mardi 27 novembre 2007
The real life
Dans la vraie vie, parfois, on travaille, et même que parfois, on peut passer d'un mi-temps à un temps plein, ce qui fait qu'avant le début du mois de décembre, on a plein de choses à régler, des dossiers à se passer et des futures collègues à rencontrer.
Dans la vraie vie, parfois, on passe des dimanches tranquilles, à manger des petits plats qu'on se prépare juste pour soi, parce que finalement, c'est pas si désagréable de regarder un film à la télé à la lueur de la lampe rouge alors qu'il pleut tout dehors.
Dans la vraie vie, parfois, on sort du travail pour filer dans un hopital voir une maman encore à peu près en forme, pas du tout stressée malgré tout ce qui se passe, et on repart un peu angoissée, beaucoup inquiète, et surtout impatiente de savoir que le lendemain, tout se sera bien passé.
Dans la vraie vie, parfois, on fait la fête pour la copine qui a enfin réussi à épuiser les jurys de diplôme d'état et qui fait désormais partie de la grande famille des assistants sociaux, on boit du champagne, on mange des pizzas, et même on oublie tout le reste.
Dans la vraie vie, parfois, on se fait son propre cadeau de Noël en avance, parce qu'après il y aura trop de monde dans les magasins, et puis qu'on aura le temps d'aller le faire réparer avant le Réveillon s'il y a un soucis, et puis qu'on peut l'utiliser pour mitrailler de suite.
Dans la vraie vie, parfois, on rentre à la maison tard, quand il fait déjà bien nuit et que les cernes de la fin de la journée sont bien là. Alors, on s'installe devant son ordinateur. On se dit que ce serait bien de rédiger un petit message qui ne soit pas une critique de livre sur le blog. On prévoit de se coucher un peu plus tôt à condition de ne pas allumer msn. On pense déjà au bouquin qui attend et qui va emmener l'esprit en voyage. On anticipe le lit très grand en voyant le positif de l'avoir pour soi tout seul, de ne pas avoir de ronflements intempestifs à côté, de bouillotte humaine, de pouvoir s'étaler en diagonale, même si bon, on avoue sans grande torture qu'à certains moments, ce serait bien quand même de pouvoir se reposer sur quelqu'un...
Alors c'est vrai aussi que parfois, dans la vraie vie, on s'invente une autre vie, une de celle bien gentille. Une vie avec plein de choses qu'on a pas dans la vraie, et aussi qu'on a parfois. Et on part sous la couette avec cette vie là en tête, juste histoire que le sommeil ne soit pas trop lourd et trops angoissant...
Texte © Miss Alfie 2007
