mardi 31 mars 2009
Réminiscence
Assise dans mon plus si nouvel appartement que ça, je tiens dans ma main une tasse chaude. Dedans, un liquide ambré dans lequel je trempe mes lèvres doucement, en faisant attention de ne pas me brûler. Le liquide emplit ma bouche et coule doucement en moi. Le parfum de ce thé chatouille mes papilles et mes souvenirs. Restes d'un thé acheté il y a si longtemps maintenant, dans la petite boutique au pied de l'appartement. Un thé dont j'avais été racheté quelques grammes avant de repartir vers ma Bretagne natale lors d'un précédant déménagement. Mais un thé que j'ai du mal à boire. Trop de souvenirs qui viennent en pagaille, trop de larmes dans ce goût là, trop d'yeux brulants d'avoir été inondés après des départs ou des retours. Pourtant, cet après-midi, la fenêtre ouverte pour laisser entrer l'air printanier franc-comtois et le bruit des trains sous mes fenêtres, c'est ce thé que j'ai choisi pour cette petite pause avant de préparer mon sac à dos.
Demain, retour en Bretagne. Soirée avec des amies avant d'aller prendre une bouffée d'air iodée. Dans le sac à dos, des bouquins pour le train, une bouteille et du fromage pour le terminus, quelques fringues, rien de trop. Du moins vais-je essayer !
lundi 19 janvier 2009
Largo Winch - Le film
A la mort de son père adoptif, Nério Winch, Largo hérite de l'un des congloméra d'entreprises les plus importants au monde. Sauf que Nério avait le goût du secret et que personne ne connaît l'existence de ce fils, ni à quoi il ressemble. Usurpateur, le pseudo trafiquant de drogue originaire des Balkans ? C'est contre cette image que Largo va devoir se battre pour siéger à la place qui lui revient de droit.
Incarné par un Tomer Sisley beau comme un Dieu et fort comme Hercule, le film tiré de la bande-dessinéebande-dessinée de Van Hamme et Franck est un pur moment d'évasion, d'espionnage et de poursuite.
D'évasion, tout d'abord, puisque Jérome Salle, le réalisateur, nous entraîne de Hong-Kong aux Balkans avec des prises de vue magnifiques, des panoramas à couper le souffle et des îles en mer Adriatique où l'on rêverait de passer ses vacances.
D'espionnage et de poursuite ensuite, puisque l'on passe près de 2 heures avec Largo et ses ennemis à se demander qui est qui, qui est le méchant et qui est le gentil, qui l'emportera sur qui, qui courra le plus vite ou qui tirera le plus précisément sur la cible.
Globalement, j'ai donc bien apprécié un film au découpage chronologique parfois un peu abstrait et qui demande une attention de tous les instants pour qui veut profiter à plein de l'intrigue et comprendre le noeud de fils qui se tisse au fur et à mesure des scènes. De l'observation et de la déduction, voilà deux qualités qui aideront le spectateur à ressortir heureux de cette projection !
dimanche 4 janvier 2009
Allez le Stade Rennais !
Déménager au moment du premier de l'an, c'est commencer ou recommencer plein de choses ! Ainsi, dans mon soulier, Mister Alfie a glissé deux places pour le match de samedi dernier à Sochaux du FCSM contre le Stade rennais ! Grande première pour Miss Alfie, puisque je n'avais jamais ms les pieds dans un stade pour voir un match de foot. Oui, je sais, vous pouvez me lyncher, me maudire et ouvrir de grands yeux, mais non, je n'avais jamais vu un vrai match, avec des vrais gens qui couraient sur la pelouse derrière le ballon. Mais Mister Alfie, sachant que le dépaysement risquait d'être un peu difficile, a eu envie de me changer les idées tout en me proposant une expérience inédite : assister à un match de foot, un 4 janvier, à 21 heures, à Sochaux, dans le Doubs, en Franche-ComtéFranche-ComtéFranche-ComtéFranche-Comté, avec -5° au thermomètre de la voiture et des plaques de neige glacée sur les trottoirs !
C'est ainsi qu'après une promenade dans le centre ville de Besançon et quelques achats nécessaires, j'ai enfilé un leggings, 3 paires de chaussettes, un jean, 2 tee-shirts, 2 pulls, 1 polaire, 1 anorak, 1 bonnet, 1 écharpe et 2 paires de gants. Non, je n'exagère pas, tout ceci est véridique... Oui, j'avais toutes ces épaisseurs sur moi, et malgré tout ça, j'ai réussi à avoir froid... Et c'est avec des pieds raidis par le froid qu'il m'a fallu regagner la voiture garée pas tout près du stade à 23 heures alors que nous traversions des rues aux places vides... Tout ça parce que d'habitude, il y a 20000 personnes dans le stade Bonal et qu'hier soir, nous y étions tout au plus 4000 ! La faute au froid ? A Peugeot et au chômage technique ? Je n'en sais fichtrement rien, mais ce que je sais, c'est que les supporters rennais n'étaient pas vraiment venus en nombre !
Du coup, ben j'ai cru que mon voisin de droite, à savoir Mister Alfie, allait me scalper ou me laisser sur le bord de la route quand Rennes a ouvert le score (aussitôt fermé d'ailleurs, vu qu'on a une super bonne défense et qu'en face on avait des gars qui pensaient qu'il fallait viser le gardien de but...). J'ai aussi cru que mon voisin de gauche, un parfait inconnu venu avec son gamin, allait m'étriper parce que je n'applaudissais pas aux tentatives de Sochaux de marquer des points, mais plutôt à la performance de Rennes concernant les contres... Quant au dit gamins de mon voisin, là, par contre, c'est moi qui ait failli l'étriper à la fin du match, la faute à son drapeau qu'il a failli me coller dans la goule pendant la mi-temps et à ses questions stupides genre "Mais c'est quoi le drapeau noir et blanc papa ?"... Un gwen-ha-du... Et me dites pas que vous savez pas ce que c'est, z'avez qu'à utiliser Google !
Conclusion du match : Mister Alfie a vraiment bien fait son cadeau de Noël, puisque non seulement il m'a fait découvrir le stade de Sochaux, mais qu'en plus il m'a fait passer l'épreuve test à savoir le match à -5° que personne même les gens d'ici ne veulent faire, et en plus, c'est Rennes qui a gagné !... Bon, sur ce, je m'en vais faire une inhalation... Oui, j'ai attrapé un rhume, et alors, ça vous étonne ?!!!
mercredi 24 décembre 2008
Parait que c'est Noël !
A force de passer mon temps dans les cartons, à avoir rangé casseroles, bouquins et fringues, j'ai du mal à réaliser que Noël est déjà là... Pourtant, le froid matinal m'a fait penser qu'il ne faudra plus que je sorte les cheveux mouillés dans 10 jours, et le givre sur le pare-brise m'a fait bondir de joie à l'idée que j'allais pouvoir aller à pieds à mon futur travail ! Mais en passant à la boulangerie prendre une petite brioche pour mon petit-déjeuner, j'ai réalisé en voyant toutes ces bûches pâtissières que ce soir, je découvrirai les surprises préparées par mon cher papa.
Et oui, nous voilà déjà rendu au 24 décembre et ce soir, dans les chaumières, on fera un repas amélioré, ou on ira au cinéma. A moins que l'on ne se couche de bonne heure car demain, il faudra partir chez les grands-parents qui habitent un peu loin... Pour ma part, j'irai dîner chez mon père après avoir fait un effort vestimentaire, comme il apprécie, en emportant mon appareil photo pour immortaliser ce dîner, dernier dîner en tête à tête chez lui avant mon départ, premier dîner de Noël sans ma mère. Demain midi, je m'inviterai pour finir les restes entre les carreaux et l'aspirateur, puisque cette année, Noël rime avec déménagement. Et samedi, je remettrai ça, chez ma mère cette fois. Un Noël de fille de divorcés en somme !
Mais qu'importe, car en cette veille de Noël, j'ai une pensée émue pour ceux qui passeront leur soirée et leur journée au travail, notamment dans le monde médical, pour ceux qui passeront Noël seuls car il y en a encore, et pour ceux qui choisiront de troquer la soirée familiale au chaud contre un repas avec des personnes âgées ou des SDF...
Bon Noël à tous et que la joie et l'amour soient avec vous.
vendredi 19 décembre 2008
L'humour hospitalier
Hier soir, j'avais rassemblé une vingtaine de collègues dans un petit restaurant à proximité de Rennes pour fêter mon départ. Boissons offertes, tout le monde a été raisonnable, mais ça ne nous a pas empêché de pousser un soupir de soulagement en voyant que le propriétaire nous avait mis dans une salle à part. Enfin, moi je n'ai soupiré qu'après coup, en réalisant ce qu'aurait pu être la soirée si nous avions été au milieu de tout le monde... Parce que bon, l'humour hospitalier, c'est parfois un peu gore et un peu scato !...
C'est ainsi que je me suis retrouvée, alors que l'apéro arrivait sur la table, les yeux bandée, en train de lever les pieds, de tendre les bras, d'ouvrir la bouche, et attifée d'une blouse à usage unique, avec charlotte et sur-chaussons, pénilex sur la poitrine (!!!), poche de stomie remplie d'un contenu marron, compresse imbibée et autres bêtises ! Remarquez, au moins, j'ai fait mon effet en voulant aller aux petits coins, ayant interdiction formelle de me dévêtir avant la fin de la soirée ! Et comme mes collègues sont vraiment sympathiques, et qu'ils savent qu'il va nous falloir faire la traversée de la France en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, j'ai également eu un colis fort pratique avec protection ultra contenance pour éviter les arrêts pipi, eau gélifiée et crème enrichie pour éviter les arrêts repas, et quelques petites choses charmantes comme une ampoule de vaseline ou un suppositoire en cas de constipation !!!...
Oui, je vous l'avais bien dit, l'humour hospitalier est parfois un peu particulier, mais qu'est-ce qu'on a rigolé !!! Et puis, bon, en dehors de ces quelques conneries, j'ai aussi eu une carte cadeau d'un montant suffisamment important pour avoir une très grande envie de me rendre dans un grand magasin de déco et d'ameublement pour finir d'aménager mon petit nid lors de mon arrivée dans le froid !
Sur ce, je m'en retourne surveiller les environs de mon bureau... Oui, je ne pars réellement que dans 10 jours et je sais mes collègues tout à fait capable de continuer sur leur lancée et de me faire prendre qui un bain, qui une douche, histoire que je sois bien propre pour cette longue journée en voiture dont nous ne sortirons qu'après 7 heures de trajet !
mercredi 17 décembre 2008
Et un carton de plus, un !
Étant donné mon goût actuel prononcé pour les cartons, j'ai eu, hier soir, envie d'en faire un de plus. Mais, histoire de varier, j'ai fait celui là avec la voiture ! Non, je n'ai pas mis en carton le contenu de ma voiture et tout le bordel qui s'y trouve. Non, j'ai juste cartonné sur la route. Oh, pas grand chose, puisque votre humble serviteur est toujours en vie, cassée de nulle part et en bon état général, sauf la tête, mais ça c'est normal ! Non, juste un boum dans la voiture de devant, mauvaise maîtrise des freins et bing, un capot enfoncé pour moi et un coffre emboutie pour la nana devant moi !
Non, parce que quand même, quand vous déménagez deux semaines plus tard, que le dépot-vente a eu la bonne idée de décaler sans vous prévenir le rendez-vous pour vider des meubles du vendredi au jeudi suivant, que vous organisez un repas avec 22 collègues, que vous craignez les pires blagues d'infirmiers pour votre départ et le passage obligé sous la douche, que vous avez le sentiment que vos cartons n'avancent pas alors que vous perdez un temps fou au boulot, que votre direction a strictement refusé toute négociation pour terminer votre travail un jour plus tôt, que votre déménagement et votre emménagement se feront pendant que vous serez au boulot, supervisés par deux charmants messieurs fort disponibles, ben la voiture cassée, c'est juste ce qu'il manque !!!
Donc voilà, Boumbo ne roule plus vraiment des mécaniques et attend que l'expert passe estimer les dégâts causés par sa propriétaire qui, elle-même, s'est arrangée pour qu'une collègue l'emmène chercher une voiture de location qui lui permettra de se déplacer à peu près normalement le temps que Boumbo retrouve son état normal et soit à nouveau opérationnelle pour traverser la France le 2 janvier, dans les vapeurs du Réveillon, chargée de valises et de bordel purement féminin !
mardi 16 décembre 2008
Trier pour recommencer
Déménager rime avec trier. Verbes du premier groupe qui se conjuguent à tous les temps. Je ne compte plus désormais le nombre de déménagements que j'ai vécu depuis ma plus tendre enfance, à l'époque où je régurgitait et où je remplissait encore mes couches-culottes jusqu'à ce jour béni où je prendrai la route pour une nouvelle vie.
Et qui dit déménager pour recommencer dit vider, trier, élaguer, jeter. Parce que trop de souvenirs encombrent les placards et la mémoire, il convient parfois de s'en séparer. Même s'ils renvoient à des choses qu'on voudrait ne pas oublier. Mais voilà... Les courriers des grands-parents décédés n'apporteront rien que de la nostalgie, les lettres d'engueulades ne serviront qu'à remuer les miasmes du passé et les déclarations enflammées aux anciens petits amis ne seront qu'une barrière avec l'histoire en cours.
Alors je jette. J'ai jeté. Des pleins sacs noirs opaques mis dans la benne à ordure. Jetés les vieilles photos en multiples exemplaires, les plans de Paris déchirés d'avoir été trop usés et les cartes de restaurants qui n'existent plus. Jetées les cartes postales de vacances où l'on raconte toujours la même chose, le même beau temps et les mêmes magnifiques paysages. Jetés les lettres de trois pages à l'exception d'une ou deux, vraiment importantes, vraiment à conserver. Jeté le passé qui fait mal pour faire la place dans la boîte à souvenir aux tickets de musées d'aujourd'hui, aux cartes postales surprises et aux photos à grimace. Ne garder que le meilleur et laisser le noir s'envoler avec les rêves au petit matin.
J'ai jeté, et maintenant je peux recommencer. J'ai passé mon été à ouvrir la boîte de Pandore pour la vider de son contenu malfaisant. Aujourd'hui, je sais que quand je rouvrirai les cartons qui contiennent mes boîtes à souvenir, les quelques photos que j'ai gardé et les ours en peluche de mon enfance, il ne s'en dégagera qu'une odeur de pommes au four, de raclette et de chocolat, des bruits de rire, de chansons et de bisous, des images en Technicolor, rouges, roses et vertes.


