mardi 2 octobre 2007
Wonderwoman
A mes plates excuses présentées ce matin même afin de justifier l'absence de l'épisode habituel de votre feuilleton préféré, Christophe répondait que le fait d'avoir repris le travail n'était pas une excuse valable, puisque lui, il blogue depuis son travail. A cette remarque, je souhaiterai opposer mon argumentaire complètement valable et étayant l'absence de messages sur ce blog depuis samedi... Si ce que j'ai publié samedi peut s'appeler message... A mon avis, "psychothérapie de comptoir" serait plus appropriée !
Alors oui, j'ai repris le boulot depuis hier, lundi 1er octobre, j'ai un bureau, un ordinateur, un téléphone portable et une commande de fourniture qui devrait arriver demain ou après-demain. Mais j'y reviendrai. Parce qu'avant l'angoisse de la rentrée, la poussée d'adrénaline concommitente à la première poussée de la porte des locaux et les présentations officielles, il y a quand même eu le week-end ! Et accessoirement une semaine avant le week-end ! Genre, une semaine avec : véhiculage à l'aéroport ; démarches diverses aux quatre coins de la ville, pour certaines inutiles du style de l'ANPE ; journée dans un magasin suédois à cent bornes de la maison ; activités domestiques diverses et rébarbatives ; rencontres professionnelles en prévision de l'embauche, ou comment commencer à stresser alors qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter ; activités sportives avec plus ou moins de conséquences physiques ; shopping intensif pour profiter des journées promotionnelles et refaire une partie de la garde-robe ; squattage d'un appartement avec ou sans nourriture ; crémaillère d'un autre appartement et essayage de chaussures à hauts, très hauts talons ; tentative de mise en lien d'amis divers avec plus ou moins de succès ; nuits trop courtes, mais ça, ça change pas de d'habitude !
Bref, une semaine bien remplie, bien chargée, et même pas vraiment le temps de me poser pour écrire, à l'exception de vendredi soir et de ma nouvelle activité pour l'année : un atelier d'écriture ! Et oui, j'ai sauté le pas et je me suis éclatée pendant deux heures à cette séance d'essai. Pouvoir partager, écouter les autres, avoir leurs réactions en direct donne une consistance totalement différente à l'écriture et me la rend mille fois plus vivante. J'attendais souvent le vendredi soir avec impatience, mais maintenant, je trépigne d'impatience si j'ai le malheur de voir que la semaine qui commence s'achève par un feu d'artifice littéraire !
Bon, et puis bien sûr, il y a eu la reprise du travail, juste le jour où l'unité sur laquelle je bosse faisait son pot d'inauguration. Ce qui m'a amenée à débouler à l'heure où j'arrive théoriquement, mais non pas dans une pièce avec trois ou quatre visages vus la semaine précédantes, mais plutôt une quarantaine de parfaits inconnus qui m'arrêtaient tous les cinquante centimètres en me demandant qui j'étais. Ce à quoi je répondais inmanquablement que j'étais l'assistante sociale du lieu, et que s'ils ne m'avaient jamais vu, c'était tout à fait normal, puisque je débarquais présentement, en l'instant... Le tout avec un grand sourire avant d'aller me réfugier dehors à fumer une cigarette en me demandant si tous ces gens allaient bien vouloir de moi...
Pour l'instant, les choses ne se passent pas trop mal. Le contact se fait peu à peu avec les professionnels paramédicaux, contact souvent un peu délicat à établir. Il va une nouvelle fois falloir que je fasse mon trou, que je m'insère dans une équipe, que je leur prouve que non, toutes les assistantes sociales ne sont pas chiantes, rébarbatives, vieilles filles et coincées... Même si j'ai un chouilla l'impression d'en avoir vu un superbe spécimen cet après-midi même, après avoir déjà commencé à améliorer mon salaire de frais de transport, et même si, vu l'évolution de ma vie privée à l'heure actuelle, chacun de vous est en droit de se poser la même question que moi : vais-je réellement réussir à échapper à la malédiction de la vieille fille ?!
Enfin bref, on s'éloigne du sujet, mais ça, c'est la faute à mon cerveau, qui me fait le coup de temps à autre. Et du coup, il m'arrive parfois de plus en plus souvent de me retrouver quelque part sans savoir pourquoi j'y suis vu que ce n'était pas là que je devais aller, ou de ne plus savoir ce que je venais y faire ! Et oui, à mon âge, c'est inquiétant, je sais !!!
Donc pour en revenir à mon nouveau job, certes je suis toujours à mi-temps, donc je vais encore avoir un peu de temps pour moi, et lorsque je serai au boulot, j'aurai un ordinateur avec accès à internet (ouf !!!), mais pour l'instant, entre la commande de fournitures, les réunions qui s'empilent, mon fauteuil de bureau à régler parce que je le dérègle en voulant le régler, et les "temps de convivialité" indispensables si je veux qu'on se souvienne de mon prénom, ben j'ai même pas le temps de bloguer !
Texte © Miss Alfie 2007
