samedi 22 décembre 2007
La boîte de nuit
Hier soir, je suis descendue non pas dans la boîte de jazz de Michel Jonasz mais dans une boîte de nuit. Cela devait faire deux ans que je n'avais pas mis les pieds dans un tel lieu. J'avoue que j'ai toujours du mal à me décider à accompagner mes comparses de soirées dans ces endroits renfermés mais pourtant parfois drôles. Et puis hier soir, ça m'a pris comme une colique. Au lieu de rentrer me mettre sagement sous ma couette comme il aurait convenu que je fasse, j'ai pris mon cahier, bisé mes copines d'écriture, vérifié que j'avais bien mon débardeur dans le sac, et filé retrouver les engins qui me supportent depuis dix ans !
Après une escale champagnisée, nous avons marché dans la nuit jusqu'à l'entrée de cette boîte dont nous disions, il y a quelques années, qu'elle ne contenait que des vieux démodés en mal de jeunesse. Sauf que la roue des années tournant, nous nous y sommes finalement senties à notre aise, loin des pistes envahies d'ado pré-pubères lookés tektonik.
Il y avait là collection de danseurs de salsa réalisant quelques pas complexes devant nos yeux épouvantés à l'idée d'aller les rejoindre. Et peu à peu, la salsa, le zouk et les musiques d'ailleurs ont laissé place à des rythmes d'ici, de là bas, des rythmes d'aujourd'hui et d'hier. Pour nous, point de robe longue, de talons aiguilles ou de tenues élaborées. Un jean et un débardeur, pas de quoi faire tomber les garçons, mais qu'importe puisque rien ne vaut une soirée entre filles !
De salle en salle, nos corps sont rentrés en transe au rythme de la musique, des orteils aux yeux, de la tête aux pieds. Nous bougions, nous dansions, nous sautions, nous nous embrassions, nous nous souriions, nous souriions à la vie, à ces moments magiques, nous transpirions, mêlées à ces inconnus, dans une proximité humide, chaude et euphorisante...
De verres en danses, la soirée a filé plus vite que je ne l'aurai souhaité. J'ai ris, j'ai transpiré, j'ai senti les gouttes de sueur couler sur ma nuque, j'ai eu froid en sortant, j'ai fait de la fumée avec mon haleine, j'ai marché à nouveau, entourée de mes deux acolytes de toujours, devisant et profitant de cet instant magique, à l'heure où la ville est endormie, où seuls les noctambules la connaissent ainsi.
Et puis dans la voiture, j'ai retrouvé le silence. J'ai coupé la radio pour ne plus entendre que le moteur qui vrombissait sur la grande route qui me ramenait chez moi à l'heure où certains se lèvent pour partir travailler. Mes oreilles bourdonnaient de tant de musique, et mes yeux me piquaient de la fumée de cigarette. Mon esprit s'endormait peu à peu, mais pensait déjà à la soirée du lendemain, aux derniers cadeaux à trouver, à la vie qui passe et qui intrigue, qui inquiète et qui rassure.
Texte © Miss Alfie 2007
De vous à moi...
Bonjour miss Alfie ! On se change les idées ! On oublie le passé ? J'espère que tu t'es bien amusé et que les garçons tu as dragué ... Biz
@ Un autre now : Draguer en boîte c'est comme acheter des crêpes au supermarché ; ça se fait quand on a pas le choix, mais y a quand même largement mieux !...
Sinon, on peut draguer au supermarché, aussi ;-)
l'avantage c'est que les yeux ne piqueront plus à cause de la fumé dans qq jours... et ça c'est bien je trouve. Moi il faut vraiment me traîner par la peau du c** pour y aller, en boite ... alors tu nous dira, si les yeux piquent plus !!
@ Frenchmat : Pas faux ! J'oublie toujours de sourire un peu plus en consultant les plats individuels tout prêt !!!
@ Canicule : Tout à fait d'accord pour la fumée, même si je suis fumeuse. De toute façon, une petite clope à l'air libre, c'est quand même bien plus agréable ! Mais bon, t'es pas pressée pour avoir le compte-rendu, vu que la moyenne, c'est une fois tous les 2 ans !!!
Draguer en boîte c'est comme acheter des crêpes au supermarché ; ça se fait quand on a pas le choix, mais y a quand même largement mieux !
On frise le grandiose, je le note. Bon, je pense que je vais adapter ça à la sauce locale et remplacer les crèpes par le Comté ou la saucisse de Morteau.
Sinon, un jean et un débardeur, parfois, ça suffit à tomber les garçons. Ptet même plus qu'en robe de soirée. Enfin, sauf qi elle est décolletée dans le dos, là, forcément... ;-)
@ Christophe : A condition que le jean et le débardeur ne sortent pas du fin fond du placard, ne soient pas troués par les mites ni trop large au point de faire suspecter une grossesse ! :-p
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