mardi 31 juillet 2007
Balais et Compagnie VIII
Lorsque j’arrivai à la maison, Etienne m’attendait avec une grande salade. Un serrurier était déjà passé pour changer la serrure mais il faudrait sans doute refaire la porte. Le propriétaire avait été prévenu et devait passer le lendemain. J’étais épuisée et je ne réalisais pas vraiment tout ce qui c’était passé. Les chambres avaient été dégagées pour que nous puissions accéder à nos lits, mais il nous avait été demandé de ne toucher qu’au strict minimum. Un premier relevé avait été fait l’après-midi même mais une nouvelle équipe de la police devait repasser le lendemain. Nous avions la soirée pour évaluer ce qui manquait.
Nous nous installâmes à la table de la cuisine pour dîner. Dans nos assiettes à fleurs, la salade était appétissante mais ni l'un ni l'autre n'y touchait. Nous tournions et retournions les feuilles vertes et les tomates dans l'assiette. La télé était allumée et nous entendions des bribes de conversation. La télévision, ils n'avaient même pas touchés à la télévision ! Ni à mon ordinateur ! Ni à aucun autre appareil de valeur... Comme si nos cambrioleurs fantômes recherchaient autre chose... Etienne remarqua que je frissonnai...
- A quoi penses-tu ? me demanda-t-il en enfournant un grain de maïs.
- Hum... A ces coïncidences un peu trop troublantes...
- Quelles coïncidences ?! On vient de se faire cambrioler, je ne vois aucune coïncidence là dedans ! me lança-t-il.
- Si, moi j'en vois plein... Et je trouve que depuis hier soir, il se passe trop de choses pour que cela soit naturel... Je ne t'en ai pas parlé hier parce que je pensais que cela n'avait aucun intérêt... Mais maintenant...
Je lui résumai alors les événements des dernières vingt-quatre heures, commençant par la découverte des documents, la présence du soi-disant technicien, la convocation de mon patron et l'annonce de ma suspicion dans un vol de documents.
- Attends Caro, tu ne crois pas que tu imagines un peu trop ?! Arrête donc de lire tes policiers ! Tout ça n'est qu'un pur hasard...
- Oui, peut-être... En tout cas j'espère ! Mais en attendant, demain, je dois aller porter plainte pour cambriolage et en même temps, je vais sans doute trouver une convocation pour être entendue dans une histoire de vol de papiers ! Alors quoi qu'il en soit, va falloir que je trouve un avocat... dis-je, en mettant dans l'évier mon assiette et en débarrassant la table.
Etienne venait d'allumer une cigarette tandis que je commençais la vaisselle. Il rangeait le reste de salade dans le réfrigérateur quand une lumineuse idée sembla l'envahir.
- Un avocat ? Mais je pourrai demander à Franck ! Tu te rappelles de Franck ?... Non ? s'étonna-t-il devant mon geste négatif. Franck, mais si, on l'avait rencontré chez Jules ! C'est un de mes amis de fac. Il s'est spécialisé dans les histoires financières... Je ne sais pas si ça te conviendrait, mais il pourrait peut-être t'aider...
L'idée n'était pas mauvaise. Et bien sûr que si, finalement, mon petit cerveau fatigué se rappelait de Franck, un grand brun à l'humour caustique avec qui j'avais très peu discuté lors de cette fameuse soirée chez Jules. Après tout, qu'avais-je à perdre ? Et puis si Etienne était encore en contact avec lui, autant tenter le coup...
Après avoir accepté la proposition de mon colocataire, je l'abandonnais devant la télévision pour retrouver mon ordinateur portable dans ma chambre. En l'allumant, je vérifiais l'intégrité de mes fichiers. Rien ne semblait avoir été modifié. Oui, je devenais paranoïaque, mais bon... On n'est jamais trop prudent ! Alors que je venais juste de me connecter à internet, mon logiciel de conversation instantanée me signala un nouveau message. Luc était apparemment de retour !...
Texte © Miss Alfie 2007
lundi 30 juillet 2007
I'm back 3
Oui je sais, vous n'avez pas eu le droit à la traditionnelle annonce de vadrouillage, mais si vous avez bien suivi le planning estival, vous saurez que j'en suis au numéro 5 de mes projets !
Mais comme je suis super sympa, sachez que je suis de retour ! Oui, je sais, je vous ai énormément manqué, vous en avez pleuré pendant deux jours... surtout que vous n'étiez même pas au courant !
Enfin, en attendant, 265 kilomètres entre samedi 18 heures et dimanche 23 heures.
Entre temps, trajet aller, apéro, barbecue, rire, gais lurons bien joyeux, cadeaux à déballer, réchauffage près du feu, papotage jusqu'à pas d'heure, grosse fatigue pour certaine, gros dodo pour d'autres, petit déjeuner à midi, ballade sous la bruine entre deux gouttes, repas de midi à l'heure du goûter, ménage et rangement, trajet retour, dîner chez pôpa et gros dodo final.
Voilà, un petit week-end rituel depuis 4 ans. Les cernes ont disparu, semblant de vacances pendant 24 heures avant retour à la réalité.
Ce matin ménage, cet après-midi repassage : et oui, la femme de ménage est partie en vacances !!!
dimanche 29 juillet 2007
Cafard, vertiges et vodkas glace
Je déteste les quatrièmes de couverture. C'est pourtant bien là qu'on est sencé avec une mince idée de l'histoire ? Mais pas de toute l'histoire, non ?! Voyez...
"Sur fond de chronique new-yorkaise, dans la veine de Melissa Banks, l'irrésistible confession d'une antihéroïne intelligente, drôle et archicontemporaine, résolument douée pour semer la zizanie dans sa vie et celle des autres.
Dans son minuscule nid à cafards de Manhattan, Claudia, jolie fille de bientôt trente ans, déprime. Son travai lde secrétaire et nègre de Jackie des Castellano, vieille mondaine tyrannique, auteur de best-sellers sirupeux, la mine. Ses dettes l'angoissent. Sa vie sentimentale la désole : en rupture momentanée d'amant - le dernier était un poète maudit, marié de surcroît -, elle aime secrètement William, son amie d'enfance, qui ne veut décidément rien comprendre. Heureusement, l'East Village ne manque pas de bars où noyer les vicissitudes de l'existence, et se mêler à la faune noctambule, Claudia adore ça.
Un beau jour, le chaos menace cet étquilibre précaire : William qui se dérobe devant ses avances, Jackie qui pique une crise, une gueule de bois un peu trop lancinante, le poète qui revient à la charge... Claudia enverrait bien tout au diable, et elle avec.
Mais est-elle vraiment la plus mal lotie ? Parfois, il suffit de regarder autour de soi pour s'apercevoir que tout le monde porte sa croix - et certaines sont sacrément lourdes..."
Point final. Tout est dit. Presque plus besoin de lire le livre dites donc !
Ben oui, parce que pour moi, une quatrième de couverture ne devrait que donner une piste, une envie au lecteur. Ainsi, le premier paragraphe aurait, à mon sens, bien largement résumé le livre. Parce que le boulot de Claudia, l'appartement de Claudia, la vie de Claudia, les amours de Claudia, on en parle tout au long du livre. Alors à moins d'être très stupide, pas besoin de nous raconter l'essentiel de l'intrigue non d'une cacahuète ! Surtout que maintenant que j'ai refermé la dernière page, je peux vous l'assurer : c'est presque tout le bouquin qui est raconté en quelques lignes !
Dommage. Parce que malgré son titre un peu déprimant, sa couverture noire et grise et son sujet a priori pas très drôle, c'est un peu une Bridget Jones, cette Claudia. Elle est jeune, jolie. Elle aimerait bien être écrivain mais elle se contente d'être secrétaire. Elle est amoureuse, mais il ne le sait pas. Elle habite New York, mais dans un appart miteux dont elle ne peut même plus payer le loyer.
Claudia c'est presque n'importe qui, et son histoire que nous raconte Kate Christensen, loin d'être triste ou déprimante comme je le croyais au début, n'est ni plus ni moins qu'une histoire d'aujourd'hui, avec un héritage familial dont on cherche à se dépatouiller, la trouille de finir toute seule, l'envie de se réaliser, de se trouver...
Bref, malgré la quatrième de couverture, un bon roman pour cet été, même si sorti il y a déjà un bout de temps... Mais voyez le côté positif, bande de veinards, à ce que je vous parle de "vieux" bouquins : c'est qu'ils existent généralement en édition de poche, et qu'avec un peu de chance, vous pourrez même les trouver soit à la bibliothèque soit en vente d'occasion !
Texte © Miss Alfie 2007
samedi 28 juillet 2007
Balais et Compagnie VII
Devant mes yeux, la pièce principale avait été retournée. Les livres bien rangés dans la bibliothèque gisaient sur le tapis, les coussins du canapé étaient retournés, la télé était brisée, les lampes également. Les placards de la cuisine avaient été vidés de leur contenu et seules une ou deux assiettes semblaient avoir survécues au carnage. Progressant dans l’appartement, je me rendis compte que nos deux chambres n’avaient pas échappé au saccage mais constatait que mon ordinateur n’avait pas bougé de place, et qu’aucun objet de valeur ne semblait avoir été emporté.
J’oubliai mon sandwich et préférai appeler la police ainsi que mon cher colocataire qui fut ravi d’apprendre la nouvelle. Il arriva peu de temps après les agents de la force publique qui prenaient ma déposition et constataient l’état de l’appartement.
L’horloge tournait, et il ne s’agissait pas que j’oublie mon travail. Je demandai à Etienne de se charger des dernières formalités, confirmai à l’agent de service que je passerais le lendemain matin au commissariat faire ma déposition, et parti en faisant promettre à mon colocataire d’être là à mon retour. Je me sentais de plus en plus inquiète tant d’événements incongrus avaient eu lieu en moins d’une journée. J’avais de plus en plus l’impression d’être le personnage central d’un mauvais policier ou de nager en plein cauchemar.
Les locaux dont je devais m’occuper étaient légèrement plus grands que ceux de chez Kovinsky et Associés, la Banque Flechner occupant un bâtiment entier. Pour autant, je n’avais en charge que le rez-de-chaussée et le premier étage. Le nettoyage des deux autres niveaux situés pour l’un au deuxième étage et pour l’autre au premier sous-sol était géré par la banque elle-même. Je crois que c’est au sous-sol que se trouvait la salle des coffres. Quant au deuxième étage, je ne sais ce qui y était conservé de si confidentiel. Peut-être des dossiers concernant des personnalités, tiens !
La configuration des lieux ne divergeait guère d’un endroit à l’autre. Carrelage dans le hall, moquette rase dans les bureaux ; ordinateurs à écran plat sur des plans de travail rangés ; armoires conservant les dossiers verrouillées. Je n’avais devant moi qu’une succession de bureaux rangés aux poubelles symétriquement alignées. Méthodiquement, en essayant de ne penser à rien d’autre qu’à mon chiffon, mon balai et ma serpillière, je passais du hall aux bureaux, d’une pièce à l’autre, vidant les poubelles et nettoyant les coins poussiéreux. Le temps passait mais la tâche était longue, à croire que la dite madame Nizra que je remplaçais sur le poste n’était pas venue depuis un temps certain s’occuper des lieux.
Il était presque vingt et une heures trente lorsque je sortis du bâtiment, prenant bien soin de remettre l’alarme. Le ciel était beau en ce soir de fin d’été, strié de rose et de bleu. Bientôt, les vacanciers reprendraient le chemin du travail. Bientôt, il faudrait faire des pieds et des mains pour se faufiler entre les voitures pour aller au travail. Bientôt, il faudrait augmenter le rythme de travail pour s’occuper de bureaux toujours plus sales d’un jour sur l’autre. Bientôt, il faudrait repasser devant le médecin du travail qui trouverait encore à redire des conditions de travail sans y faire quoi que ce soit.
Texte © Miss Alfie 2007
vendredi 27 juillet 2007
Baraka et nouilles
J'ai et la baraka et le cul bordé de nouilles. Voui voui voui, tout ça !
Je le sais depuis vendredi midi, mais je n'ai pas eu le temps ni le courage de l'annoncer car d'autres soucis m'ont occupé, mais mon téléphone à sonner peu avant midi et demie.
Bizarrement, je venais juste de me faire un gros coup de flip, un stress magistral, gueulante et compagnie, je n'étais qu'une merde, j'allais finir au chômage, je ne pourrai jamais m'en sortir, j'allais devoir tout revendr,e retourner vivre chez maman et faire des ménages jusqu'à la fin de mes jours sans pour autant être l'héroïne de Balais et Compagnie.
Et puis j'ai entendu mon interlocutrice s'annoncer à l'autre bout du fil invisible qui nous reliait. J'ai senti mon coeur s'emballer. J'ai retenu ma respiration et attendu. Et elle m'a dit la phrase que je n'espérais plus entendre.
1er octobre.
Un mois après la fin de mon contrat actuel. Un mois pour refaire le plein, pour m'inscrire au chômage, augmenter mes allocations logement, faire une carte de bus gratuite et pour me désinscrire de tout ensuite.
Un mois pour dire adieu aux contrats précaires et bonjour à la stabilité.
Un mois pour trouver éventuellement quelques heures pour compléter un mi-temps moins bien rémunéré que l'actuel.
Mais qu'importe.
Au moins, j'aurai la fierté de ne pas devoir solliciter trop d'aide.
Au moins, il faudra que je me lève le matin.
Au moins, je pourrai dire à "mes" patients que je suis l'assistante sociale de l'HAD...
Masochisme
Quand j'étais gamine, j'aimais voir arriver le mois de juin pour harceler mes parents jusqu'à ce qu'ils m'achètent l'un de ces cahiers de vacances avec couleurs et dessins attayants.
Quand j'étais gamine, j'aimais voir arriver les vacances pour pouvoir commencer à remplir les pages de mon cahier de vacances sous l'oeil attentif de ma mère qui était sûre que je n'allais pas chercher à plumer le coq des propriétaire du gite ou patauger les mains dans l'eau de la salade pendant ce temps là.
Quand j'étais gamine, je ne terminai jamais mon cahier de vacances et, mi-juillet, je prenais la décision irrévocable d'abandonner tout exercice dont je ne comprenais pas la consigne à la première lecture.
Et puis en arrivant au collège, puis au lycée, j'ai remisé les cahiers de vacances, fait une croix sur les exercices à la noix et laissé sorti classeurs et cahiers avec la grande résolution de les ouvrir chaque jour pour finalement les laisser prendre la poussière jusqu'à la veille de la rentrée.
Mais aujourd'hui que mes études sont terminées, alors que je n'ai pas de vacances et que je trime au boulot à m'ennuyer grandement pour un salaire de misère quand je pourrai m'ennuyer tout autant mais à temps plein tant qu'à faire, j'ai craqué sur le cahier de vacances pour adultes.
Oui, c'est la nouveauté de l'été, des exercices pour enfants et adultes, des prises de tête sur des problèmes mathématiques, des explications de tournures grammaticales, des tests de culture générale, et le tout pour moins de huit euros ! Trop bien !
Oui... Enfin si ce n'est que ce matin, débordée que j'étais par ma tâche incommensurable, j'ai décidé de le mettre dans mon sac et de l'ouvrir sur mon bureau entre deux dossiers. Côté français, pas d'inquiétude, j'ai de bons restes. En anglais, je me débrouille. Mais en mathématiques, c'est la catastrophe !... Enfin, disons que ça confirme ce que j'ai toujours dit à l'école : j'aime pas les math, et surtout pas la géométrie !!!
N'empêche que rien que pour être fière de moi, j'ai décrété que j'allais bosser ce cahier de vacances, que j'allais oubleir les exercices de géométrie mais que j'allais m'acharner sur l'algèbre et sur les problème de taille d'écran plat, rien que parce que ça me donnera un semblant de vacances !!!
Ah oui, et sinon, "JF recherche prof de maths. Faibles ressources, rémunération et moyen de rémunération à débattre".
Texte © Miss Alfie 2007
Qui est sous ma couette ?
Oui : qui est sous ma couette ? Hein ?! Magnifique question que je me pose tous les jours, mais plutôt sous la forme "qui aimerai-je avoir sous ma couette ?" étant donné qu'aux dernières nouvelles, à savoir ce matin vers onze heures, la couette annonçait qu'elle recouvrait moi et même, et accessoirement trois pauvres ours en peluche même pas assez gros pour donner l'illusion de serrer un vaillant chevalier dans mes bras.
J'ai donc, pour élucider ce crucial et épineux problème, fait l'acquisition, sur les conseils d'une amie fort éclairée, d'un ouvrage extrêmement rigoureux, intellectuel et réalisé par deux grandes littéraires : Rosine Bramly et Annick Lanoë, la première étant versée dans l'astrologie et la seconde dans le cinéma... Vous conviendrez donc qu'il s'agit là d'un livre passionnément instructif pour qui accepte de prendre au premier degré les conseils conjugaux de deux jeunes femmes psychologues à leurs heures perdues, et totalement hilarant pour qui décide de l'étudier au quatrième degré et de regarder les hommes avec un autre regard en ayant la tête sur les épaules et les pieds sur terre.
Bien évidemment, les premiers portraits m'ont laissé un peu sceptique. J'ai hésité à choisir un Bourgeois, mais je crains de bien vite me lasser des mocassins à pompom et je n'ai, hélàs, pas non plus la chance d'appartenit à l'intelligentsia française pour participer aux fameux Rallyes permettant les rencontres arrangées et fortuites entre progéniture de bonne famille.
J'ai aussi laissé tombé le Marié, le Mufle, l'Homo qui s'ignore, l'Allumeur, le Cochon ou encore la Banquise. Et oui, le chapitre s'intitulait "Coeurs sensibles, s'abstenir". J'ai donc suivi le conseil.
Le chapitre suivant m'a, je l'avoue les joues un peu rouges, légèrement regaillardie. Il est vrai que je ne rêve ni d'un Vieux Beau ni d'un Fantasmatique ou encore moins d'un Partouzeur, mais un Gynéco ou un Baba Cool peuvent avoir un côté sympa. Je ne parle pas du Beau Parleur qui, malgré ses défauts, a le mérite de dire ce qu'on veut entendre... Mais j'avoue avoir craqué sur le Chimiotactile... Mais si ! Vous savez bien : celui dont on n'est pas amoureuse, avec qui on n'imagine pas finir sa vie, mais vers qui on ne peut s'empêcher de revenir. Un histoire d'hormone parait-il !
J'en ai déduis que j'aimais les "mets épicés"... Hum hum...
N'ayant pas forcément une santé d'acier, j'ai abdiqué devant l'Inspecteur Gadget, d'autant que j'ai moi même un peut côté Inspectrice Gadget, ou encore devant le Travaillolique, Ushaïa, l'Alcoolo mondain, le Sado ou le Mec à problèmes sexuels.
En revanche, ayant quand même quelques aspects Germophobe moi-même, j'avoue que mon équivalent masculin ne m'en voudrait pas d'aimer l'ordre et aurait l'avantage de faire le ménage à ma place.
Quant à la cerise sur le gâteau... Je ne sais si je dois l'avouer... Mais bon, soyons fou, c'est Noël, ou pas loin, l'Obsédé sexuel doit avoir un côté surprenant, à condition de se l'octroyer à petites doses !
Je vais quand même éviter de vous les passer tous en détail, vu que soixante portraits sont présentés, d'autant que certains sont répugnants, détestables, ignobles et terribles. Et je vous avouerai qu'au final, celui qui serait bien sous ma couette serait un mélange du Vraiment Gentil, additionné d'un peu de Peter Pan, assaisonné au Romantique et doté d'un soupçon de Grand Passionné avec, évidemment, une dose de Chimiotactile et une pincée d'Obsédé...
Hélàs, cet homme idéal est digne du Prince Charmant de Cendrillon ou de Blanche-Neige... Ou du moins de l'idée qu'on s'en fait... Parce que qui nous dit qu'une fois marié et avec beaucoup d'enfants, il ne s'est pas non plus lui aussi transformé en Jaloux, Narcissique et Directif avant de devenir un Snob Vieux beau ?!...
Texte © Miss Alfie 2006
jeudi 26 juillet 2007
A la découverte de la race des AS - 3
Mardi soir, en rentrant du travail, après une journée des plus inintéressantes débutée par une agression verbale par une vieille dans le bus du matin - Ben quoi ? J'ai le droit de me mettre près de la porte si je descends à l'arrêt suivant... C'est tout de même pas de ma faute si je suis encombrée de mon pique-nique, le matin... -, j'ai repris le bus sens inverse pour m'en retourner dans mon petit appartement.
Lisant attentivement mon nouveau roman, je ne les remarquai pas tout de suite. C'est en cherchant mon téléphone portable qui vibrait dans mon sac à main que je vis la famille Lambda installée dans le bus
J'ai rencontré la famille Lambda pendant mon stage de deuxième année en polyvalence de secteur. Monsieur et madame Lambda sont d'origine turque, arrivés en France il y a quelques années, sans problème de titre de séjour. Monsieur Lambda travaillait dans le bâtiment jusqu'à ce que de graves problèmes de dos l'en empêchent. N'ayant pas cotisé assez longtemps, les droits de monsieur Lambda aux allocations maladie furent brefs et la famille se retrouva rapidement en difficulté.
Le couple, parent de deux petits garçons de 2 et 4 ans lorsque je les rencontrai, résidait dans un appartement avec deux chambres dans le parc public. Grâce aux allocations logement, le loyer résiduel était très faible, mais le budget restait très serré, le couple n'ayant comme ressources que les allocations familiales et quelques allocations maladie.
Ayant sollicité le service social de secteur à quelques reprises dans le cadre de demandes d'aide financière ponctuelles, l'assistante sociale du pôle accueil avait évalué qu'un suivi plus continu serait intéressant, notamment en raison des problèmes de santé de monsieur Lambda. Contact a donc été pris avec l'infirmière du centre départemental d'action sociale et avec un des assistants sociaux du pôle accompagnement.
Lorsque mon moniteur m'a proposé d'intervenir auprès de la famille Lambda, l'infirmière rencontrait monsieur pour effectuer avec lui des démarches de reconnaissance de son handicap. De notre côté, après une visite à domicile où nous avions été gavés de thé à la menthe et de pâtisseries turques, il nous était apparu que lorsque madame nous décrivait son appartement comme vide, elle n'en était pas loin.
Hormis, un vieux canapé et deux fauteuil, le salon était nu, à l'exception d'un téléviseur et de tapis sur lesquels jouaient les deux garçons. Les deux chambres à coucher étaient tout aussi désertiques. Le plus jeune des deux enfants dormait avec ses parents ou sur le matelas de son frère qui le repoussait régulièrement sur le sol en linoléum. Dans la cuisine, des caisses contenaient la vaisselle et deux chaises de fortune permettaient à la famille de manger à tour de rôle autour d'une petite table en formica.
C'était l'une des premières visites à domicile que je faisais au cours de ce stage. L'année précédente, j'en avais fait beaucoup, mais j'intervenais en zone rurale et dans un cadre tout autre. J'avais vu des intérieurs de ferme poussiéreux, des maisons au sol boueux, mais toujours en raison du travail de leurs occupants. Mais jamais je n'avais vu une famille vivre dans un tel vide.
Avec mon moniteur de stage et la famille, nous avons donc fait toutes les démarches nécessaires pour obtenir une aide financière pour l'achat de mobilier.
Ainsi - et si ma mémoire ne me fait pas défaut...!!! -, j'ai d'abord emmené madame un après-midi dans un magasin de meubles conventionné avec la caisse d'allocations familiales pour faire un devis du coût de l'ameublement. Heureuse de pouvoir choisir de quoi améliorer le quotidien de sa famille, madame arpentait les allées comme une enfant, les yeux pétillants. Le devis comprenait au final deux lits pour les enfants, deux petites armoires pour ranger leurs affaires, quatre chaises pliantes, une table pour le salon et un buffet pour la cuisine.
Le devis obtenu, je remplis un formulaire indiquant les ressources et les charges du ménage, et rédigeai un petit "rapport social" expliquant la situation en argumentant la demande d'aide financière.
Quelques semaines plus tard, madame nous appela pour nous demander de venir à domicile. Lorsque nous arrivâmes, les nouveaux meubles étaient en place et deux boîtes de pâtisseries nous attendaient. L'aide avait été attribuée et la famille était retournée chercher les meubles. Les enfants avaient désormais chacun leur lit. Le plus petit avait eu du mal à s'habituer les premières nuits, mais ne pleurait plus. Les jouets étaient rangés dans les armoires et le repas du soir se prenait en famille dans la petite cuisine.
Voilà, c'est ça aussi le boulot d'une assistante sociale, accompagner une famille choisir des meubles, faire des demandes d'aide financière, et après apprécier le bonheur d'une famille. Le plus beau des remerciements...
Texte © Miss Alfie 2007
mercredi 25 juillet 2007
Retour d'entretien...
Un appel début juillet, une information concernant une création de poste, une lettre de motivation et un CV envoyés le jour même.
Et puis un autre appel il y a deux semaines, une proposition d'entretien et un rendez-vous convenu.
Et puis l'entretien, cet après-midi, déstabilisée par la présence de deux autres postulantes en même temps que moi, postulantes accessoirement anciennes collègues de formation.
La première fois que ce genre de truc m'arrive, perte de mes moyens, oubli de plein de choses importantes à dire, vrac dans la tête, réalisation du mauvais pressentiment matinal.
Résultat d'ici la fin de la semaine prochaine.
J'ose encore y croire un peu, mais ai-je fait le poids face à mes deux anciennes collègues d'école ?
Pourtant, il faut à tout prix que je l'ai, ce poste.
Parce que sinon, ça va être la mouise monumentale.
Parce que sinon, je vais encore me remettre en question.
Parce que sinon, je vais devoir faire une croix sur mes rêves de future propriétaire.
Parce que sinon, je me maudirai d'y avoir cru à l'avance...
Texte © Miss Alfie 2007
Dès le premier soir
L'été pointant tant bien que mal le bout de son nez, les congés payées se faisant sentir, je me suis décidée à vous proposer quelques romans tout à fait adaptés à cette saison futile et reposante. J'avais déjà parlé d'Olivia Joules ou des aventures de Déborah narrées par Agnès Abécassis. Cette fois, je vous propose un romand d'Isabelle Alexis, Dès le premier soir.
Ce titre serait presque la devise de Delphine et Elise, deux trentenaires bien dans leurs baskets mais pas forcément attachée à une vie bien rangée avec mari, enfants et monospace pour partir en vacances au Touquet pendant l'été.
En effet, Delphine et Elise, c'est plutôt mecs, alcool et nuits blanches... Enfin, surtout Delphine qui n'hésite pas à échafauder pour sa copine, ayant trouvé celui qu'elle pense être l'homme de sa vie, des plans rocambolesques d'échange de fiancé le temps du dîner de présentation aux parents. Mais quand le hasard s'en mêle et que, parmi les convives, se trouvent des auditeurs de la radio que dirige le fameux fiancé longtemps recherché, les quiproquos s'enchaînent et les gaffes se multiplient.
Comédie à mi-chemin entre Bridget Jones et Sex and the city, Dès le premier soir, c'est le déballage des histoires de coeur et de cul de Delphine, les espoirs d'Elise, les amants multipliés, les potentiels fiancés et les apéros-remonte-moral pour coeur brisé par appel non reçu à l'heure prévue !
Les personnages sont peut-être un poil caricaturaux, notamment l'acteur égocentrique au nombril hypertrophié, mais tellement humains et cocasses. Les gaffes d'Elise sont celles de chacune d'entre nous. Les questions de Delphine sur ses amants et ses espoirs déçus sont masqués par sa nonchalance et rien ne peut être plus sympa que ce bouquin, une tasse de thé, quelques biscuits et un bon fauteuil !
Texte © Miss Alfie 2007






