son rôle. Heureusement, la préparation de la galette des rois dans mon humble demeure la semaine prochaine a permis à tout ce petit monde de m'embêter en me demandant de me mettre aux fourneaux sans pour autant que me soit dégagé un peu de temps dans mon emploi du temps professionnel pour préparer une galette à la frangipane, et une autre aux pommes, et pourquoi pas une brioche des rois !
Et puis ce fut la cerise sur le gâteau, le cadeau de Noël de la direction, la récompense de mes grognements récurrents : me voilà titulaire d'une voiture de service pour tous mes trajets domicile-travail, et tous les déplacements que je suis amenée à faire dans le cadre de mon boulot. Et croyez-moi que quand vous bossez sur deux sites distants de 30 kilomètres, vous êtes amenés à en faire, des kilomètres, surtout quand les secteurs d'interventions font presque 100 bornes de diamètre ! Du coup, ma Boumbo à moi, celle qui prenait plus de 1500 bornes au compteur tous les mois, va apprendre à se reposer et ne sortira désormais plus que pour aller s'amuser, parfois faire les courses, et surtout pour m'emmener en vacances...
Tiens, en parlant de vacances, d'ailleurs, et en restant dans les bonnes nouvelles, j'ai enfin bougé mon derrière pour prendre cinq jours au mois de mars, cinq jours qui ne me seront pas payés, mais c'est soit ça, soit je pète un câble avant mon quart de siècle !
Donc voilà, nous voici déjà rendu au 4 janvier. Vous serez ravis de savoir que ce matin, je me suis levée avant mon réveil, sans doute boostée à l'idée de voir des amies ce soir, d'avoir tout mon appartement à ranger et à faire briller pour la soirée que j'y organise à l'improviste demain soir, d'avoir une liste de courses à faire et plein de bidules comme j'adore à cuisiner, d'imaginer me racheter un PC pour compléter mon Mac sur lequel je ne peux installer aucun jeu, de projeter de me remettre au sport, d'avoir reçu un salaire de temps plein et de me sentir super riche, d'envisager de fouiller dans le placard maternel pour ressortir le GPS qui doit y être planqué... bref, d'avoir une tonne de projets en tête dont je ne ferai sans doute pas la moitié... Mais qu'importe, ce matin, j'ai la pêche, et je vous souhaite la même pour l'année qui débute !
Texte © Miss Alfie 2008



